Patrick
← Liste des entrevuesCollège Nordique francophone — retraite de direction 2026
Ajouter un segment audio avant ou après l'existant
Téléverse un fichier qui contient une autre portion de la même rencontre. Les deux fichiers seront fusionnés et la transcription + synthèse seront refaites sur l'ensemble. Cela remplace les résultats actuels (recalcul ~1 h).
Enregistrement audio
00:00 / --:--
Speaker 0
Speaker 1
Transcription modèle large-v3-turbo · diarisée · langue fr
Texte brut
[SPEAKER_00 00:21] Recording in progress. Recording stopped. Je pense qu'on va avoir du temps pour avoir du bon plaisir ensemble, qu'on puisse avancer, bien sûr, travailler, mais avoir du bon temps. C'est un des objectifs aussi pour nos deux journées. Comment ça va, toi, de ces temps-ci? Depuis le début de l'année? [SPEAKER_01 01:38] Ça va. Le mois de juin, je pense que tu as compris, il est assez occupé au collège. Oui! Effectivement. Donc, ça va. Mais ça va long. Les derniers mois ont été corrects, très occupés, des beaux projets, stimulants. mais oui, c'est pas bien. [SPEAKER_00 01:53] Oui, parce que c'est ça, cette semaine, il y a un événement que vous vous donnez. C'est ce que je comprends. [SPEAKER_01 01:59] Oui, c'est ça. Le mois au complet est assez intense. La semaine passée, on avait nos rencontres avec les autres territoires pour notre projet de collège panterritorial. On a un sommet justement avec les autres territoires sur l'apprentissage. Après ça, tu viens pour une autre tête de direction. Après ça, j'ai un voyage à Ottawa pour le travail. Bref, dans tout le mois de juin, je pense que j'ai deux journées de congés. là-dedans j'ai inclus les fins de semaine [SPEAKER_00 02:21] ah ouais, ok est-ce que c'est vraiment différent du reste du temps Patrick? [SPEAKER_01 02:27] oui d'habitude j'ai quand même congé les fins de semaine ok, oui [SPEAKER_00 02:30] ok, minimalement les fins de semaine ok, oui oui, on va regarder ça parce que effectivement [SPEAKER_01 02:36] ça arrive que je travaille un samedi mais tu sais c'est pas à ce point là d'habitude [SPEAKER_00 02:41] ouais, parce qu'effectivement j'ai vu dans tes réponses, une petite question merci d'avoir répondu Je voyais que tu disais que ce qui t'apporte le plus de satisfaction, c'est de savoir que vous avez relevé quand même des défis importants, mais tu n'as pas juste dit ça, tu as dit « défier l'impossible ». C'est quand même… Dis-moi en plus là-dessus, qu'est-ce que c'est pour toi « défier l'impossible » ? [SPEAKER_01 03:10] Je pense que, tu sais, quand on a eu la mauvaise nouvelle à l'automne, qu'on perdait comme les deux tiers dans notre financement principal, normalement, tu sais, c'est un petit peu, pas pire en maths, ça veut dire couper le deux tiers de des activités d'habitude, tu sais. Finalement, c'est pas vraiment ça qui s'est passé. On a perdu beaucoup de personnel, à peu près la moitié de l'équipe dans la dernière année, presque la moitié. Mais au final, on a dû laisser tomber quelques projets, mais c'était relativement négligeable, dans le sens que même si on n'avait pas perdu le financement, Ça arrive quand même qu'au cours d'une année, à un moment donné, il y a des choses imprévues, puis tu dois faire des choix, puis il y a peut-être des choses que tu dis, bon, cette année, c'est moins réaliste qu'on pensait, on va le mettre de côté pour l'instant, on reviendra plus tard, parce que j'ai l'impression que ce qu'on a laissé aller, ça ne m'apparaît pas comme une année normale où il n'y aurait pas eu de couple de financement, ça n'aurait pu arriver, c'est comme ça. J'ai trouvé qu'on a réussi à faire, à maintenir la plupart de nos activités avec vraiment moins de budget ce qui est pas ouais si tu fais genre une règle de 3 dans ta tête ça devrait pas se passer mais ça s'est passé [SPEAKER_00 04:15] Hum, ok, pis qu'est-ce que ça a comme incidence sur toi par exemple comme personne [SPEAKER_01 04:21] ben c'est motivant parce que t'sais j'ai l'impression qu'on est arrivé à faire ça parce que les gens ont donné comme leur 110, 115 120% pis c'est le fun de savoir que je travaille avec des gens qui, moi, je vais tout le temps faire ça parce que je suis directeur général, puis c'est comme je vais faire ça, c'est sûr. Mais les autres, ils ne sont pas obligés, nécessairement, tu sais, comme moi, je vais faire ce qu'il faut. S'il faut que je travaille jusqu'à minuit, je vais le faire, mais ce n'est pas une attente raisonnable d'un employé salarié, tu sais, normalement, je ne peux pas m'attendre à ça puis je ne le demande pas non plus. Mais j'ai l'impression que ça s'est comme passé. Parce que sinon, si on fait le calcul, on n'arriverait pas à tout faire. Mais il y a des gens, clairement, qui se sont retroussés les manches, puis qui ont dit on va y arriver, on va trouver des nouveaux financements, puis tu sais qu'ils ont comme redoublé la cadence, puis même s'ils étaient occupés et débordés, ils ont trouvé des manières de faire fonctionner tout ça. Puis c'est pas quelque chose que j'aurais été à l'aise, comme tu peux pas aller légalement, je peux pas demander au monde de travailler du temps supplémentaire non rémunéré, tu sais. Mais c'est quand même ça qui s'est fait, je sens que j'avais besoin de demander, fait pour moi c'est vraiment nourrissant, j'ai l'impression que je suis pas dans une entreprise ou une organisation où je dois pousser tout le monde, puis tu sais, je dois les tirer, puis j'ai l'impression que tout le monde est là, tout le monde y croit. Pour moi, c'est super satisfaisant de sortir dans un environnement comme ça, où les autres aussi se sentent responsabilisés, puis les autres aussi mettent du leurre, puis quand il faut retrousser les manches, bien, ils le font plutôt que « Ah, bien, moi, il y a cinq heures, bonne chance, je m'en vais chez nous. [SPEAKER_00 05:49] » Oui, parce que tu as dit deux choses, tu as dit « Je ne peux pas légalement le demander, puis même, je n'oserais pas le demander même. » Oui, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas éthique. [SPEAKER_01 05:59] Ce n'est pas légal, mais ce n'est pas éthique non plus. [SPEAKER_00 06:01] Ce n'est pas légal, ce n'est pas éthique, ce n'est pas raisonnable. Et les gens le font. Ils le font, effectivement. Moi, j'ai le privilège de connaître ton équipe. Effectivement, je pense que c'est un peu ça. La dernière fois, j'ai eu une petite montée d'émotions. À la fin, ça m'a beaucoup touché de vous voir aller et de vous voir être autant dévoué pour ça. Je pense que tu es vraiment, je l'espère que tu le sais, que tu es chanceux d'avoir une belle équipe comme ça. Moi, je te trouve vraiment chanceux. J'aimerais ça avoir des gens comme ça. Je suis un peu jaloux, je te dirais même à certains points. Mais, tu sais, ma question que je dirais pour toi, c'est, est-ce que dans l'idéal des mondes, est-ce que c'est ça, ça serait quoi ton idéal, disons? [SPEAKER_01 06:42] Si on pouvait continuer comme ça, mais avoir les fonds aussi, ça, ça serait comme l'idéal. Mais non, je pense qu'on a une bonne équipe, je suis content du travail qu'on fait, de la solidarité qu'on a aussi, tu sais, comme, je trouve qu'on est capable de… Ça se trouve peut-être que mes collègues ne vont pas penser comme moi, mais je pense que oui. Je pense qu'on peut se dire les vraies affaires, et quand ça ne va pas, on peut s'asseoir et dire que là, je n'y arriverai pas, j'ai besoin d'aide, et il n'y a personne qui va faire… Bon, tout le monde est comme « Ok, qu'est-ce que je peux faire pour t'aider? » Surtout dans l'équipe de direction. Ce que je te dis, je pense que c'est vrai pour l'ensemble du collège, mais je pense que plus que tu t'éloignes de la direction générale, moins que c'est vrai. Je ne dis pas qu'il y a personne qui ne se prend le cul, mais c'est sûr que ce dévouement-là, Je pense que plus tu t'éloignes, tu deviens un petit... En tout cas, c'est normal, plus ton salaire est élevé, plus je pense que tu vas être prêt à faire des choses. Puis j'étais comme ça aussi au début de ma carrière, quand je faisais moins que tout le monde dans mon équipe en termes de salaire. Oui, j'aidais, mais jusqu'à un certain point. Puis à un moment donné, je suis arrivé à un point dans ma carrière où je sentais que mon salaire justifiait ce genre d'effort-là. Je pense qu'il y a ça aussi, puis c'est correct, mais il n'y a personne, j'ai l'impression, qui est comme... On en avait des boulets quand on s'est vus en septembre. On avait des employés qu'on pouvait amener, tirer. Dans un sens, d'avoir ces coupures-là, il a fallu qu'on fasse des choix. Évidemment, c'est ces gens-là qu'on a laissés aller. On n'est pas fous. Depuis ce temps-là, tout le monde est très performant. J'en parlais avec quelqu'un l'autre fois et ça nous a amenés à nous questionner. Si jamais on a des sous éventuellement pour réembaucher, il faut vraiment, vraiment, vraiment être sélectif dans la personne qu'on va laisser rentrer dans le collège, parce qu'on a fait un peu des, peut-être pas des erreurs, mais on a embauché des gens puis finalement ça s'est pas passé qu'on en avait voulu, puis on a laissé traîner, mais ça a comme un peu pourri l'équipe. Pas tant que ça, mais au moins ça a rendu les choses plus lourdes, comme j'en parlais avec tout le monde, sauf peut-être Osier, mais les autres directeurs disent toute la même chose, ils ont perdu des employés, pourtant ils sont moins stressés, ils ont plus de temps, tout va mieux. Parce qu'avant, tu avais l'école qui devait passer comme je ne sais pas. 60% de son temps a juste poussé du monde pour qu'il avance. Alors que là, elle fait juste le faire, faire ses affaires. Elle a trouvé d'autres systèmes, d'autres mécanismes. Elle a externalisé des choses avec des firmes externes. On utilise des intelligences artificielles, des nouveaux logiciels. Elle a trouvé des manières de juste moins dépendre de ces personnes-là. Puis, Natasha nous disait la même chose, elle disait, j'ai perdu une personne, on était trois, j'ai perdu une tiers, c'est le make-up à ça, mais en même temps, la personne était assez junior, je devais lui montrer pas mal de choses, je devais passer beaucoup de temps à chaque semaine avec cette personne-là pour l'accompagner, elle ne progressait pas rapidement, c'était la moins pire des personnes qui me laissaient aller, si on aurait pu garder une personne, ça aurait pas été lui, mais elle dit même à ça, elle dit juste de ne plus avoir besoin de ne pas me faire drainer comme ça à chaque semaine pour que la personne avance petit peu par petit peu, et comme c'est life-changing, comme là vraiment, j'ai du temps, oui on est débordé, mais t'sais j'avance, pis on a plus beaucoup de personnes dans l'équipe non plus qui sont nouveaux, comme avant il y avait tout le temps quelqu'un qui était nouveau, parce qu'on était en croissance pis on embauchait, fait qu'il y avait tout le temps du monde qui était comme pas trop sûr qu'il était où, ce qui se passait, pis on n'avait pas le temps de se socialiser à la culture, pis au projet, autant qu'il aurait fallu, parce qu'on était tellement dans le jus, fait que t'sais c'était pas facile pour eux, mais là tout le monde qui est là, ben tout le monde, la plupart des gens qui sont là, ça Ça fait plusieurs années qu'ils sont au collège. Ils sont super performants. S'il y en a qui partiraient, j'imagine que ça entraînerait les mêmes enjeux, mais peut-être pas la même hauteur, parce qu'ils ne sont pas une personne et qu'on a re-socialisé une nouvelle personne. C'est pas si pire. À un moment donné, c'était comme la moitié de l'équipe qui était nouvelle. Ceux qui n'étaient pas nouveaux, ça faisait un poids pas mal sur eux pour essayer d'intégrer les autres dans une petite structure en mouvance. D'une année à l'autre, tout est différent. C'est pas comme... Tu peux dire, lui, lit les manuels et les politiques. C'est comme, c'est plus que ça. Ça, c'est pas suffisant. On a tellement d'évolution que d'une année à l'autre, ça ne se ressemble même pas. [SPEAKER_00 10:41] Oui, oui, oui, oui. Donc, beaucoup de progressions positives. On se libère des boulets. Ça, c'est un gros point. Tu m'as mentionné le fait qu'il y avait des gens, tu dis que les membres de l'équipe sont prêts à donner plus, sont prêts à en prendre. Des fois, ils disent, ah, là, il y a quelque chose qui doit être fait, qui peut aider. des gens qui le prennent sur eux. La question que j'ai pour toi, c'est parce que là, je fais toujours le lien avec notre plan. Il va falloir qu'on fasse un plan pour la prochaine année. Nous, on avait prévu des choses, mais c'était quand même un certain niveau. On avait quand même essayé d'aller dans les sous-objectifs, mais j'ai comme l'impression que c'était quand même des gros morceaux. On n'est pas allé dans le détail. On les avait placés quand même dans le temps, mais je me questionne s'il y a des gens qui reçoivent des choses de plus. et qui ont déjà des choses à faire, d'après toi, comment ça se vit ça? Comment ça se passe? Et qu'est-ce qui fait qu'ils arrivent avec des choses nouvelles, qui n'étaient peut-être pas des choses, parce que si tu dis que c'est des choses nouvelles, c'est parce que ce n'était pas prévu par ces personnes-là qu'elles devaient le faire. C'est quoi le genre de contexte où les personnes doivent prendre des choses nouvelles, qui ne sont pas prévues? [SPEAKER_01 12:02] Honnêtement, il y a beaucoup de charges de travail, mais c'est des projets qui étaient quand même connus, qui étaient discutés. Donc, je n'ai pas l'impression qu'il est comme « my god, c'est quoi ça ? ». Je pense que c'est beaucoup de travail, mais c'est des choses quand même en lien avec ce que les personnes devaient faire. Il y a un petit, justement, quand on a fait des mises à pied, les gens qui se sont fait donner des tâches différentes, qui ont été comme remis à une autre place ou remis différents projets, mais ça, ça fait partie de la vie dans une organisation. [SPEAKER_00 12:37] Ouais, ouais. Ça fait partie de la vie dans une organisation. On t'a mentionné, dans les points, les difficultés rencontrées. Tu disais, il y a un manque de temps, c'est une chose, mais tu disais, c'est difficile quand les autres attendent quelque chose de notre part, mais on a des urgences à gérer. Il y a comme la façon que je l'entends quand vous m'en parlez, il y a un peu de l'urgence assez régulièrement. Est-ce que je me trompe dans comment vous fonctionnez? [SPEAKER_01 13:07] Non, c'est sûr qu'on est souvent, surtout dans les années, parce que là on a perdu la moitié des employés et on n'a pas nécessairement baissé les objectifs. C'est souvent un peu à la course pis on fait le maximum qu'on peut mais oui la cadence est délevée. Fait qu'il y a des moments où c'est un peu serré comme là on a genre un prix sur lequel on veut se positionner Rosy pis moi. Rosy était en déplacement pour le travail la semaine passée à Lyon aujourd'hui. La date limite c'est aujourd'hui à 15 heures pour soumettre le truc. C'est déjà fait mais on a pas le temps de se rencontrer encore fait qu'on va se rencontrer tantôt mais on a tout rempli le formulaire. Quitte est beau. Il faut juste qu'on le regarde ensemble mais la date limite c'est aujourd'hui. C'est pas dans deux semaines. fait que si quelqu'un m'arrive en disant « Ah, est-ce que tu pourrais me lire ce document-là et me donner du feedback? » Ben je peux, mais je ne peux pas aujourd'hui. Parce que là, j'ai un deadline à trois heures, puis c'est beaucoup de travail. Si on ne l'envoie pas, c'est du travail gaspillé, fait qu'il faut qu'on l'envoie aujourd'hui. Fait que là, il faut que je fasse ça aujourd'hui. Je peux regarder ton document demain, mais je ne pourrais pas le regarder aujourd'hui. Mais ça aussi, je pense que c'est normal. Dans tous les jobs que j'ai eus, ça m'est toujours arrivé de demander à quelqu'un quelque chose et qu'ils me disent « je ne peux pas aujourd'hui, mais d'ici la fin de la semaine, je peux le regarder ». Je pense que ça, c'est normal. [SPEAKER_00 14:18] Oui, tu as tout à fait raison. La question que je me pose, c'est qu'est-ce qui fait qu'une personne pense qu'elle peut arriver et avoir une réponse de toi immédiatement? Il y a peut-être une question d'attente. Est-ce que l'attente a réagi tout de suite? Je me demande, et ça c'est une question de vision stratégique de ta part, mais tu me dis que c'est normal, le sentiment d'urgence. J'ai l'impression, et corrige-moi si je me trompe, que pour toi, il y a quelque chose dans ça qui est aussi une force pour être en mouvement. Si je me trompe, le fait qu'il y ait de la pression, qu'il y ait de l'urgence, si toi tu avais des trucs qui sont vraiment à remettre dans trois semaines, est-ce que tu aurais le même plaisir à le faire que de le faire en sachant que pour le faire maintenant que ça arrive? [SPEAKER_01 15:03] Je connais pas un monde qui thrive sur les choses de la minute. Je dirais, moi pas nécessairement. Je vais être plus efficace si j'ai pas le choix, mais c'est pas quelque chose qui me fait nécessairement plaisir. Mais je pense à Rosie par exemple. Je pense qu'elle oui. On rit, moi et Rosie, souvent parce qu'elle s'est rendu compte un petit peu de ma tactique. Pis elle en rit. Mais je lui dis genre, Rosie, ça doit être fait cette semaine. On a pas le choix. Il faut qu'on l'envoie cette semaine. Pis c'est pas vrai. Je sais que si je ne dis pas ça, elle ne commencera pas à le faire, mais elle s'en est rendue compte et elle en rit. Maintenant, quand je dis que c'est cette semaine pour vrai, je suis comme « I don't know, it could be ». Puis là, elle est comme « Ok, je vais le faire ». Parce que là, elle est comme « Peut-être qu'effectivement, c'est après un bout de temps qu'elle s'en rende compte, mais il faut vraiment que je le dise, parce que si j'ai dit la vraie date, il y a l'espace. [SPEAKER_00 15:52] Ouais, tu vois, c'est super intéressant ça, justement, pour faire de la planification. bien peut-être que, tu sais, est-ce que c'est les mêmes fonctionnements qu'on va prendre pour tout le monde? Est-ce qu'il y en a qui ont besoin d'avoir un peu ce mode d'incitatif-là? Parce que, puis le cas de Rosie, c'est intéressant, sans vouloir rentrer trop dans le détail de ce que j'entends de d'autres personnes, mais, tu sais, les gens qui fonctionnent un peu comme ça, des fois, ils n'ont pas conscience que leur travail a peut-être un impact sur le travail des autres. Puis peut-être que les autres qui arrivent, là, à la dernière minute, sont comme, ouais, mais moi, je fonctionne comme ça, là. Pourquoi les autres, ils ne peuvent pas me faire ça overnight, là? Peut-être que du monde va dire « moi ce soir j'avais d'autres plans, peut-être que j'avais un super avec un ami, peut-être que je voulais dormir, je voulais écouter un film, tu me dis qu'il y avait une affaire qui est pour demain. » Puis là, ce qui arrive, ce que j'entends, c'est que le monde va faire passer ça en premier. Ils vont le faire au lieu peut-être d'aller à leur super avec leur ami, au lieu d'aller écouter leur film. Ils vont dire « je vais faire passer la job en premier » parce que tout le monde, c'est un trait commun je pense de votre équipe, puis j'ai l'impression un peu de toi aussi, c'est que vous faites passer le travail. C'est très important pour tout le monde. Je pense que tout le monde a cet engagement-là et il ne veut pas décevoir non plus. Décevoir le reste d'équipe, décevoir te décevoir. Je pense que tout le monde t'a en très haute estime. Je pense que c'est tous des gens qui veulent être à la hauteur des attentes. mais ce que j'entends aussi c'est que ça vient au prix de mettre des choses de côté ça peut arriver mais si ça devient quelque chose est-ce que dans 10 ans ça va encore fonctionner comme ça peut-être du bon je vais dire dans 10 ans ma vie va-tu être toujours comme ça je ne sais pas c'est peut-être un peu stressant mais ce que je trouve intéressant de ce que tu dis c'est ça il y a peut-être façon de faire en sorte de dire peut-être qu'il y a des personnes qui ont besoin qu'on te donne un buffer cette personne-là il faut que l'échéance si c'est pour ça, c'est quoi qu'on a besoin d'autre. L'autre personne, elle me dit, moi, j'ai besoin d'un buffer de, je sais pas, au moins 24 heures d'avis ou 48 heures, tu sais, pour te revenir. Ben, il faut le compter, ce buffer-là. Sinon, on va tout à arriver avec des choses où, ben, comme tu dis toi-même, ben, moi, j'ai pas le temps de relier ton document. Ou, là, tu sais, ça peut créer de la frustration chez certaines personnes. Non. Mais je trouve ça super intéressant que tu prennes ce cas-là. Je trouve que ça parle, tu sais, un peu de la situation. Qu'est-ce que tu entends? [SPEAKER_01 18:04] C'était encore pire avec Michael. Quand Michael était ici, on pouvait jamais lui dire les vraies dates. Jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais. Il fallait qu'on change les dates des documents entre moi et Michael. On va juste aller les changer dans le Word pour qu'il pense que c'est dû dans deux semaines parce que sinon ça n'arrivera pas. On va le recevoir de faire cinq minutes avant tout le temps et on est supposé les relire et les corriger. C'était vraiment le pire. [SPEAKER_00 18:29] Oui, oui, oui, écoute, puis ça adonne, comme tu sais que je le connais, bien, je l'ai connu, Michael, fait que tu sais, je sais que tu t'as le fait, de quoi tu parles? Oh my God, bref, je ne rentre pas dans les temps, mais non, je pense que vous êtes bien d'avoir fait ce move-là, puis dommage pour lui, mais assurément, d'une perspective d'organisation, c'était le choix à faire, il n'y a pas de doute là-dessus. Mais tu sais, quand je te parle de ça, qu'est-ce que t'en penses-tu? Est-ce que tu es à côté de la TRAC, tu penses-tu que ça reflète un peu la réalité que vous vivez? [SPEAKER_01 19:02] Oui, mais c'est sûr, avec une certaine réserve, dans le sens que la réalité quand même demeure qu'on a perdu la moitié de l'équipe dans une année, puis ça va prendre un certain temps à restructurer, à réapprendre à travailler avec beaucoup moins de ressources, Puis aller chercher des financements aussi. Il va y avoir une période où ça va être ça. Puis je pense que ça ne serait pas fair de donner l'impression à l'équipe que ça ne sera peut-être plus ça ou qu'on va trouver des manières. Parce que je pense qu'on est là-dedans. Puis c'est comme ça. Puis je pense que l'équipe est consciente de ça. Puis justement, donne son 70%. Il y a des personnes qui ont quitté l'équipe à différents moments parce qu'ils étaient comme « moi, ce n'est pas ça que je recherche ». On était comme « cool, va au gouvernement, ça va être mieux, effectivement ». [SPEAKER_00 19:58] Ou un entre-deux, Patrick, ou un entre-deux ? Ça existe-tu un entre-deux ? C'est-tu genre tout le temps, on est stressé, c'est l'urgence, puis l'autre alternative ? [SPEAKER_01 20:06] Non, non, ça existe, mais ce n'est pas fair, je pense, de donner l'impression que ça pourrait exister dans un court temps. Compte tenu du contexte dans lequel on est, de la fragilité de l'organisation en ce moment, je pense que ça ne serait pas fair de donner l'impression que dans un horizon de quelques mois, on pourrait arriver à quelque chose qui est significativement différent. Je pense que ça peut être une aspiration de long terme, de construction du modèle, de stabilisation des opérations, mais on est un petit start-up, puis en ayant perdu les lutteurs dans notre financement, puis étant super fragile avec des financements qui sont infirmables, il faut comme performer à un niveau supérieur si on veut gagner la confiance dans nos payeurs de fonds, puis pérenniser l'organisation. Dans ce contexte-là, je ne trouve pas que ça serait fair de donner l'impression qu'autre chose est possible à court terme. [SPEAKER_00 21:02] Quand tu dis qu'on a perdu deux tiers, c'est gros, je ne peux même pas imaginer, c'est immense. Tu dis qu'on réussit quand même à livrer. Ça, pour moi, il y a quelque chose, ça relève de l'impossible, mais tu dis qu'on le fait, pour moi, c'est quand même étonnant. Ça me frappe. Puis je me questionne, comment c'est possible de maintenir le même niveau avec deux tiers de ressources de moins? C'est quoi ton secret, Patrick? Je trouve ça intéressant. [SPEAKER_01 21:33] Si je suis 100% avec toi, on avait quand même beaucoup de financement avant. Parce qu'on a rénové le collège. Il y a des affaires que tu ne fais pas toutes les années. On essaie de garder quand même notre niveau de financement égal en se disant qu'il y en a toujours des gros projets qu'on peut faire. Ça ne peut pas être des rénovations à chaque année, mais ça pourrait être un remaniement du site web en entier ou une actualisation de l'image de marque. avoir des grands chantiers. [SPEAKER_00 21:58] Une grosse retraite de direction, de deux semaines. Oui, c'est ça. [SPEAKER_01 22:01] On s'en va au Mexique, let's go, tu sais. On a essayé de maintenir ça pour être capable d'avoir des gros chantiers comme ça, parce qu'on est quand même en construction, en développement, en visite à l'accrédité. Fait qu'il y a une partie qui est absorbée par ça, de dire, bon, ben là, on n'en fera plus de rénovation, on ne fera pas ça, on ne fera pas ça. Fait qu'il y a une partie du budget qui est avec ça. On a quand même laissé aller la moitié de l'équipe aussi. Fait que, tu sais, les salaires, c'est nos plus grosses dépenses. En faisant ça, ça finit par balancer. C'est plate à dire, mais ces personnes-là contribuaient pas beaucoup au succès du collège. Oui, ça paraît beaucoup sur papier de dire qu'on a perdu. Il y a un impact carrément parce qu'on a perdu des gens. C'est plate à dire, mais ces gens-là contribuaient comme 10% par rapport à ceux qu'on a gardés. Fait que oui, on le sent, mais en même temps, comme je disais, Erika et Natacha et Mounir disent, tu sais quoi, je suis moins stressé que l'année passée, je suis moins débordé que l'année passée, j'ai plus de temps, j'ai plus de visibilité sur ce qu'on s'en va, pourtant l'année passée, j'avais plus de ressources. mais c'était peut-être des mauvaises ressources c'était des gens qui n'avaient peut-être pas le skill set nécessaire ou la motivation ou l'engagement je pense à Valérie qui travaillait avec Erika c'était dur elle venait travailler comme deux heures en temps tous les jours, elle ne faisait rien elle était assis devant son écran, il n'y a rien qui se passait elle écoutait des badges de football, elle travaillait quand on la confrontait, elle riait tu ne peux pas aller nulle part avec ça à un moment donné c'est comme Michael dans la dernière année C'est pas fin, c'est pas intelligent, mais il y a tellement de problèmes dans sa vie personnelle qu'il était payé 37,5 heures par semaine, il devait en travailler 3. Pendant la dernière année, ça n'avait pas d'allure. Ça nous demandait tellement d'énergie pour faire des suivis, savoir où il était, savoir s'il allait travailler, si le projet allait être fait, s'il fallait le reprendre parce qu'il n'y avait pas été capable. Tout ce pesanteur-là de savoir le travail va-tu être fait, de tout le temps micro-gérer, savoir ce qui se passe, et où la personne, et où l'employé. Je pense à Steve, qu'on a mis dehors la journée qu'on a renvoyée, On l'a laissé aller à cause du budget. On travaillait en télétravail parce qu'on avait demandé aux gens d'aller en télétravail. Il y avait des travaux en même temps au collège. Tout le monde était à la maison et ça nous a permis de rencontrer les gens individualement et de revenir au travail le lendemain pour ne pas mettre tout le monde devant une petite équipe open space en plus. Erika était au bureau à cause des travaux et moi je m'étais connecté de la maison en ligne. Elle me dit « Oh my God, Steve est ici, il est venu en personne pour le truc. Non, non, non. Il est venu chercher son ordinateur à 3 heures dans l'après-midi parce qu'il était en télétravail sans ordinateur. Il savait pas qu'il allait être au bureau, fait qu'elle a vu ramasser l'ordi, mais t'sais... Pis travailler en télétravail, pis après, t'sais, on s'est questionné après, pis on se dit, shit, dans le fond, là, travailler en télétravail, une à deux journées par semaine, mais dans le fond, ces journées-là, il répondait un message TV sur son sel, mais on se doute fortement qu'il amenait pas son ordinateur à la maison. Il faisait juste répondre sur TV, mais sinon, il faisait son lavage, plus d'affaires. Dans ce contexte-là, oui, on a perdu beaucoup, mais tu sais, ça a comme fait du bien aussi, dans certains points. [SPEAKER_00 25:06] Ok, ok. Non, je comprends mieux, puis je pense que ça s'explique bien. Parce que souvent, il y a des gens qui dirait qu'on réduit les ressources, souvent on va réduire les attentes et les objectifs aussi, puis je comprends que vous avez aussi eu à jouer sur ça, mais qu'il y a une grosse part, effectivement, qui était plus un peu de l'attrition, de de dire, ben, c'est pas, de toute façon, c'est, je peux pas dire, il y avait du bois mort, là, t'sais, on avait du mort qui était là, pis ça... [SPEAKER_01 25:28] Dans un monde idéal, t'sais, quand on s'en était parlé en septembre, on les aurait laissés aller, t'sais, un par un, on les aurait remplacés par des gens qui sont plus performants pour, t'sais, comme, rehausser, mais là, malheureusement, ça, ça serait pas possible. Mais, de finalement, les laisser aller, ça aurait quand même aidé, on est plus léger, ça aurait laissé aller un boulet, mais ça aurait été optimal de les remplacer, mais là, on comprend que, malheureusement, au moins sur le court terme, on pourra pas, Ceci étant dit, on s'est vraiment mobilisés. Puis en plus de faire nos tâches de base, on est allé chercher des financements de plus. Puis si on continue à faire ça, il y a peut-être moyen qu'on puisse trouver une manière. Parce qu'on a vraiment fait beaucoup d'efforts. Puis je pense qu'on pourrait s'en sortir. Puis on pourrait peut-être réussir à embaucher une ou deux personnes de performante pour aider le problème. Mais là, si on dit « Ok, non, stop, c'est trop stressant. » Puis là, on n'y arrivera probablement pas. comme ça va demander un sprint, ça va demander un push pour avancer la patente, mais il y a moyen, je pense, qu'on puisse revenir à quelque chose de pas pire, mais le sprint n'est pas fini encore. [SPEAKER_00 26:28] Ouais, OK, OK. Déjà, je suis content que tu me dises ça, ça met un peu la table pour notre rencontre de deux jours, puis je pense que ça va être un bon moment pour faire le point sur ça, puis s'assurer qu'on avance tous ensemble, parce que c'est sûr que moi, le risque que je vois, et tu le sais plus tôt dans moi, mais le risque, c'est que tu ne veux pas perdre une de tes personnes proches, ou deux personnes, parce que ça, je pense que là, ça serait probablement encore plus problématique, c'est de trouver le juste équilibre, tu le sais bien, mais comment maintenir une saine tension, mais s'assurer que les gens restent à bord. Moi, ça va être de voir comment on peut arriver avec un plan où tout le monde s'en compte confiance, de dire « Ok, la prochaine année, go, on met les bouchées doubles, c'est Il faut qu'on travaille fort. Et ce que j'entends dans ce que tu dis, il y a une perspective et on semble avoir des solutions pour ça, d'aller chercher des fonds, peut-être venir peut-être 100 voire 50 personnes de plus, peut-être que tu dis deux personnes, ça pourrait venir peut-être alléger la charge, respirer un peu. Il y a cette perspective-là que je pense que c'est bonne d'avoir. Les gens disent « OK, là, on se laisse ensemble, on arrive à… » [SPEAKER_01 27:35] Erika travaille sur un budget en ce moment justement à comptabiliser tous les nouveaux financements qu'on a eu parce que c'est une des choses que je lui ai demandé dans la réalisation. Comme un peu l'année passée, on avait dit « bon, c'est qui qu'on voudrait laisser aller parce qu'il y a des choses qui ne marchent pas ». Là, ça serait plutôt « ok, genre, on pense que dans la prochaine année, on pourrait aller chercher montant X en salaire. Ça pourrait vouloir dire, mettons, un poste à ce niveau-là ou peut-être, je sais pas, deux postes à tel niveau, puis qu'est-ce qui est plus stratégique, qu'est-ce qui peut soutenir le mieux l'équipe, où est-ce qu'on a besoin plus d'aide, parce que tout le monde a besoin d'aide, évidemment, mais je ne pense pas qu'on va avoir assez de fonds pour aider tout le monde. Essayer de s'entendre ensemble, puis je pense qu'on est capable de le faire, de comprendre nos réalités individuelles, puis d'accepter ensemble, de dire « Ok, bien j'ai besoin d'aide », mais je pense que Natacha ou Z-Whatever en a besoin de plus, puis ça serait plus stratégique pour le collège de mettre la bonne personne à cette place-là, puis on pense que, et ça c'est quelque chose que j'aimerais discuter, qui pourrait, tu sais, lever un peu de l'attention dans la prochaine année si on réussit à avoir assez. Si on n'y arrive pas là, j'espère qu'on puisse quand même dans les prochains mois réussir à se positionner, mais ça va demander quand même un travail assez fort. Je pense que mon équipe le sait, mais peut-être que ce sera une occasion pour moi de le redire pendant la retraite. Mais on n'est pas un hôpital ici. Il n'y a personne qui va mourir si on manque un deadline. Je le dis souvent qu'on n'est pas un hôpital. J'essaie d'être flexible. Là, en fin de semaine, on avait des rencontres pour le plan territorial. J'aurais aimé avoir quelqu'un de l'équipe de direction avec moi, mais le papa de Mounir est en visite de la Guinée, donc j'étais comme « je veux même pas le voir à chez vous, impossible ». Erika, elle avait comme un récital de sa fille, puis c'était comme le vendredi, le dimanche, elle avait trois présentations, fait que j'étais comme « ciao bye, on se verra la semaine prochaine, je vais m'organiser ». Puis finalement, je suis là avec Christine, le gestionnaire de projet, puisque Rosie était en déplacement, puis Natasha était à parler là encore, mais tu sais, je n'ai pas dit à Erika « ouais, mais peut-être que tu pourrais venir, mais partir une heure avant le récital. À un moment donné, c'était comme « regarde, je vais m'organiser, c'est bien correct, on oublie ça ». Je pense que je le fais. Rosy, ça arrive de temps en temps qu'elle travaille comme malade. Elle va me dire « ok, je vais du vendredi, je peux pas venir travailler ». Pas de stress. On ne rentre même pas en congé. À un moment donné, je pense qu'il y a des trucs standardisés, il y a des processus. Mais je pense qu'il faut laisser de la place aussi, des fois à du sur-mesure. puis de dire, bien là, tu sais, Rosie, elle travaille, ça fait un mois qu'elle travaille 11 heures par jour, puis là, elle me demande si elle peut prendre un après-midi parce qu'elle est brûlée, reste chez vous, puis c'est bien correct, là, tu sais, comme, je la vois travailler, puis on s'en... Fait que je pense que... [SPEAKER_00 30:07] La flexibilité, ça, c'est un atout. [SPEAKER_01 30:09] Oui, oui, oui, quand quelqu'un est débordé, ou dit, comme, là, j'ai besoin de temps, tu sais, comme, on s'organise. Quand quelqu'un part en vacances aussi, comme ça n'a jamais arrivé bien, là, qu'on dise, non, non, non, tu ne peux pas aller en vacances, Moi, j'étais full d'enjeux, on venait de faire des coupures, puis le gars avait des vacances en France pour un événement familial, puis elle a dit « Ah, je vais peut-être l'annuler, c'est comme le mariage, c'est pas une cousine, je sais pas quoi, peut-être j'irai pas », puis j'étais comme « Non, non, non, non, t'as acheté ton billet, tu y vas, c'est pas grave, si t'es capable, je vais t'écrire sur Tim sur les urgences, mais c'est vraiment urgent, je vais t'appeler, mais sinon, tu checkes quand t'as le temps, c'est comme zéro stress, puis j'ai trouvé ça quand même bien, parce qu'on était en crise, On venait de perdre la moitié des, bien pas la moitié, mais on venait de laisser aller comme quatre personnes, c'était dans les médias, c'était vraiment une situation comme de crise, puis là j'étais en charge aux semaines, bref, j'étais comme tu y vas, tu fais tes affaires, je vais vraiment te déranger si j'ai pas le choix, puis si j'ai un change, je vais t'appeler, puis je l'ai pas appelé finalement. J'ai envoyé une courte de message team, puis j'étais comme quand t'as le temps à te répondre, puis si t'as peut prendre 24 heures, 48 heures, mais tu sais, je pense qu'on est capable de faire ça. Peut-être je me trompe, mais j'ai pas l'impression que quelqu'un aurait trop peur, peut-être Je ne sais pas, mais dans mon équipe de direction, je pense qu'il n'y a personne qui aurait peur de dire « Écoute, là, mon père est en ville ». Je ne pense pas que quelqu'un sentirait qu'il y a tellement de pression d'autotravail que tu ne peux pas prendre tes responsabilités personnelles ou professionnelles. [SPEAKER_00 31:32] Oui. Donc ça, tu me parles, mettons, des groupes, des blocs, tu disais même un après-midi, mais tu sais, mettons, des gens qui veulent prendre une pause, quelque chose de personnel. Dans le day-to-day, tantôt on parlait de la notion des urgences. Dans ce que tu as écrit, je trouvais ça intéressant, tu disais aussi, on revient sur, tu sais, c'était très difficile quand les autres attendent quelque chose de notre part, mais on a des urgences à gérer. On se sent comme si on ralentissait les autres, mais on ne peut pas faire autrement. remarquez ça, on ne peut pas faire autrement je trouve ça intéressant [SPEAKER_01 32:03] dans mon cas c'est peut-être pire aussi parce que je travaille avec les différents secteurs des différentes directions, des fois il peut y avoir des urgences en lien avec les finances ou les ressources humaines, que le côté de la formation n'est même pas vraiment au courant que ça se passe des fois il y a des choses qui sont un peu confidentielles que je ne partage pas nécessairement au même moment je pense que des fois il y a peut-être l'attente que je peux me libérer mais peut-être que j'arrive à gérer autre chose des fois je me sens un peu comme tiraillé avec les différentes réalités puis ils ont toutes des choses urgentes je peux mais comme peut-être après demain je ne sais pas si eux doivent le sentir aussi mais je pense que moi je le sens peut-être plus parce que je suis un peu garoché je vais peut-être dans des grosses conversations pour le recrutement, les communications, relations publiques on a un communiqué de presse à sortir mais en même temps, 45 minutes après je vais parler à Rosie parce que là le nouveau programme qu'on veut bâtir finalement on n'a pas la personne qu'on pensait pour développer les plans de cours, mais là, 15 minutes après, j'ai une autre rencontre, puis là, c'est que finalement, le gouvernement nous demande de fournir des choses pour l'accréditation d'un programme qu'on n'a pas. Là, je suis un petit peu garaché au travers de tout ça, puis je ne sais pas s'ils voient tout le temps toutes les choses que je dois gérer en même temps. [SPEAKER_00 33:16] Oui, oui. Tu ne sais pas s'ils voient tout le temps, d'après toi, est-ce qu'ils le voient ou ne le voient pas? [SPEAKER_01 33:24] Je ne pense pas qu'ils voient tout le temps, mais je pense que, tu sais, je vais dire je peux pas aujourd'hui mais je vais le faire après demain mais si c'est vraiment urgent aussi je pense que je suis quand même capable de le dire de dire ben là c'est parce que j'ai comme une urgence dans telle affaire sans aller dans des détails ou des fois je peux aussi ça dépend à quel point mais de dire à cause de ça je peux pas comme là si mettons je sais pas Natacha m'écrivait mettons elle disait absolument que tu revois le communiqué de presse aujourd'hui blablabla je lui dirais probablement ben je peux pas j'ai un truc à remettre avec Ozzy pis là c'était à 3h pis là ça m'a revenu en disant il faut que la communique de presse parte genre à telle heure sinon whatever ben là tu sais j'expliquais un peu pis je disais ben ok est-ce que tu peux le faire valider par une autre direction au moins en attendant ou comme tu sais on a tiré de trouver une manière de dire ok on va quand même rencontrer le deadline ou je dirais peut-être à Rosie ben là il y a une urgence avec Natacha le document est déjà fait ça aurait été bien qu'on se rende compte pour passer au travail mais je l'ai lu j'ai mis mes commentaires tu l'as lu tu as mis les commentaires est-ce que tu peux le soumettre tu sais à ma place on trouve une manière de, puis tu sais, ça n'arrive pas tous les jours quand même, il y a des situations, tu sais, je ne sais pas que tu penses qu'on est tous les jours de même en disant, je ne pourrais pas le soumettre, soumettre à ma place, ça, ça serait extrême, tu sais, habituellement, on est quand même capable de se coordonner, mais on est quand même proche des deadlines, c'est rare, mettons, comme mettons que, aussi que moi, ça serait un contraint en disant, OK, tout est beau, bon, on va l'envoyer, c'est dû dans deux semaines, mais on va l'envoyer parce qu'on est prêt, ça, c'est rare, [SPEAKER_00 34:51] Ah oui, mais mettons, merci pour l'exemple, parce que je trouve que c'est un très bon exemple, mettons le cas de Natacha, là tu dis, elle arrive avec le communiqué de presse, elle dit là il faut le réviser, probablement qu'elle est en train de travailler là-dessus depuis un petit bout de temps, elle ne veut pas dire qu'elle vient de le faire, ça fait peut-être une couple de jours qu'elle a ça sur son plan, est-ce que ça serait utile que toi, plutôt que d'attendre qu'elle ait fini de le faire, que toi tu saches, ben, mettons, lundi, il faut que je t'envoie un communiqué de presse, t'aurais-tu un moment positif? [SPEAKER_01 35:23] Je te donne un exemple de même, mais Natacha est super organisée, comme je l'ai dit, elle utilise la salle, on se rencontre toutes les semaines, et je sais sur quoi qu'elle travaille, mais mettons, là, il y a un communiqué de presse qui va partir bientôt, pis ça, c'est un bon exemple, mais c'est en collaboration avec un autre organisme, pis eux, ils sont slow. Fait que c'est pas de sa faute à elle, mais j'ai regardé le brouillon quand même, pis elle attend les retours de l'autre organisation. Fait que ça se pourrait qu'elle m'arrive en me disant, en me disant ok j'ai eu les retours de l'organisation mais shit faut qu'on l'envoie avant deux heures aujourd'hui pis y'a beaucoup de changements dans tel paragraphe faudrait que tu les valides si ça pourrait arriver pis elle m'a mis au courant genre c'est pas comme une surprise elle m'a dit j'ai fait du suivi j'ai fait du suivi j'ai pas de nouvelles là moi j'ai fait du suivi avec eux directement pis ils ont dit oui on va regarder ça dès que possible mais c'est pas une surprise on en a parlé je le sais pis c'est pas aujourd'hui y'a pas de date limite vraiment On sait qu'il faut que ça sorte du vide. Ça pourrait arriver qu'elle arrive à me dire « OK, là j'ai eu les réponses, mais il faudrait vraiment que ça parte aujourd'hui ou demain parce que là, l'événement s'en vient. [SPEAKER_? 36:21] » [SPEAKER_00 36:21] Tu sais, tu dis qu'on utilise Asana. C'est vrai qu'Asana, c'est une bonne plateforme de gestion de tâches et d'objectifs. Et ça peut aussi servir justement à avoir une visibilité de dire « OK, il y a un deadline pour telle date, pour tel objectif et telle personne a besoin de réagir à ça. [SPEAKER_? 36:40] » [SPEAKER_00 36:40] Moi, je me questionne, qu'est-ce qui fait que vous avez cet outil-là, mais que quand même, quand tu dis, j'ai l'impression que les gens attendent après moi, ou j'imagine que c'est la même chose pour tout le monde, qu'on a l'impression qu'on va ralentir les autres et qu'on ne peut pas faire autrement. J'ai l'impression qu'on essaie d'utiliser des outils, mais il y a peut-être, j'essaie de voir c'est quoi la limite de ces outils-là qui fait que cette situation-là se présente. [SPEAKER_01 37:04] Je pense qu'il y a une partie aussi que les gens qui sont pas dans l'équipe de direction peut-être se sentent pas empowerés assez ou peut-être ont pas développé les compétences mais ils ont besoin beaucoup de validation pis de guidance. Je pense à Ernesto qui a même un poste de s'élever. On dirait qu'il ne peut rien faire sans Rosie. S'il donne un rencontre, il faut que Rosie soit là, sinon il n'y a rien qui se passe. S'il veut faire quelque chose, il faut qu'il rencontre Rosie pour y parler. Dans un monde idéal, il arriverait à Rosie en disant « je l'ai faite, voici ce que j'ai faite, j'ai trois questions ou j'ai deux propositions. La A, la B, moi je pense que la B c'est la meilleure, voici pourquoi. » puis qu'elle puisse décider, parce que c'est son bras droit pour toute la formation qui est notre bread and butter, on dit qu'il n'arrive pas, il veut s'asseoir avec elle pour dire bon ben là, qu'est-ce que tu penses qu'on devrait faire, ça devrait être quoi le A, ça devrait être quoi le B, puis là après il va aller le faire, mais là tant que Rosie n'a pas le temps de se libérer pour lui parler, lui il est bloqué, puis je pense à Yachini qui est au service à clientèle, qui fait le service d'étudiants à l'accueil, elle est un peu comme ça aussi, si moi ou Mounir on ne peut pas vraiment la cadrer, on dit qu'elle ne prend pas beaucoup d'initiatives, elle le sait pas pis des fois elle a de la difficulté à évaluer ce qui est demandé d'elle à un moment donné par exemple on lui avait demandé de prendre des notes à un congrès qu'on organisait à un forum pis moi ma consigne c'était genre ce que j'ai besoin c'est la description qu'il y a déjà dans le guide comme il y avait comme un simple description pis je veux que tu s'en mette ça dans word mais tu l'as déjà pis je veux comme 4 ou 5 bullet points qui sont comme les thèmes ou les grandes choses qui sont sorties de l'atelier comme propose moi 4 ou 5 bullet points, puis je veux genre la bio de la personne qui a parlé, mais si on l'a déjà, c'est juste compliqué. Fait qu'en gros, écoute, prends des notes, puis propose moi comme un 4 ou 5, puis il y avait peut-être, je sais pas, 6 ateliers sur 2 jours, j'étais comme, mais finalement, je sais pas comment c'est possible, mais elle s'est remercie à faire 50 heures de temps supplémentaire, puis il y avait quelque chose comme 90 pages de notes, qu'on ne pourra jamais utiliser ça, ça a été direct au vidange. Puis là il était quasiment en train de pleurer, mais là j'étais comme, mais quand tu as vu que c'était plus que tu pensais, pourquoi tu n'es pas allé voir ton superviseur Mounir pour dire écoute, ça ne marche pas, puis là il était comme, oui mais Mounir n'a pas pu s'asseoir avec moi pour me dire quoi faire, puis je ne savais pas, puis là j'exagère, ça c'est des exemples extrêmes, Mais j'ai l'impression que moi, puis les directions, on est un peu sollicité dans ce sens-là que c'est rare que quelqu'un va venir en disant, j'ai une idée, voici ce qu'on devrait faire. Les directions le font, mais il y a personne qui va venir en prenant le lead en disant, j'aimerais ça qu'on fasse ça, ou j'ai trouvé, je sais que tel collège a un programme de soutien aux étudiants qui est de telle façon, on devrait faire la même chose, voici combien ça coûterait, êtes-vous d'accord? sont plus assis à attendre qu'on vienne puis qu'on dise, OK, qu'est-ce qu'on va faire pour le soutien aux étudiants? Ah, je ne sais pas, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse? Bien, il faudrait qu'on fasse ça, ça, ça. OK, c'est beau, j'en m'y mets. Il faudrait qu'il y ait plus, je trouve. Ça, ça aiderait. Ça, je pense que ça aiderait beaucoup s'il y avait cette habitude-là ou cette culture-là de dire, tu sais, gestion par le haut, de mettre des choses en place puis de mettre au courant ton superviseur, de faire valider des choses. Mais cette posture-là de juste attendre quand le monde entre toi sont débordés, comme c'est difficile pour eux de se tout arrêter pour venir te voir puis te dire bon, on va s'asseoir ensemble puis des fois il faut le faire pour certains projets mais j'ai l'impression que ça devrait pas être tout le temps puis qu'il y a comme une balance à trouver puis je pense qu'on est off, je pense pas qu'on est dessus j'aimerais, surtout dans un petit start-up dans un collège, j'aimerais voir de plus en plus des gens qui sont capables de démarrer des choses de dire ben là, je sais qu'il faut travailler là-dessus j'ai pas eu le temps de rencontrer encore Mouni ou Natacha pour en parler mais j'ai commencé à prendre des notes j'ai fait un premier gabarit comme ça ma rencontre hebdomadaire avec elle je vais lui présenter ce que j'ai fait voir si j'étais à la bonne voie puis au moins de prendre le lit puis que les choses avancent plutôt que je sais pas Natacha m'a pas encore envoyé la tâche sur Asana on en a parlé un peu mais je sais pas c'est quoi je vais juste attendre ça fait que Natacha se sent mal parce qu'elle voit la personne qui est bloquée puis qui est paralysée il faut qu'elle lâche ses urgences pour expliquer à la personne puis je pense que c'est encore pire avant Elle, elle n'avait pas un gros, gros, gros boulet, mais la personne qu'elle avait était vraiment comme ça. Elle était assis à côté de mon bureau, en plus, je le voyais par la fenêtre. Elle avait son bureau ouvert, son ordre ouvert avec le bureau d'environnement Microsoft. Il n'y avait même pas le document Word ouvert, mais il était assis et il a regardé l'écran. Il n'y avait même pas Teams ouvert, il était juste regardé l'écran vide. Là, j'étais comme « Ah, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui? » Ben là, j'ai ma rencontre avec Natacha dans une demi-heure. [SPEAKER_00 42:04] C'est très parlant ce que tu dis et je me demande, est-ce que tu sens que c'est des gens qui ont vraiment besoin, dans le cas de Natacha, vraiment besoin que Natacha soit là pour lui expliquer à cette personne-là, donner des directives ou des orientations pour que la personne après ça puisse faire le travail ou c'est une personne qui a besoin Il a besoin d'avoir confiance dans sa capacité à le faire, au-delà de se faire dire, c'est quoi les attentes, mais j'ai comme l'impression qu'il y a comme les deux, il y a l'aspect des attentes, voici ce que je m'attends de toi, qu'il faut que tu produises, puis il y a après ça, la personne, est-ce qu'elle se sent, est-ce qu'elle se sent autonome dans sa capacité à le faire, là? Il y a deux choses que je vois. Souvent, oui, de faire le point et de bien cadrer, ça fait partie de la solution. Tu me dis, la personne, quand tu es allé au congrès, j'ai dit clairement mes attentes. Pour moi, ça semblait clair. en tout cas, dans la raison que tu l'as présenté. C'est comme, moi, ce que ça me montre, c'est comme un symptôme d'une personne qui est insécure, qui veut essayer de bien faire, qui fait son 90 pages, je suis nettement au-dessus de ce que t'as demandé, mais quasiment de surfaire pour dire, à défaut, de savoir si je fais bien, puis ton autre gars, j'ai l'impression que c'est du, c'est quelqu'un qui est paralysé, qui est là, qui attend, soit qu'il a peur de mal faire ou qu'il a peur de faire quelque chose qui n'est pas ce qui est attendu, puis à défaut de, Je ne fais rien. J'attends de parler avec la personne qui va me dire quoi faire. Je trouve qu'il y a des symptômes là-dedans intéressants de ce que tu me partages. Mais d'après toi, la façon dont je t'en parle, est-ce que tu sens que c'est plus des gens qui ont besoin de se faire dire par une directrice? Est-ce que c'est une question de plus de décision qu'il attend de quelqu'un d'autorité qui dit « qu'est-ce que j'ai décidé » ou c'est plus dans le faire, là, qui ont besoin de quelqu'un qui les accompagne dans le faire. Ce n'est pas juste de dire « qu'est-ce qui a été décidé », c'est la personne qui est vraiment capable de le faire de façon autonome. [SPEAKER_01 44:01] Je pense qu'il y a eu plusieurs cas dans le passé et actuellement, ça va peut-être t'aider si je vais juste en parler brièvement, peut-être deux ou trois. je pense à Christine qui n'est plus avec nous aujourd'hui mais qui était à la base comme coordonnatrice principale pour l'enseignement et la formation puis quand on a fait la restructuration elle est devenue directrice du service de soutien pour la science qualité elle avait un parcours incroyable elle était dans l'armée, elle a travaillé pour dispatcher les camions pour les mines elle était enseignante quand même aussi elle avait tout l'aspect pédagogique elle faisait sa maîtrise en psychologie elle avait un bac en éducation puis un bac en sciences sociales. Puis elle avait travaillé au collège CDI, je pense, qui est le collège privé de carrière. Pendant la pandémie, puis elle avait toutes géré leur transition vers les cours en ligne. Pendant qu'elle était là, puis elle avait un poste de direction. En fait, ce papier était incroyable. Puis quand on l'a mis dans le poste de direction, c'était vraiment catastrophique. Elle était paralysée, elle ne savait pas quoi faire. Puis on se rendra en direction, puis on disait, bon, bien, tu es rendu où là-dedans? Puis là, il faudrait développer des politiques étudiantes. Tu es rendu où? T'as-tu besoin d'aide? Elle te disait, ah oui, je travaille là-dessus. Mais au final, ce qu'elle faisait, c'est elle arrosait les plantes, elle allait faire le ménage dans la salle de bain. Elle s'occupait, elle était tout le temps occupée, elle était tout le temps en mouvement, mais elle ne faisait jamais de travail qui était urgent, qui était dans son poste. Elle était juste pas capable. À un moment donné, on lui a dit, ben là, t'arrives à la fin de l'approbation de ton nouveau poste. T'arrives pas aux attentes, ça marche pas. On lui a dit, il y a un poste qui est disponible plus bas, est-ce que tu le veux? parce que dans ce poste-là, malheureusement, ça ne marchera pas. Puis même dans l'autre poste, elle n'était pas capable non plus. Donc finalement, à la fin, on lui a offert de juste être à l'accueil en avant puis d'accueillir les clients puis d'arroser les plantes. Là, bien, financièrement, elle n'était plus capable. C'était trop beau le soir, ça fait qu'elle est partie. Mais elle n'était juste pas capable. Elle voulait, elle voulait, mais elle avait besoin tellement. Puis même quand elle avait fait le nourriture de la direction, elle avait dit ce que moi j'ai besoin. Je lui avais demandé, elle a dit, j'aurais besoin qu'on l'engage comme un formateur à temps près. J'étais comme, ah, c'était intéressant. On est quand même un collège. Avoir un formateur, c'est pas farfelu. Parle-moi-en. Elle me dit, c'est parce que moi, je ne sais pas quoi faire. Si il y avait quelqu'un qui était là à temps plein pour m'expliquer quoi faire tous les jours, je serais correct. Puis là, on a dit, on a des politiques, on a la loi sur le poste secondaire qui nous explique qu'est-ce qu'il faut faire. Elle dit, moi, quand je la lis, je ne la comprends pas. Il faudrait que quelqu'un la lise, puis me l'explique, puis me dise, là, on était convoqués, mais ça, ce n'est pas un poste de direction. Ça ne marchera pas. Elle n'avait juste pas les capacités, même si elle avait le parcours. En tout cas, ça a du mal de se passer aussi avant, j'imagine. Mais oui, elle n'avait pas les capacités. Puis on a parlé avec Ernesto récemment, puis lui, il faut être efficace, mais dans ce qu'il aime. Quand on lui donne des choses à faire, il va prioriser les choses qu'il sait faire, puis qui est bon, puis les choses qu'il n'a jamais faites. Il ne monte jamais. Il reste tout le temps en bas de la liste, parce qu'il y a tout le temps quelque chose à s'occuper. À un moment donné, il faut y parler. Il me dit « c'est parce qu'on t'avait confié tel mandat, ça fait deux mois, il n'y a pas eu d'avancer. Qu'est-ce qui se passe? » Puis là, c'est un peu ça qu'il a dit. Il a dit « ça, je ne l'ai jamais fait avant. Je préfère me concentrer sur ce que je connais. [SPEAKER_? 47:15] » [SPEAKER_01 47:15] On a dit « OK, le mandat qu'on t'a confié, il va se faire quand? [SPEAKER_? 47:19] » [SPEAKER_01 47:19] Parce qu'il y a tout le temps des nouvelles tâches, il y a tout le temps des mêmes choses qui rentrent. qu'il réalise. Il allait au-delà des attentes dans ce qu'il aime et ce qu'il connaît, au détriment des choses qui sont quand même importantes. Moi, j'ai jamais eu de job où j'aimais tout. Il y a toujours eu des affaires dans mes jobs que j'aimais moins faire, mais tu le fais. Puis lui, on dit Et comme non, ça, j'ai jamais fait, ça m'intéresse pas. Comme quoi? C'est genre, what? Puis ça, j'aurais jamais dit ça à mon boss. Ça, ça me tente moins, je le ferais pas, tu sais. Fait que là, on travaille un peu là-dessus pour voir comment mettre ennui des conversations avec lui, puis on va souvent parler dans la retraite. Puis il est super bon, puis il est performant dans plein de choses, mais il y a des choses de son poste qu'il peut pas faire. Puis dans ce cas, je pense vraiment pas que c'est la capacité qui manque. Je pense que c'est juste comme le confort de dire, ben là, je suis habitué de faire ça, puis je le fais bien, puis j'ai fait ça dans l'autre job avant, puis je connais déjà ça. Mais là, de ce qu'il y a de me parler, ça, c'est comme nouveau, fait que j'aime mieux pas trop le toucher. À moins que Rosie s'assoie avec lui, puis le fasse avec lui, là, ça marcherait. Je pense à Natalia aussi, qui était avec nous, qui est quittée. En gros, parce qu'elle n'avait pas eu le knife, mais pas qu'il y a eu des tensions avec un collègue de travail aussi qui l'a mené à partir. puis il y avait un problème avec le leadership de Rosie aussi. Elle voulait vraiment un cadre, une personne très organisée. Elle voulait que Rosie lui dise voici tes priorités, voici ton cadre, voici les choses à faire, voici comment les faire. Rosie va jamais faire ça. C'est pas réaliste de penser que, à un moment donné, oui, elle peut s'améliorer, mais le niveau que Natalia voulait, c'était pas réaliste. Là, c'était comme, bien, Rosie est comme ça, son style de gestion, c'est ça, elle s'attend à avoir quelqu'un qui est autonome, elle avait clairement les compétences, les qualifications, mais elle voulait juste comme pas. Moi, j'étais habitué qu'on me dit quoi faire, on me dit le casse, puis je le fais bien. Mais Rosée était comme non, j'ai besoin que tu développes des choses, puis t'ailles aux rencontres pour moi, à ma place, t'es mon bras droit, tu me rapportes l'information, que tu prennes des décisions, que je puisse valider. Puis là, un athlète était comme, je pense que ça ne va pas marcher, parce que moi, je veux que tu prennes des décisions pour moi, puis tu me dises quoi faire, Je vais le faire bien, je vais le faire mieux que n'importe qui pourrait le faire, mais il va falloir que tu me dises les étapes, le cadre, les objectifs. Sinon, on était comme c'est plate, mais on n'est probablement pas la bonne organisation pour toi. Il faudrait probablement que tu aies… Personnellement, j'avais demandé une lettre de référence pour un poste à McGill, puis j'ai dit ça, ça va être bon pour toi. 45 000 étudiants, une université qui date de 1800 quelque chose, full structurée, pas beaucoup d'innovation, pas beaucoup de flexibilité, mais grosso modo, comme à l'Université d'Ottawa, j'ai travaillé là, je suis retourné il y a pas longtemps, comme 15 ans plus tard, et rien n'a changé. J'étais allé voir mon équipe, je me suis dit « mais qu'est-ce que vous faites, c'est quoi vous travaillez, c'est la même affaire, même même affaire, c'est les mêmes évènements, tout est pareil, rien n'a changé, c'est les mêmes employés, tout est pareil, tout est pareil, tout est cadré, chaque personne fait un petit bout, pis ça, j'étais comme là, tu vas triper. Je ne disais pas méchamment. J'étais juste comme ça, tu vas triper. [SPEAKER_00 50:32] Oui, parce qu'il y a un corps. Moi, je ne trouvais pas. J'entends ce que tu dis, Patrick, en même temps. Je me permets de challenger là-dessus. Je me dis, est-ce que c'est une attente déraisonnable d'une personne de dire, il y a une direction. Pas de direction, c'est le PODC, le bénéfice organisé de dirigeux contrôlés. Je pense que les employés peuvent avoir une attente raisonnable de dire, il y a une direction qui doit donner une direction. Il doit dire, voici ce que j'ai besoin. peut-être pas dans le détail, c'est peut-être ça, peut-être la personne, elle voulait aller trop dans le détail, mais tu sais, d'avoir un certain cadre, ou peut-être à tout de moins d'avoir des moments, tu sais, pour s'orienter ensemble. Tu sais, là, nous, on se fait notre retraite de direction, je ne sais pas si les équipes à l'interne, tu sais, ont-tu des moments avec leur direction de dire, ben, tu sais, on s'oriente, puis voici c'est quoi qui est attendu pour, je ne sais pas, les trois prochains mois, tu sais. [SPEAKER_01 51:17] C'est un bon point, honnêtement, puis j'ai déjà eu des conversations un peu comme ça avec mon équipe, Ma ligne de conduite, elle est flexible. Je ne suis pas fortement arrêté dessus. Je vais juste te dire ce que j'ai fait jusqu'à présent. Ce que j'ai fait à présent, c'est que je leur ai donné cette flexibilité-là de dire «Moi, je vais vous dire comment je veux qu'on travaille ensemble. Je veux qu'on fasse une refaire de direction par année. On se rencontre toutes les semaines. J'ai une rencontre hebdomadaire aussi avec mes directions. [SPEAKER_00 51:47] » [SPEAKER_01 51:47] Des fois, on la skip parce que des fois, ils vont me dire on a deux heures les lundis tous ensemble ils vont me dire on a parlé de mes sujets lundi tout ça c'est beau parfait mais s'il y a quelque chose que c'est plus touchy ou c'est vraiment on va le refaire dans l'autre moi j'ai mon système mais je leur ai toujours dit votre système dans votre équipe vous avez des postes de direction vous avez de l'expérience vous connaissez vos équipes plus que moi je ne vais pas vous imposer de dire tu dois rencontrer ton équipe individuellement comme ça je ne me suis jamais mis là-dedans je me suis toujours dit je ne voudrais pas faire mes courses gérées, si j'étais cadre ou directeur de département, je ne dirais pas qu'on vienne m'imposer des structures, mais je ne me suis jamais non plus vraiment informé tant que ça pour valider, je voulais juste faire confiance en disant, moi je vous impose un, bien impose, je suggère fortement un cadre pour notre travail ensemble dans notre équipe, mais vous avez vos propres équipes et vous avez vos propres manières de travailler, tu sais, puis je vous fais confiance pour les adapter selon les besoins de vos équipes, selon vos choses, fait que je sais que Natacha puis Marinou par exemple sont juste deux dans l'équipe. Ils se rencontrent souvent. Peut-être pas tous les jours, mais ils font des points régulièrement. Puis ça semble bien marcher pour eux. Des fois, c'est pas long. C'est juste qu'on peut se connaître. Natacha, en plus, c'est à Toronto. C'est à distance. Souvent, je vais regarder l'écran et je vois la face de Natacha. Je sais qu'elle se parle régulièrement. C'est des petits points. C'est pas comme rencontre d'une heure puis c'est plus comme ok je vais commencer telle tâche je suis pas trop sûr on peut-tu s'en parler dix minutes. Ils se connectent puis tu sais ils font ça puis ils passent à autre chose. Mais j'ai jamais demandé vraiment c'était ce qu'elle faisait mais j'en déduis à voir un peu en observant que c'est ça qui se passe. Je sais que Rosie font des rencontres de développement pédagogique pour l'équipe enseignante. C'est pas toutes les semaines mais c'est quelques fois par session sur des sujets spécifiques puis je sais pas si elle rencontre Ernesto à des moments fixes mais Ernesto elle lui a délégué la gestion des enseignants fait que lui il s'occupe de ça puis je suis pas sûr non plus qu'est-ce qu'il fait. Erika je pense qu'elle est rencontrée une fois par semaine c'est gestionnaire de projet puis Mounir puis Yakshili je pense qu'ils se rencontre aux deux semaines, mais Mounir va quand même aller souvent, parce qu'il y a des Yakshinites à l'accueil. Souvent, je vais voir Mounir qui va aller voir Yakshinite pour parler de certaines choses. Fait qu'ils ont des moments aussi, des touch points, assez régulièrement. Mais bref, j'ai jamais imposé, puis j'ai jamais demandé non plus ce qu'il faisait. J'ai toujours dit, je vous laisse gérer votre équipe comme le mieux fonctionne, arrangez-vous avec votre équipe. Fait que peut-être qu'il y a des choses à faire, j'avoue que je ne voudrais pas imposer nécessairement, mais peut-être ça va donner l'appel d'échanger les meilleures pratiques, puis de voir ce que chacun fait. [SPEAKER_00 54:35] C'est ça, tu dis d'avoir les meilleures pratiques, tu dis je ne veux pas imposer, en même temps, depuis le DG, sans imposer, tu peux avoir une erreur, tu peux dire, moi je ne te dis pas si tout était parfait, ben oui, mais là, ce que j'entends, c'est que les endroits s'accrochent, puis là, des fois, le réflexe, c'est de dire, est-ce que c'est la personne qui a le problème, là, je me questionne, je ne sais pas, là, Je ne suis pas dans vos souliers, mais tu sais, je me questionne, est-ce que c'est l'individu? Peut-être qu'avec d'autres individus, ça marche bien. Tu te dis, OK, il n'y a pas de problème. Je me dis, est-ce qu'il y a des choses qui pourraient être ajustées sans tout changer? Mais tu sais, un petit tweaké pour dire, il y a peut-être des affaires, est-ce que ça demande justement d'avoir un peu plus de touchpoint? Je ne sais pas, mais comme tu dis, visiblement, il y a des gens avec qui ça semble bien fonctionner, leur façon de fonctionner. Est-ce que c'est la même qui peut être applicable partout? Peut-être pas. Mais en tout cas, tu sais, j'entends ça, puis l'autre chose que j'ai entendu, c'est, tu sais, tu dis, j'ai des employés qui ont, tu sais, qu'on leur dit les attentes, puis c'est plus en leur organisation du travail. Ils ont l'air un peu, à ne pas être en mesure de se dire, OK, voici comment je m'organise, puis je travaille, tu sais, puis ça, ce que ça me dit, puis là, ben, tu sais, je comprends, vous êtes dans un contexte de ressources limitées, puis je ne me cherche pas à me fatiguer plus qu'autrement, mais, tu sais, j'ai l'impression que certaines de ces personnes-là, qui pourraient bénéficier, tu sais, moi, je fais du coaching plus de direction, et des directions, mais même pour des employés, je trouve ça peut être pertinent, parce qu'il y en a des fois juste d'avoir quelqu'un avec qui il peut avoir des discussions de comment j'organise ma pensée et mon plan, comment je m'organise, sans avoir à aller au-dessus de toi et à fatiguer ton superviseur. En tout cas, je lance ça dans l'univers, on peut en reparler, mais je trouve que ça peut avoir la peine des fois d'avoir quelques petits touch points et ça peut même financièrement être un bon investissement pour éviter qu'après ça, il n'y ait plus le temps à fatiguer le monde en haut, si c'est juste une question de s'organiser, peut-être d'organiser leur travail [SPEAKER_01 56:22] On n'a pas de l'argent, mais Erika et moi, les deux, on est formés comme coach sur les forces Gallup. Je n'ai pas trop le temps de faire ça, mais Erika fait du coaching avec les employés, elle leur demande. Ça arrive aussi qu'elle va les voir en disant « Je pense que ça serait bénéfique. Est-ce que tu aurais-tu une heure dans les deux prochaines semaines à consacrer à ça? » Je trouve que c'est une approche intéressante et c'est vraiment basé sur les forces. Tout le monde a des forces. Tout le monde peut faire des tâches, mais en les faisant leurs forces à eux. De sa sorte de dire « Où est-ce que ça bloque. Puis là, en regardant votre portiel de force, en disant, OK, bien, avec les forces que t'as, comment est-ce que tu penses que tu pourrais réussir à être plus efficace dans cette tâche-là? Parce que t'essaies peut-être de la faire de la manière, on va dire, standard, mais qui n'est pas en cohérence avec les forces que t'as. Ça fait que ça devient comme difficile. Mais si on pensait autrement ou qu'on réorganisait les choses ou qu'on le faisait dans un ordre différent, ça peut aider. Ça, elle le fait. Je pense que ça l'aide, mais après, on peut pas non plus, on peut difficilement forcer les gens, tu sais, si les gens sont corrects, tu sais. Les solutions-là sont ouvertes, comme quand même, là. Mais avant, tu sais, Valérie, puis ça donnait rien, là, tu sais, comme de faire ça, là. Mais ceux qu'on a, honnêtement, je pense que tout le monde veut réussir, puis tu sais, le pire en ce moment, pour une part dans la retraite, c'est probablement Ernesto, qui est quand même vraiment pas si pire que ça, puis qui veut que ça aille mieux, puis qui a rencontré le cas, puis tu sais comme, je dirais qu'il n'y a rien de catastrophique en ce moment, comparé à avant, mais c'est sûr que la charge de travail est quand même significative. [SPEAKER_00 57:58] C'est ça, après ça c'est de voir, est-ce que ça améliore, peut-être il faut pouvoir le mesurer, par rapport à ce qu'on fait. Rapidement, est-ce qu'on arrive à l'heure, et je ne veux pas te retenir trop longtemps, Patrick, mais c'est super intéressant tout ce qu'on dit, pour les deux jours, si tu avais une chose avec laquelle tu veux pouvoir repartir de ces deux journées-là, que tu veux t'assurer qu'on fasse un incontournable, ce serait quoi pour toi? [SPEAKER_01 58:24] Comme je t'ai dit, j'aimerais qu'on regarde le budget que les gars vont préparer pour voir ensemble, se concerter. Si on a un petit peu de l'autre dans son salaire, quel scénario serait le plus bénéfique pour tout le monde et qu'on ait un genre de consensus. Je pourrais prendre la décision, mais en fait, je ne me sens même pas apte à la prendre parce Parce que je veux vraiment comprendre c'est quoi l'incidence, c'est quoi les impacts sur chacune des personnes. Puis dans un monde idéal, j'aimerais mieux ne pas avoir besoin de trancher, j'aimerais mieux que ça puisse émerger naturellement. On soit tous d'accord de dire bon ben on pense qu'avec les fonds qu'on a, on va prioriser ça pour cette année. Puis on pense que ça va aider tout le monde. Puis tout le monde a besoin d'aide, mais on est d'accord que cette situation-là, ça c'est des prioritaires. Ça fait que ça, j'aimerais vraiment ça faire ça. Sinon, je pense juste que c'est intéressant de se rencontrer une fois par année, de prendre le temps, de garder nos liens, de rester solidaires, de parler ensemble. C'est un moment d'arrêt. Juste le fait qu'il se passe, pour moi, c'est bénéfique. Ça fait plusieurs années qu'on le fait, puis je pense qu'on est arrivé à un point où ça va. On avait une équipe différente avant, puis il y a eu une restructuration que tu connais. C'était plus compliqué. On avait des personnes au sein de l'équipe de direction qui n'étaient jamais d'accord. Mais là, ça va, on est sur la même page, juste que ça reste comme ça. Je trouve que ces moments-là sont importants pour entretenir ça. [SPEAKER_00 59:50] C'est sûr que là, on avait quatre jours la dernière fois, là on a deux jours. Je comprends que vous avez la culture, on fait la même chose avec moins de temps, c'est moins évident avec comment ça fonctionne. [SPEAKER_01 60:02] Il y a moins à faire, je pense, parce que la dernière fois, on n'avait pas vraiment de nouvelles de notre financement, il y avait plein d'uncertainty, on était commenté d'essayer de faire un plan sans information, on savait pas trop comment se garrocher, qu'est-ce qu'on allait faire, il y en avait plein d'employés problèmes qu'on voulait laisser aller, alors que là, je pense qu'on pense pas à renvoyer personne, il y a peut-être une personne qui est un peu plus faible ou deux dans l'équipe, mais on n'est vraiment pas à parler de les laisser aller, on pense peut-être même à embaucher une personne, mais c'est pas catastrophiquement différents. Ce n'est pas comme doubler l'équipe. Le plan, il est comme fait. On a un plan de trois ans. On va peut-être laisser aller certaines choses qu'on ne pense pas pouvoir faire en année deux, mais on n'est pas autant brainstorming que la dernière fois. On avait un plan aussi, mais on n'avait pas trop de paramètres. On s'était vague. On rêvait. On s'imaginait avec les post-it. Qu'est-ce qu'on pourrait faire? Alors que là, je pense que beaucoup de ces questions-là ont été répondues parce qu'on a de budget, on sait qu'est-ce qui est possible, on sait où on peut aller, où est-ce qu'on doit arrêter. Je pense que ça, ça va prendre beaucoup moins de temps qu'à cause que là, on a de l'information. [SPEAKER_00 61:10] Effectivement, parce que moi, je ne m'enligne pas à faire comme on avait fait avec le grand mur et tout ça, parce qu'effectivement, on n'aura pas le temps de passer post-it par post-it. La dernière fois, les gens expliquaient, puis là, vous aviez des discussions entre vous autres, puis moi, je suis comme « OK ». Mais là, effectivement, je pense que tu as tout à fait raison. Il va peut-être y avoir des moments où on va chacun peut-être un peu vers la fin la dernière année, ce qu'on avait fait, le monde avait détaillé un peu leurs sections. Il va peut-être avoir des moments où chacun va faire des trucs, mettre en commun, mais effectivement, on va essayer de cruncher ça pour que ça rentre dans le temps, tout en ayant effectivement du plaisir en faisant ça, des petits moments parce que là, je pense qu'Érica me disait qu'on faisait ça, c'est toujours le cas, qu'on fait ça à l'extérieur. [SPEAKER_01 61:49] La première journée, c'est le vendredi, va être à l'extérieur, puis après on va revenir au collège parce que ça va être fermé, pour diminuer les coûts Tu amèneras ton maillot de bain, c'est à la piscine la première journée. [SPEAKER_00 61:59] Ça va être à la piscine la première journée? [SPEAKER_01 62:02] Oui. [SPEAKER_00 62:03] Ok. [SPEAKER_01 62:04] Mais si tu veux, amener ton maillot de bain. Mais c'est quoi de retard? [SPEAKER_00 62:07] Est-ce que c'est qu'on baille dans la piscine? Ou qu'on fasse des activités autour de la piscine? C'est quoi? [SPEAKER_01 62:13] La piscine a des salles qu'elle eue pour toutes sortes de choses. Ça fait qu'on a loué une salle. Mais ceci étant dit, par exemple, si on prenait une pause au lunch, on pourrait aller se baigner si on voulait pendant la pause. la pause. Libère-toi à donner ton maillot si tu le désires. Mais non, il n'y a pas d'attente qu'on fasse des jeux de team-building dans la piscine. La piscine est à côté et elle est disponible. [SPEAKER_00 62:34] Oui, parfait. C'est bon à savoir. Je pense que ça va être bien effectivement qu'on puisse être dans deux setups différents. Puis la deuxième journée, justement, on va être beaucoup plus dans là où on travaille, les gens portent un ordi. Imagine, on va avoir un projecteur. Si on est au collège, on peut faire une salle avec un projecteur. [SPEAKER_01 62:50] Oui, on va avoir un écran intelligent, puis ça va être dans les espaces du collège aussi pour se mettre dedans, mais il n'y aura pas personne. On ne sera pas dérangé par les étudiants, par les employés, ça va être tout vide, mais on va être bon. [SPEAKER_00 63:03] Cool, cool, super. Ok, ben écoute Patrick, est-ce qu'il y a une autre chose à rajouter parce qu'on a déjà débordé un peu? Je prends un coup de ton temps. All right, écoute, j'ai bien hâte de te revoir. Au revoir du Pétre. Allez, bonne semaine.
Synthèse narrative générée le 2026-06-04 13:42
## Themes principaux abordes
Patrick a spontanément abordé plusieurs sujets pendant l'entrevue, notamment la satisfaction qu'il ressent à travailler avec son équipe, le fait que les membres de l'équipe sont prêts à donner plus et à prendre des initiatives, ainsi que la nécessité d'avoir un plan pour la prochaine année. Il a également mentionné le manque de temps et la difficulté à gérer les attentes des autres tout en ayant des urgences à gérer.
Patrick a utilisé plusieurs expressions pour décrire son équipe, notamment "défier l'impossible" et "avoir du bon plaisir ensemble". Il a également souligné l'importance de la solidarité et de la collaboration au sein de l'équipe.
## Defis mentionnes
Les défis mentionnés par Patrick incluent le manque de temps, les attentes des autres qui peuvent être difficiles à gérer, ainsi que la nécessité d'avoir un plan pour la prochaine année. Il a également mentionné le fait qu'il y a eu des difficultés à gérer les changements et les ajustements au sein de l'équipe.
Patrick a également abordé le sujet du leadership et de la direction, soulignant que les membres de l'équipe ont besoin d'avoir un certain niveau de liberté pour prendre des décisions et agir de manière autonome. Il a également mentionné le fait qu'il y a eu des tensions avec certains membres de l'équipe en raison de leurs attentes et de leurs besoins différents.
## Attentes par rapport a l'organisation et au travail
Patrick a exprimé ses attentes concernant la façon dont l'organisation fonctionne, notamment la nécessité d'avoir un plan pour la prochaine année et la nécessité de gérer les attentes des autres tout en ayant des urgences à gérer. Il a également souligné l'importance de la collaboration et de la solidarité au sein de l'équipe.
Patrick a également exprimé ses attentes concernant son propre travail, notamment la nécessité d'avoir un certain niveau de liberté pour prendre des décisions et agir de manière autonome. Il a également mentionné le fait qu'il y a eu des difficultés à gérer les changements et les ajustements au sein de l'équipe.
## Attentes specifiques par rapport a la retraite de direction a venir
Patrick a exprimé ses attentes concernant la retraite de direction, notamment la nécessité d'avoir un plan pour la prochaine année et la nécessité de gérer les attentes des autres tout en ayant des urgences à gérer. Il a également souligné l'importance de la collaboration et de la solidarité au sein de l'équipe.
Patrick a également mentionné le fait qu'il y a eu des difficultés à gérer les changements et les ajustements au sein de l'équipe, et il a exprimé son espoir que la retraite de direction pourra aider à résoudre ces problèmes. Il a également mentionné la nécessité d'avoir un certain niveau de liberté pour prendre des décisions et agir de manière autonome.
Enfin, Patrick a exprimé son espoir que la retraite de direction pourra être une occasion pour l'équipe de se réunir et de discuter ensemble, tout en ayant du plaisir et en faisant des activités ensemble.