Mounir
← Liste des entrevuesCollège Nordique francophone — retraite de direction 2026
Ajouter un segment audio avant ou après l'existant
Téléverse un fichier qui contient une autre portion de la même rencontre. Les deux fichiers seront fusionnés et la transcription + synthèse seront refaites sur l'ensemble. Cela remplace les résultats actuels (recalcul ~1 h).
Enregistrement audio
00:00 / --:--
Speaker 0
Speaker 1
Transcription modèle large-v3-turbo · diarisée · langue fr
Texte brut
[SPEAKER_01 00:29] Salut Mounir, ça va bien? Oui, oui, oui. Je suis content de te retrouver. [SPEAKER_00 00:37] Moi aussi. [SPEAKER_01 00:39] Finalement. Tu es toujours à Montréal? Comment? [SPEAKER_00 00:42] Tu es toujours à Montréal? [SPEAKER_01 00:44] Oui, oui, oui, oui. Il fait très bien. L'été commence à arriver. On avait un peu peur dans les derniers jours parce qu'on était encore avec un... Je pense que c'est du vent qui vient du nord. il faisait encore très froid jusqu'à il y a quelques jours je ne sais pas comment c'est à Yellowknife [SPEAKER_00 01:02] je pense qu'il y a deux jours il faisait très froid ça s'en vient [SPEAKER_01 01:11] oui et on va se voir bientôt cette semaine en fait écoute moi j'arrive jeudi jeudi soir donc c'est très aller-retour, je vais être là vendredi samedi et ensuite je file Donc cette fois-ci, on a un peu moins de temps. La dernière fois, on avait au moins quatre jours avec Joyce. J'ai compris qu'on était un peu plus serrés cette année. Donc, bon, on va essayer d'avoir du plaisir quand même. Oui, bien écoute, j'ai pris le temps de regarder un peu ce que tu m'as répondu en différentes questions et je voulais prendre le temps aujourd'hui, bon, déjà qu'on regarde un peu ça ensemble et un peu t'entendre sur tes attentes aussi pour les deux journées qu'on va passer ensemble pour être sûr que tout le monde trouve son compte dans ce petit moment-là qui va être très court. Donc, on va essayer d'en faire le maximum avec le peu de temps qu'on va avoir. Mais peut-être pour commencer, Mounir, peut-être me dire justement par rapport à depuis la dernière fois qu'on s'est vus. Donc, on a fait un plan la dernière fois. Et là, j'ai vu dans ce que tu as écrit, tu disais, bon, il y a des choses que tu es satisfait, content d'avoir fait. entre autres, félicitations, la fameuse demande d'acquisitation, que je me rappelle, c'était quelque chose dont on avait parlé la dernière fois, et ça, ça a fonctionné finalement, vous avez déposé le dossier, puis ça s'est rentré dans les délais et tout, c'est une grosse réalisation quand même, ça. [SPEAKER_00 02:40] Oui, parce que d'habitude, ça prend beaucoup plus de temps pour remettre la documentation, mais cette fois-ci, c'est arrivé un peu plus vite. Et puis, ça s'est fait, je ne sais pas, peut-être en deux mois, à peu près. Ah oui, hein. Le jour où on commence, même s'ils vont reprendre, je sais, tardivement, mais au moins, on a déposé en avance. [SPEAKER_01 02:58] Voilà, voilà. Ça, c'est bien. Écoute, félicitations pour ça. Puis, tu disais aussi, le programme en EDI, c'est quelque chose qui était vraiment une source de fierté pour toi. Quoi d'autre tu dirais? Si on peut dire cette année, qu'est-ce que tu peux dire qui est vraiment, qui peut être considéré comme étant des éléments distinctifs? Je suis fier de cette année, de ce qu'on a pu faire de positif au collège. [SPEAKER_00 03:24] Il y a beaucoup de choses, mais ce qui me vient rapidement en tête, là, je ne sais pas lorsqu'on avait eu une autre rencontre, si on avait déjà le nouveau système d'inspection, mais je pense que ça faisait partie d'une des lignes en haut, là, mettre à jour le système d'inspection, je pense qu'on l'avait. Mais là, on a réussi quand même à l'adopter, c'est un nouveau système. Donc, la première session, on a eu, bon, quelques étudiants m'éconnu, notamment parce qu'il fallait comprendre comment le système fonctionnait, mais je suis très content parce que moi j'ai eu de beaux recours des étudiants de la session dernière qui disaient ok là j'arrive à comprendre le système, on a travaillé, on a mis beaucoup d'efforts sur un plan qui détaille un peu comment on utilise le portail, les étudiants qui ont accès, donc il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour stabiliser les opérations on va dire d'inscription, donc ça c'est parfait, tout le monde comprend le système, donc c'est une grande fierté à ce niveau là. A part ça, Je parlais de l'EDI, c'est comme tout un plan, mais lorsqu'on regardait aussi ton plan, on a réussi à faire la totalité de tout ce qui a été prévu en l'EDI, on va dire. Il y avait la communauté, on l'a lancé il y a un mois, c'est quand même une grosse partie qui a été faite. Donc c'est un ensemble de structures, un ensemble de tâches qui ont été réalisées et de projets réellement, mais je suis particulièrement fier de ces deux-là. [SPEAKER_01 04:45] Ah, et que tu as fait aussi avec d'autres membres de l'équipe, j'imagine, et il y a eu des impacts aussi, je voyais dans les difficultés rencontrées, il y a eu des changements au cours des derniers mois. Je m'en parlais un peu de ça. [SPEAKER_00 05:02] C'est sûr que quand on s'est rencontrés en septembre, on a placé beaucoup en inspirant à avoir le même financement, mais ça n'a pas été le cas, donc on a dû revoir le plan à la baisse parce qu'il y a eu une réduction au niveau financière. Mais cependant, il y avait des projets qui ont dû être annulés, malgré qu'on avait avancé un peu là-dessus. C'est de ça que je parlais. On a mis ces dossiers en pause, malgré tous les efforts qui ont été fournis. Mais les membres, surtout les gestionnaires de projets ont beaucoup apporté durant cette année qui est beaucoup plus difficile, notamment parce que moi j'ai perdu une personne qui travaille avec moi à cause de ces coupures-là. Donc j'ai dû prendre une nouvelle personne, la former au niveau du système d'inscription, comment ça fonctionne, les règles, etc. Mais là, elle commence à apprendre à avouer de ces propositions. [SPEAKER_01 05:55] Parce que tu dis, ça a demandé de réduire les attentes. Et là, de ce que j'entends, parce que je parle avec d'autres de tes collègues aussi, effectivement, ça a pu baisser. En même temps, il y a des choses, de ce que j'entends, qui semblent qu'on a maintenu un certain air d'aller, malgré la réduction du financement et donc de ressources humaines aussi. Toi, comment t'as vécu ça, cette période-là? J'imagine que ce n'est pas évident. [SPEAKER_00 06:32] Non, ce n'était pas évident, mais je sais que tu faisais partie des conversations, parce qu'on voulait déjà, on pensait revoir un peu l'équipe à ce moment-là, parce qu'il y avait des personnes qui n'étaient pas très performantes à ce moment-là. Donc, la réduction, le fait de recevoir un plus petit financement a été, on va dire, une explication de pouvoir changer cette personne-là. Donc, on va dire que de ce côté-là, j'étais plus soulagé émotionnellement de devoir mettre quelqu'un à la porte. Pour dire, ok, c'est parce que tu n'es pas compétent qu'on te met à la porte après que cette personne ait passé trois ans. On va dire que, certes, ça a eu un impact sur la continuité des opérations, certes. Mais d'un autre côté, j'étais plus rassuré parce que là, je contrôlais beaucoup plus ce que je faisais, j'étais beaucoup plus à l'aise et c'est moi, j'avais beaucoup plus la main sur mes dossiers que d'avoir un avenir, on va dire à certains, qu'on ne puisse pas imaginer. Donc oui, c'était difficile au début, mais lorsqu'on prend le bon côté, honnêtement, ça s'est bien passé. Moi, je pense que j'ai réussi à bâtir une bonne équipe avec une personne qui est beaucoup plus réactive et beaucoup plus autonome. Et malgré la coupure, on a quand même réussi à faire de belles choses. Quand j'y pense, je regarde un peu en arrière, moi je suis fier de ce qu'on a apporté. [SPEAKER_01 07:49] Hum hum, oui. Donc, tu dis, effectivement, peut-être avec moins de ressources, mais avec des ressources qui sont peut-être plus adéquates. Parce que je comprends qu'ils répondent un peu plus aux besoins. Oui, la façon de travailler aussi, pour que ça puisse être efficace. Il y avait la situation aussi avec Rosy, il y avait quelque chose aussi avec ça, est-ce qu'il y a quelque chose qui, comment ça s'est développé dans les derniers mois, est-ce qu'il y a eu de l'avancement sur ça? Il y avait comme ce, ce que j'avais compris, un besoin un peu plus d'arrimage, de collaboration, de rapprochement. [SPEAKER_00 08:21] Oui, c'est vrai qu'en ce moment, il y avait des tâches qui n'étaient pas très claires à qui ça devenait des projets, mais depuis lors, je pense qu'on a revu, quand l'équipe, certaines personnes ont été mises à pied à cause du financement, ça a permis de clarifier parce qu'il y avait beaucoup moins de projets. Donc, ça a permis aussi de clarifier le rôle de chacun parce que certaines personnes auraient pris naturellement certains projets. Et de ce côté-là, je pense qu'actuellement, c'est beaucoup plus clair qui fait quoi et comment. Donc, c'est la réduction qui a fait que maintenant, c'est beaucoup plus clair parce qu'on a moins de projets peut-être, mais également aussi, on a dû revoir un peu la structure. [SPEAKER_01 09:02] OK. Oui. Parce que tu disais dans la question des attentes pour la prochaine année, J'aimerais que la direction de l'expérience étudiante de l'assurance qualité soit davantage centrée sur les besoins des étudiants. Quand tu dis davantage centrée, c'est que tu trouves que présentement, elle ne l'est pas autant qu'elle devrait l'être. Qu'est-ce qui fait qu'elle ne l'est pas autant présentement? [SPEAKER_00 09:29] Parce que, on va dire quand la coupure a eu lieu, je pense qu'il est en octobre, parce qu'on est en avant septembre. En octobre et décembre, c'est une nouvelle personne qui a pris le poste, donc il fallait tout le voir à zéro. Et donc, on a eu moins de temps pour mettre les choses en place comme je le voulais, notamment, et surtout parce que le financement était également aussi réduit, donc ça donnait moins de possibilités parce qu'avant, on avait plus de possibilités. Maintenant, quand je dis davantage, c'est parce que là, j'ai une vision beaucoup plus claire de ce que je vais réaliser l'année prochaine parce que je sais déjà que le financement, c'est sur trois ans, il nous reste deux ans et je sais qu'on a moins de financement. Donc, je sais qu'il y a moins de ressources et je sais qu'est-ce que je peux faire avec ces ressources, même si elles sont limitées, mais au moins, c'est beaucoup plus clair à l'avenir avec une personne qui travaille avec moi et qui exécute également aussi le projet pour être plus autonome. [SPEAKER_01 10:20] Et comment tu arrives à faire justement en sorte que cette personne-là soit plus autonome et arrive à répondre aux attentes? Est-ce qu'il y a des choses que vous faites différemment? Est-ce que c'est vraiment la personne, le fait qu'elle est une autre personne, ou il y a un peu dans la façon de faire les choses qui ont changé depuis? [SPEAKER_00 10:39] C'est d'abord la personne. Honnêtement, c'est d'abord la personne. Elle était déjà là. Donc, c'était une personne beaucoup plus ouverte pour le poste. Donc, elle incarnait réellement le poste. On en a d'habitude de le dire. Elle est beaucoup plus souriante. Donc, du côté service à la clientèle, je n'avais plus à m'inquiéter parce que je sais que les clients étaient bien servis, les suivis étaient effectués. Donc, ce n'est pas vraiment la manière de manéter qui a changé. C'est beaucoup plus la personne en elle-même qui facilite les choses. Maintenant, de notre côté, qu'est-ce qu'on fait pour qu'elle soit beaucoup plus autonome? On lui confie les choses et on laisse la personne décider. C'est ce que j'ai changé cette fois-ci dans ma manière de faire au lieu d'être beaucoup plus entre parents et enfants. C'est beaucoup plus important. Oui, c'est clair parce que lorsqu'on a une personne dans notre équipe qui ne fait pas bien son travail, C'est nous qui est en question de l'éducation, c'est toujours nous qu'on va se retourner, donc je me prends beaucoup plus léger, c'est clair, parce que je sais que mes collègues confient quelque chose à la personne avec qui je travaille, c'est fait, ou au moins elle me tient informé, donc au moins, ne serait-ce que ça, c'est beaucoup plus fluide. [SPEAKER_01 12:09] Oui. OK. Puis quand tu dis que, bon, tu aimerais que cette direction soit plus centrée sur le besoin étudiant, tu dis que ça pourrait inclure le renforcement de l'accompagnement étudiant, le développement d'activités favorisant l'engagement et le sentiment d'appartenance. Ça, tu dis, ça pourrait inclure ça. Moi, quand j'entends ça pourrait inclure, ça ne dit pas ça va inclure. Donc, ça pourrait, un conditionnel, qu'est-ce qui ferait en sorte que ça se fasse réellement ça? Parce que quand tu dis ça pourrait, c'est comme si on pourrait le faire, mais ça ne semble pas très sûr que ça va arriver. [SPEAKER_00 12:50] C'est ma volonté parce que quand on évolue dans une structure beaucoup plus petite qui n'a pas de financement de base, on va dire, souvent on a des projets qui arrivent, qu'on veut faire, mais qui sont en temps mis de côté parce qu'il y a un tout nouveau projet qui permet de faire vivre le collège. Donc, on laisse ce qu'on a prévu pour faire ce qui est d'actualité, parce que c'est certes, il y a un financement, mais on vit aussi des projets ponctuels. Je prends un exemple. Lorsqu'on a un projet, par exemple, de développement des services aux étudiants, mais qu'il y a le projet Explore, par exemple, qui est un projet, je pense que tu connais, où il y a des étudiants de partout au Canada qui viennent ici, donc on laisse tout ce qu'on avait prévu de développer un peu de côté, parce que c'est ça l'actualité du jour. C'est qu'il faut faire avancer ce projet-là. On a été financé. Le financement, c'est pour peut-être 4 ou 6 mois. Il faut tout dépenser et il faut surtout se focaliser sur ce projet-là. Donc, on a certes prévu des choses, mais ces projets-là peuvent être mis de côté par rapport au projet actuel. Donc, ce qui fait, on met ça au conditionnel parce que, certes, on peut le voir, mais il peut y avoir des comptes. [SPEAKER_01 14:06] Et ça pour toi, est-ce que c'est une situation, comment tu te sens par rapport à ça, une situation comme ça, parce que j'entends dans ça, il y a une part d'incertitude, il y a des choses qu'on prévoit qui vont arriver, ça va peut-être changer en cours de route, toi comment tu vis ça? [SPEAKER_00 14:24] Moi, honnêtement, je le prends du bon côté. Moi, j'aime quand on me challenge. Donc, je n'ai pas cette difficulté à mettre au projet quelque chose qui était prévu parce que c'est ça que c'est nécessaire, mais ce n'est pas par rapport à la survie du collège. un exemple par exemple, si on dit on peut mettre en place un projet de tutorat par exemple pour les étudiants ça c'est un service qu'on souhaite offrir donc c'est l'idéal qu'on aimerait offrir mais si en temps, ce qui permet de payer les salaires, c'est un nouveau projet je n'ai aucun problème à focaliser sur ce nouveau projet là, tranquille me permet de me challenger moi-même et qui rentre dans le cadre de mon poste également donc moi, je ne le vois pas de mauvais oeil, certes, l'idéal aurait été d'avoir une vision beaucoup plus claire sur le long terme, mais je fais avec. [SPEAKER_01 15:18] Tu fais avec. L'idéal serait d'avoir une vision sur le long terme. [SPEAKER_00 15:25] Oui. [SPEAKER_01 15:26] Qu'est-ce qui nous sépare de cet idéal-là? [SPEAKER_00 15:33] Qu'est-ce qui nous sépare de cet idéal? Moi, je regarde un peu la différence avec les groupes, c'est que les groupes, Ils savent, chaque département a un financement de base, donc moi je sais que je suis au niveau des services des études, donc je parle avec d'autres collègues, ils ont un financement, ils savent que dans mon équipe il y a 10 personnes, ces 10 personnes ont un salaire et nous avons tel ou tel service qu'on pourrait développer. Donc, ça, c'est parce qu'ils ont un financement de base. Donc, ce qui nous sépare de cet idéal-là, c'est d'avoir une structure de base sur le long terme. Donc, tant qu'on n'a pas cette structure de base, bon, qui est indépendante aussi du collège, parce qu'on n'est pas financé à hauteur des autres collèges, donc, ça ne permet pas de se projeter sur le long terme. On fait toujours avec des projets concrets. [SPEAKER_01 16:16] Oui, oui, oui, oui. Puis, je veux dire, moi, j'arrive, je vois une partie de votre réalité. Je comprends qu'idéalement, on aimerait ça avoir un financement de base. Je comprends que ce n'est peut-être pas toujours faisable. Et le dossier que tu as déposé, est-ce qu'il y avait quelque chose qui allait un peu dans ce sens-là, d'avoir cette forme d'accréditation, de reconnaissance-là? Est-ce que ça peut conduire à ça? J'essaie de voir, est-ce qu'il y a une volonté ou un souhait, est-ce qu'éventuellement, il y ait une plus grande prévisibilité ou est-ce qu'on s'attend à continuer comme ça pendant plusieurs années encore? [SPEAKER_00 16:53] Jusqu'en 2028, ça sera pour ça. Parce qu'on a fait le plan 25-28. Celui que j'ai déposé, en fait, c'est beaucoup plus lié aux politiques gouvernementales. Ce n'est pas par rapport à la volonté du collège. Parce que nous, nous sommes un collège privé. Donc, l'accréditation, c'est pour des collèges privés. Et de ce fait, on nous accrédite pour chaque deux ans. Donc, chaque deux ans, il faut renouveler l'accréditation. Donc, on est à mode survie. Donc, il faut faire des choses qui nous permettent de pouvoir renouveler l'accréditation, par exemple. Pas pour pouvoir avancer. Donc, si l'accréditation, elle est définitive, tant que tu respectes, même si chaque 5 ans, tu déposes, par exemple, des documents en ESSEC qui te permettent de dire, ok, tu respectes les règles gouvernementales, mais nous, nous sommes toujours en mode, ok, on doit faire des choses pour pouvoir renouveler l'accréditation. Donc, elle ne va rien changer pour le moment à notre situation, surtout financière, Parce que, étant un collège privé, on bénéficie de fonds ponctuels, on va dire. Alors que le collège, par exemple, Anglophone, qui est le collège d'Aurora, eux, ils ont un financement de base. Je ne sais pas que je prononce le mot financement de base par rapport à eux. Par exemple, ils ont presque 40 millions de dollars par an. Donc, eux, ils peuvent se focaliser à autre chose. C'est-à-dire qu'ils ont au moins les ressources nécessaires pour développer les programmes, les services aux étudiants. Maintenant, s'il y a d'autres projets connexes, ils peuvent les prendre. Mais au moins, les ressources nécessaires à leur survie existent déjà, alors que ce n'est pas l'autre. [SPEAKER_01 18:23] Oui, oui, oui, oui, oui. OK. Et donc, tu mentionnais tantôt, il y a des choses qu'on prévoit. Là, après ça, il y a des choses qui vont se rajouter ou qu'on attendait des réponses. Et on obtient des réponses. Et là, ça devient notre priorité. Donc là, le focus devient sur autre chose. Pourquoi je m'intéresse beaucoup à ça? Si tu comprends le lien avec le défi qu'on va avoir à faire un plan d'action avec ça. Parce que là, c'est qu'on a des choses qui sont des cibles mouvantes. Et ce que j'ai entendu de d'autres personnes, et je voulais voir avec toi aussi, c'est que le plan qu'on avait fait aussi l'année dernière parlait beaucoup de développement, de qu'est-ce qui se développe. a parlé peu de qu'est-ce qu'on doit faire au jour le jour pour, c'est quoi notre opération courante, c'est pas juste du développement, je comprends que on fonctionne par projet, mais en même temps il y a une forme de service qu'on doit assurer de base qui prend du temps et qui n'était peut-être pas tant pris en compte dans le plan qu'on a fait, mais du moins c'est ce que j'entendais de d'autres, je ne sais pas pour toi. quand moi je te dis ça comment tu réagis à ça qu'est-ce que ça te dit [SPEAKER_00 19:31] je pense que c'est une réalité qu'est-ce qu'on ne fait pas si on ne se concentre pas sur ce qu'on fait du jour au jour je pense que ça dépend beaucoup plus des choses incertaines on planifie, on voit le développement mais de façon plus concrète on ne sait pas ce qu'il faut faire parce qu'il faut être dans le feu de l'action pour le savoir Les dernières années, je pense que, par exemple, c'est forcément en février-mars qu'on a su qu'est-ce qu'il faut aller réellement faire parce que c'est là que le financement est arrivé. Donc certes, c'est dommage de ne pas savoir qu'est-ce qu'il faut faire quotidiennement. Certes, il y a de petites actions qu'on fait quotidiennement, mais ça dépend beaucoup des projets. Honnêtement, ça dépend des projets ponctuels. Sans projet ponctuel, certes, le financement qu'on a, ça permettait des salaires. Il y a l'école de l'âme qui est beaucoup plus stable. Honnêtement, ça, je peux dire que je sais ce qu'il faut faire moi, chaque année, à toute session, parce qu'il faut ouvrir les institutions, etc. Mais à part ça, le reste, tout est en développement pour moi. Il n'y a rien de fédigé dans le sol. [SPEAKER_01 20:38] OK. Parce que, mettons, dans l'expérience étudiante, les gens qui… Je ne connais pas le détail, mais tu sais, des personnes qui ont des besoins, qui se tournent vers le collège, qui ont des questions, qui ont des… Quelle proportion, tu dirais, de ton temps et du temps de ton équipe est passée sur des actions qui, peu importe les priorités, il faut faire, dans tous les cas, que vous devez faire. Et par-dessus, ça ajoute, il y a des projets qui arrivent selon les financements. J'ai comme l'impression que vous avez quelque chose qui doit, peut-être que vous financez à travers les projets, mais qui est quand même une prestation de service, si on veut, de base, qui doit être garantie. sur cette base-là, toi, t'évalues qu'est-ce que ça représente comme proportion de ton temps. [SPEAKER_00 21:22] Si on rentre à l'opérationnel, honnêtement, je dirais que ça représente 70%. Je n'ai que 30% de mon temps pour consacrer au développement, on va dire, de service, à pensée, au futur par exemple, et aux besoins des étudiants. 70% du temps, c'est des choses du quotidien, on va dire, on s'en occupe. [SPEAKER_01 21:45] Autrement, par exemple, [SPEAKER_00 21:46] L'exemple, c'est que c'est l'accueil. Avant l'accueil, c'était uniquement géré par la personne qui travaillait avec moi, donc qui était au service aux étudiants et qui s'occupait de l'accueil. Donc, il n'a pas du temps, par exemple, pour se consacrer aux personnes étudiantes, par exemple, voir ce qui ne va pas faire le suivi nécessaire. Donc, on laissait ça de côté, honnêtement. Puis, à un moment donné, en y réfléchissant, on a trouvé un moyen de diviser le temps de l'accueil entre les membres de l'équipe. Ça fonctionne, mais ce n'est pas comme je voudrais. Donc, c'est quand j'ai conjugué ça au conditionnel « pour » et c'est notamment pour ça. C'est-à-dire que moi, mon but initial, c'était d'avoir un service client parfait avec une possibilité que les clients évoluent le service, bien évidemment. Mais ce n'est pas possible de mettre, par exemple, des standards de service sur place dans la mesure où je ne suis pas responsable de toutes les personnes qui sont à l'accueil. Ces personnes-là dépendent d'autres directions. Et elles ne sont pas là aussi dans le cadre de leur poste initiale. Elles sont là parce qu'on les a obligés, mais souvent les gens le font contre leur gré. Parce qu'ils n'ont pas le choix, certainement. Parce que je le vois, c'est leur vigace. Ce sont des tractations quotidiennes. Ah non, ce n'est pas mon tour. Je ne fais pas plus de deux heures, etc. Donc, c'est beaucoup plus difficile de manager ça au quotidien. Donc, je passe mon temps à manager ça au quotidien. chaque matin, on regarde est-ce qu'il y a une personne à l'accueil c'est un exemple, est-ce qu'il y a une personne à l'accueil si elle n'est pas là, je suis obligé de me déplacer pour aller en passer parce qu'il faut une personne à l'accueil [SPEAKER_01 23:20] ce que tu viens de dire là Mounir, je trouve ça très très intéressant tu dis on arrive le matin peut-être qu'il y a une personne, peut-être pas s'il n'y a pas une personne, il faut trouver une solution comment comment expliquer ça qu'est-ce qui fait ça d'après toi Parce que moi, de l'extérieur, puis moi, c'est sûr, tu vas dire, le gars, il parle de travers son chapeau, moi, je ne suis pas dans votre réalité, mais moi, j'entends ça de l'extérieur, je me dis, ça doit être un poids pour mounir, pour toi, ça doit être un poids à tous les jours, à te dire, est-ce que je peux garantir la qualité de service, sachant que tu viens de dire, moi, je veux un service proche de la perfection, tu sais, c'est ton attente, tu mets la barre à ce niveau-là, Et je te crois tout à fait, il faut te connaître un peu quand même. Je pense que c'est quelqu'un qui a cette volonté de donner une qualité, une grande qualité, et d'être pris dans une situation où tu n'es pas sûr de pouvoir l'offrir, cette qualité-là. Ce que je comprends, ça dépend à tous les jours. D'après toi, qu'est-ce qui explique ça? Qu'est-ce qui fait que vous avez ce genre d'enjeu-là? Vous n'êtes pas en mesure de dire, moi, je suis sûr que pour les deux prochains mois, mes matins, j'ai quelqu'un, c'est booké, c'est réglé, je ne vais pas y penser. Qu'est-ce qui fait ça? [SPEAKER_00 24:41] Je pense que c'est l'organisation de l'équipe. Il n'y a jamais eu une personne qui a été dédiée pour ce processus, par exemple. Il y a un manque de responsabilisation. Ça a toujours été dédié à une personne et à une autre. Donc, ça n'a jamais été la responsabilité d'une personne. Moi, je l'ai pris parce que l'imputation, c'est moi. Lorsqu'un client, c'est un satisfait, on devient toujours vers moi. Lorsqu'il y a une personne qui manque à l'accueil, c'est toujours vers moi. Donc, c'est devenu de facto, de manière officieuse, ma responsabilité, même si ça n'a pas été déterminé ainsi. Parce que ça rentre en compte, c'est toujours les étudiants qui viennent à l'accueil. Donc, le facto, c'est la responsabilité de vous n'est, même si ça n'a pas été défini. Donc, moi, je porte cette responsabilité à cause de l'imputation. C'est-à-dire que lorsque quelque chose ne va pas, c'est toujours moi. Donc moi, par exemple, quand je me réveille le matin, la première chose que je fais, c'est de me bosser dedans, c'est regarder le calendrier ou Teams. Si jamais quelqu'un n'est pas absent, ouf, quelqu'un est absent, ok, ça change tous les plans. Tu dois aller au-delà. [SPEAKER_01 25:44] Wow. Wow. [SPEAKER_00 25:45] Donc, même les membres de l'équipe qui sont là ne sont pas contents d'être. Moi, je vais le dire clairement, là... [SPEAKER_01 25:52] Mais, excuse-moi, quand tu dis ça, les membres de l'équipe qui sont là ne sont pas contents. Il semble y avoir une espèce de rotation. C'est quoi? C'est parce que chacun y voit un tour de rôle ou comment? Il n'y a pas de gens qui sont affectés à ça, que c'est ça leur travail, c'est ça? [SPEAKER_00 26:07] Exactement. Donc, il n'y a pas une personne qui est responsable de l'accueil. Normalement, dans les autres collègues, il y a une personne qui est responsable de l'accueil, du tout. Mais là, il n'y a pas une personne responsable de l'accueil. C'est que c'est des membres de chaque équipe. Je vous donne un exemple, c'est des gestionnaires de projet. C'est moi-même, en tant que directeur, qui m'a soit à l'accueil, peut-être par semaine, 10 heures par semaine. Donc, pendant que je travaille, pas moi. Parce que chaque fois-ci, ce n'est pas le téléphone qui sonne, je réponds au collier, je peux interagir avec les autres personnes. Donc, on ne voit pas ce côté-là. Donc, malgré ça, il faut quand même livrer les colliers. Et c'est aussi des gestionnaires de projets, comme je l'ai dit. C'est Patrick, des fois, qui remplace pendant une heure. En tout cas, c'est toute l'équipe qui se donne un peu. C'est une manière de travailler ensemble, mais je trouve que ce n'est pas lié, honnêtement, parce que je n'ai pas la main sur ces personnes-là, ce n'est pas des personnes qui relèvent directement de moi, donc je ne peux pas les imputer, par exemple, une mauvaise qualité du service, parce que souvent ils décrochent le téléphone, mais ce n'est pas comme j'aimerais qu'ils décrochent, ils ne respectent pas le nombre de services, mais si je ne peux pas m'occuper seul de l'accueil, non plus la personne avec laquelle je travaille, parce que ça lui fait beaucoup plus de travail, Ce qui fait que si elle se concentre uniquement à l'accueil, elle ne fait pas du service positif. Elle fait uniquement du service positif. L'idéal comme solution, si on se compte, c'est d'avoir une personne qui est spécialement dédiée à l'accueil, qui est là, qui sait que ce sont de travail, qui doit respecter des normes. C'est ça l'idéal. Mais cette solution a été énumérée, mais on a toujours dit qu'il n'y a pas de financement. [SPEAKER_01 27:36] Oui. Parce que je me rappelle qu'il y avait une histoire la dernière fois. Je ne sais pas si c'est parce que vous aviez quelqu'un que c'était ça son rôle. En tout cas, il y avait quelqu'un qui avait un problème avec ça, qu'elle devait être à l'accueil. mais là, finalement, il n'était jamais à l'accueil. Il y avait quelque chose autour de ça qui ne faisait pas beaucoup de sens à l'époque. Ce que je comprends, c'est que la solution, c'est de dire, bien là, on n'a pas de personne, donc on va tous un peu faire, on va se le partager un peu. [SPEAKER_00 27:59] On se le partage, c'est ça. Donc, à chaque fois que tu appelles au collège, ce sera une personne différente qui va toujours pas. [SPEAKER_01 28:05] OK. Bien, puis j'entends dans ce que tu dis, sans vouloir te mettre dans ta bouche, mais tu sais, j'entends un souci par rapport à la qualité, parce qu'effectivement, il y a une uniformité de l'expérience qui ne peut pas être garantie. C'est tout le temps quelqu'un différent. Et ici, ce que je comprends, c'est que les gens, même au niveau du niveau de qualité, n'ont pas nécessairement la même soit conception de ce que c'est la qualité, ou tout simplement pas les informations, ou n'ont pas la même façon de faire d'une à l'autre. [SPEAKER_00 28:34] Oui. En fait, le souci, c'est que la récolte que moi je mets, elle ne se met pas sur cette rigueur-là, parce que le base, ça ne fait pas Moi, tu peux les comprendre parce que si j'ai été embaucher en tant que gestionnaire de projet, je n'ai pas été embauché pour rester à l'accueil, certes, on dit qu'il faut contribuer à l'histoire de l'organisation, mais si de base ça ne fait pas partie de mon poste, je ne me sens pas obligé de faire des épaules supplémentaires. [SPEAKER_01 29:01] Oui, oui, OK. Et là, tantôt, tu disais, il y a un chiffre important que tu as mentionné. Tu as dit 70 % de mon temps. Je le pense sur la gestion courante des choses. Donc, il me reste un 30 % de mon temps que je peux faire sur le développement. Donc, à toute fin de pratique, c'est à peu près une dizaine, douzaine d'heures par semaine qu'on peut mettre sur d'autres choses que ce qui t'occupe. Puis là, j'imagine là-dedans, ça comprenait, tu dis une dizaine d'heures que je peux passer à l'accueil ou effectivement, si tu es pris au téléphone, les gens se présentent, tu ne peux pas travailler tranquillement à être reposé sur un projet. quoi. Mais est-ce que ça ressemble effectivement à ça, à peu près l'équivalent quoi, peut-être comme en heures, peut-être à peu près un deux jours par semaine que tu pourrais mettre sur du développement et un trois jours qui est sur livré, je comprends c'est pas organisé par journée là, mais je veux dire l'équivalent à peu près de ça. [SPEAKER_00 30:00] Quand j'ai dit même 70, parce que quand je me sens et puis en réfléchissant, je me dis à quel moment que j'ai eu pour réfléchir à des projets futurs, à qu'est-ce qu'il faut développer, c'est très peu, durant l'année. Tout ce que j'ai eu à développer, par exemple, c'est des projets qui existaient dans le plan d'affaires, comme la communauté de pratiques, certes, on a réfléchi un peu dessus, mais de façon quotidienne, la communauté de pratiques, je ne réfléchis pas à comment on va la développer, mais c'est surtout à comment organiser des réunions avec les membres, etc. [SPEAKER_01 30:30] Et toi, comment tu vis ça, le fait, puis je te rassure, je ne sais pas si ça va te rassurer, mais ce que tu dis, je l'entends d'autres personnes aussi, c'est pour ça que je fais mes petites rencontres individuelles, c'est que vous entendre individuellement, c'est une situation qui est vécue par d'autres aussi, le sentiment de, je suis pris par la gestion quotidienne, et la pression me demande, il y a d'autres choses qui arrivent, il y a des confirmations de financement, il y a des projets, des fois il y a des gens qui me disent mais on m'arrive avec des demandes qui ne sont pas prévues, mais il faut livrer, il faut livrer un peu cette attente là qu'on livre, puis j'entends un peu deux sons de cloche, il y a des gens qui, que ça semble les préoccuper, d'autres personnes, je ne te dirai pas lesquelles, mais que ça semble pas du tout les préoccuper. Et je sais pas toi comment tu vis ça. Moi je vois ça de l'extérieur, mais après ça c'est à vous, c'est votre équipe. Toi comment tu vis ça, cette espèce de dualité là entre, je dois livrer un niveau de qualité dans mon jour le jour le jour, mais j'ai aussi des attentes qui viennent de, bien il y a d'autres choses à développer, il faut aller chercher des financements, il faut développer des nouveaux projets. Comment tu vis ça? [SPEAKER_00 31:49] Comment est-ce que moi je le vois ? Comme je l'ai dit au début, je prends toujours les choses du bonheur, parce que quand moi je suis stressé, je ne développe rien, je me fais bien. Donc je préfère ne pas me stresser, c'est que certes j'ai une exigence au niveau de la qualité, je fais de mon mieux, mais moi je reconnais que des fois, à la vie, on n'a pas le contrôle sur toutes les choses. Donc, le contrôle de savoir est-ce qu'on peut avoir quelqu'un à l'accueil pour tout le temps, ça c'est l'idéal, mais je reconnais que je n'ai pas le contrôle sur les autres, par exemple. Donc, je fais de mon mieux malgré que les ressources sont limitées, ce n'est pas l'idéal. Je fais avec ces projets, puis on continue d'avancer. Et surtout, c'est que je sais que peut-être aussi la direction est consciente qu'il n'y a pas les ressources nécessaires. Donc, si jamais un client est content parce qu'il n'y avait personne à l'accueil, c'est parce qu'il n'y avait personne dédiée à l'accueil et je n'ai pas le contrôle sur l'absence, par exemple, d'une personne à la ténèbre. [SPEAKER_01 32:47] Donc, il y a plus de compréhension, peut-être même de flexibilité de la part de la haute direction, puis les attentes sont gérées parce qu'on est conscient des contraintes avec lesquelles tout le monde doit composer. [SPEAKER_00 33:00] Je pense que la direction est consciente, mais si jamais il y a, on va dire, de l'imputabilité, c'est qu'il y avait une responsabilisation à prendre, c'est au même d'exprimer. Même si on est conscient qu'il n'y a pas toutes les ressources, mais quand même au même d'exprimer comme personne responsable. On va mettre comment, excuse-moi? Qu'est-ce qu'on va mettre comme part? Donc, je disais que, certes, la haute direction est consciente qu'il n'y a pas les ressources limitées, mais malgré ça, il y a quand même cette attente pour livrer le bon résultat. Donc, si jamais le résultat n'y est pas, on l'impute tout de même, sans des fois tenir compte, je veux dire. [SPEAKER_01 33:45] Ah, OK. Donc, ce que tu dis, c'est l'inverse de ce que je viens de dire dans le fond. C'est qu'il n'y a pas de temps. Cette prise en compte, c'est qu'on s'attend à ce qu'il y ait quand même la livraison de la qualité. Exact. Oui. Puis, tu sais, je trouve que, je t'apprécie beaucoup mon livre comme personne, je pense que Patrick est très, très chanceux de t'avoir avec lui. Mais en même temps, cet aspect de, je le prends sur moi, est-ce qu'il y a des limites à ça? Ou est-ce qu'on va toujours prendre sur soi? De façon indéfinie, puis pour les 10 prochaines années, ça fonctionne comme ça. Comment tu vois ça, toi? [SPEAKER_00 34:26] Est-ce qu'il y a des limites? Bien sûr. Ça dépend de la situation, certes. Des fois, je ne parle mal, honnêtement, lorsqu'on n'aime plus des choses, sachant que je n'ai pas les ressources nécessaires. Disons que, si jamais, je prends toujours le même exemple, parce que c'est l'exemple qui est venu toujours, un client est bien content, on se soucierait en part de lui dire qui était à l'accueil, c'est toujours venir, qu'est-ce qui s'est passé, donc, est-ce qu'il y a des limites? Oui, le jour que je sentais que j'ai atteint ma limite, je pense que je changerais de travail, c'est-à-dire que moi, c'est pas bon. [SPEAKER_01 35:01] Oui. Je suis content. Je ne suis pas content, mais je trouve ça important de t'entendre dire ça. J'ai une limite, parce qu'à un moment donné, si on le prend sur soi, on peut en subir les effets. puis moi je vous entends puis tu sais la dernière fois quand je vous ai vu c'était à la fin, j'étais un peu ému tu te rappelles j'avais de l'émotion parce que moi je vous trouve beau toute votre équipe je trouve que vous êtes très dévoué corps et âme pour votre mission moi je trouve ça beau, je trouve ça inspirant en même temps c'est vrai qu'il y a une partie de moi qui est un peu préoccupée pour la santé des gens parce qu'à un moment donné comment rendre ça viable à long terme puis Patrick je pense que ça lui appartient je pense que ça serait dommage pour lui s'il venait à perdre une personne de votre équipe votre équipe de direction je pense qu'il serait très mal pris je pense que c'est important de prendre ça en compte, de dire qu'il faut prendre soin de nos gens idéalement parce qu'on se suicideux bien sûr mais au minimum parce qu'on ne veut pas perdre de gens parce que c'est des joueurs très très importants dans cette équipe je dis ça parce que pour le plan de la prochaine année je pense que ça va être important qu'on regarde ça d'une façon pragmatique et réaliste aussi et se dire comment s'y mettre des conditions pour que non seulement ça soit faisable mais qu'on ait du plaisir à faire ça ensemble d'atténuer peut-être un peu ce poids-là et une des choses que tu mettais dans tes réponses c'est quoi le soutien que tu aurais besoin j'aurais besoin de plus de visibilité et d'information sur les projets structurants qui ont un impact sur mon équipe. Quand tu dis la visibilité et l'information, j'en ai besoin de plus. Ça veut dire que présentement, tu estimes qu'il n'y en a pas suffisamment ou tu souhaites en avoir davantage. C'est quoi cette visibilité-là que tu souhaites et qu'est-ce qui fait que tu ne l'as pas présentement? [SPEAKER_00 37:05] Qu'est-ce qui fait que je ne connais pas présentement ? C'est parce que je pense qu'il y a des projets qui sont un silo un peu. C'est que plusieurs, il y a une équipe spécifique qui travaille sur le projet jusqu'à presque sa finalité. Et donc, la finalité qui me touche réellement, c'est lorsqu'il y a une inscription qu'il faut créer. Donc, on ne m'informe pas en amont du développement du projet. Donc, peut-être pas de la mauvaise façon, ce n'est pas intentionnel, on va dire, mais on gagnerait beaucoup plus l'année prochaine à informer l'ensemble des membres qui pourront dire, « Ok, on a un nouveau projet, le projet s'en vient, nous allons travailler sur ce projet-là pendant trois mois et à la fin des trois mois, s'il y a ça qui va arriver dans notre vie. » Le lieu de travailler sur tout le projet et arriver à deux semaines de l'échéance pour dire qu'on aimerait que ça soit fait dans deux semaines. et il faudrait comprendre déjà de quoi il s'agit et réaliser aussi ce qu'il faut faire dans son équipe pour que ce soit livré dans le temps. [SPEAKER_01 38:09] Oui, donc d'avoir plus de temps, ce que j'entends, d'avoir plus en amont, et qu'est-ce qui fait que ça n'arrive pas ça présentement? Parce que je comprends le souhait, ça fait tout à fait du sens, qu'est-ce qui fait que, parce que je l'ai entendu d'autres personnes, J'ai des gens qui me disent, moi, je reçois des demandes pour le lendemain, ou on me demande de réviser quelque chose le jour même. Évidemment, les gens ne sont pas oisifs en train d'attendre, ils sont en train de faire d'autres choses. Donc, qu'est-ce qui fait qu'on est dans ce… que ça se passe comme ça, d'après toi? [SPEAKER_00 38:48] Comme je l'ai dit, je pense que c'est un travail beaucoup plus sensible, c'est que chaque équipe a des projets spécifiques, mais ne juge pas nécessaire d'informer l'autre. C'est que les personnes qui portent les projets ne jugent pas nécessaire d'avoir une vision beaucoup plus courte sur qui sera impacté par ce projet-là et à quel moment. La solution, c'est que la personne qui porte le projet devrait avoir la vision et également aussi de voir l'impact de ce projet sur les autres membres de l'équipe et de s'y préparer. Mais cette personne-là n'est pas dans cette capacité-là, c'est difficile. [SPEAKER_01 39:28] Quand cette personne n'est pas dans cette capacité-là, tu me sens avoir des exemples en tête quand tu dis ça. Est-ce que tu penses à quelque chose en particulier? Cette personne n'a pas la capacité. Tu sembles parler de cas précis. Ce n'est pas les humains en général qui n'ont pas cette capacité-là. Il y a des gens qui ont cette capacité-là. Donc, est-ce que ça vient dans certains cas en particulier? Oui, j'essaie de voir. Tu ne sembles pas parler en absolu. Ça semble être dans des cas particuliers. [SPEAKER_00 40:00] Dans les cas particuliers, notamment les projets en petite enfance. Moi, je suis de l'assurance qualité, par exemple, c'est que je dois avoir la visibilité sur les projets en enseignement postsecondaire qui t'en viennent parce qu'il faut que je sache, est-ce qu'ils rentrent par exemple dans, est-ce qu'ils peuvent être accruits? Donc je te donne un exemple, il faut que tu comprennes. L'année dernière, j'étais en vacances en mai et juin. Donc il y a eu un certificat qui a été développé, ça j'en étais au premier, mais au cours, presque vers la fin. Donc lorsqu'ils ont fini de développer le curriculum, l'ensemble du contenu, on vient vers moi pour dire, ok, maintenant on doit faire accruiter le programme. Donc, en trois semaines ou quatre semaines, tu dois accueillir le programme, ça demande une recherche d'information, ça demande une veille concurrentielle, tu dois pouvoir justifier pourquoi le projet est viable au gouvernement. Ça, c'est correct. On va dire que j'ai toujours fait avec. Cependant, je reviens de vacances et je me rends compte qu'une demande a été faite pour le même, mais un micro-certificat. Moi, je savais qu'il y avait un certificat qui existait, qui allait être déposé, mais à mon rythme de vacances, je suis informé qu'il y a une demande de micro-certificat, c'est-à-dire une partie de ce certificat-là, je suis informé qu'il a été déposé, et pas par moi, par exemple. Alors, si c'était mon rôle, je devrais être celui qui apport. Je me serais trouvé devant les faits accomplis. Si on m'avait informé à un moment, j'allais pouvoir dire que c'est impossible qu'on accrédite un micro-certificateur parce que dans les règlements du gouvernement, c'est impossible pour le moment d'accréditer le micro-certificateur. Ils ont quand même déposé la demande et la demande a été rejetée. De ce fait, c'est comme tu n'es pas responsable du projet, mais ça t'impute parce que la personne qui travaille au gouvernement, la demande a été faite à ton nom. [SPEAKER_01 41:49] Oui, ok, ok. Puis ça, c'est l'impact sur toi, c'est l'impact sur le temps qui a été mis à faire ça aussi. Il y a des gens qui ont mis du temps à remplir cette demande-là, puis l'envoyer, puis tout ça. Et ça, mettons, par exemple, quand vous faites vos rencontres, on fait des rencontres, soit chaque semaine, chaque deux semaines, de quoi vous parlez dans ces rencontres-là? [SPEAKER_00 42:16] Est-ce que vous parlez des rencontres de direction ou d'équipement? [SPEAKER_01 42:22] Des rencontres de direction, entre les directions. Qu'est-ce qui se passe dans ces moments-là? [SPEAKER_00 42:27] Généralement, à 90%, on parle des projets en cours de la semaine. Donc, souvent, c'est dans ces rencontres-là que j'apprends, par exemple, qu'il y a une demande finalement qui a été faite pour telle ou telle chose. C'est là que je suis le plus informé. et tellement que des fois il y a de nouvelles informations, je ne cherche pas à savoir plus parce que ça me préserait juste la tête. J'accepte tout simplement l'information, mais je ne cherche pas parce qu'à force de chercher, il y a tellement de nouveautés, tu finis par stresser, donc je laisse juste passer. [SPEAKER_01 43:04] Ça ne va pas être très agréable, j'imagine. [SPEAKER_00 43:08] Non, surtout quand il s'agit de projets où tu pourrais apporter ton plus. Parce que lorsqu'une demande a été faite et que moi, je n'ai pas été consulté pour apporter des idées pour le service aux étudiants, pour le service à la clientèle, pourtant, ça pourrait faire l'objet d'un financement, comme je te l'ai dit. Non, moi, je n'ai pas de financement de base. Donc, c'est lorsqu'il y a des projets, je prends un petit 5 000 ou un petit 3 000 pour organiser un truc. Donc, ce n'est jamais l'idéal. Donc, si tu n'es pas inclus dans le projet, tu ne peux pas apporter ta contribution. Alors que si tu as été consulté, tu pourrais peut-être potentiellement à travers ce projet-là développer des services. [SPEAKER_01 43:49] Puis ça, ça n'arrive pas. Donc, ça veut dire qu'il y a des projets qui sont… parce que ça, ça vient de quelque part. Donc, ça veut dire qu'il y a d'autres directions qui disent « nous, on développe notre projet ». Peut-être qu'eux se parlent de leur côté. Puis là, vous avez des gestionnaires de projets aussi. Ça, c'est une structure aussi que je trouve intéressante. Vous avez des gestionnaires de projets qui prennent des projets, qui vont développer de leur côté, mais qui ne vont pas nécessairement, il n'y a pas nécessairement de moment où tout le monde s'assoit ensemble pour dire, OK, on a un nouveau projet, comment on s'enligne tout le monde par rapport à ça. Il n'y a pas de moment comme ça. [SPEAKER_00 44:22] Tout le monde n'existe pas. [SPEAKER_01 44:23] OK. Et d'après toi, est-ce que ce serait faisable qu'il y ait des rencontres comme ça? C'est juste qu'il n'y a pas le temps, il y a trop de projets. Qu'est-ce qui fait qu'on ne peut pas avoir un moment où on s'assoit et on va regarder ce projet-là en particulier avant qu'il soit lancé, avant qu'il soit trop avancé. Comment tout le monde s'aligne sur ça? Quelles sont les attentes à l'égard des uns et des autres? Et après ça, qu'on lance ça. Qu'est-ce qui fait que ça n'arrive pas? Parce que moi, ça peut être une solution bête que je pourrais amener, mais j'imagine qu'il y a des raisons pourquoi ça ne se fait pas. [SPEAKER_00 44:59] Comme je l'ai dit, je pense que ça ne se fait pas d'abord parce que les personnes qui portent le projet n'ont pas peut-être conscience de l'impact que cela aura sur les autres équipes. Ils en sont conscients qu'au moment où l'équipe sera concernée, il y a aussi un manque de temps de vouloir avancer beaucoup trop vite. Parce que souvent, j'entends parler des projets, de l'enseignement, etc. C'est là que j'apprends beaucoup de choses, comme je l'ai dit. Donc, je ne sais pas ce qui a été développé, c'est quoi leur plan et sur quoi ils travaillent. Si au moins, je pouvais savoir quotidiennement, même si je ne comprends pas en profondeur de quoi il s'agit, mais au moins, je sais que pour qu'ils travaillent sur tel ou tel projet, ça serait l'idéal. [SPEAKER_01 45:39] Oui, parce que tu s'entends dire, une des raisons, ça pourrait être qu'on n'a pas le temps. Là, je me demande, est-ce que vraiment une économie de temps? Est-ce que de ne pas faire cette rencontre-là au départ, ça nous sauve vraiment beaucoup de temps ou est-ce que, finalement, ça nous fait perdre énormément de temps? C'est de voir comment ça se compare, t'sais. [SPEAKER_00 46:00] Honnêtement, je pense qu'on n'a pas besoin d'avoir une rencontre d'élection toutes les semaines. Surtout que la rencontre dure deux heures et lundi, comme on l'a fait aujourd'hui, Toute ma journée du lundi, je ne l'utilise pas. Je ne travaille pas parce que ce sont des rencontres. Généralement, on finit la rencontre de direction à 13 heures. La journée est presque finie. Tu prends ta pause et il te reste deux heures de temps. Donc, je pense qu'à le temps de l'économie de temps, on pourrait peut-être faire deux rencontres. Au plus trois, la troisième pourrait servir à faire le point sur le projet. [SPEAKER_01 46:33] Ah ah. De façon mention. Puis, excuse-moi, tu dis trois rencontres, dans le sens que là, vous avez une rencontre de toutes les directions ensemble. Il y a d'autres rencontres qui s'attachent à ça? Pour avoir un peu une idée, ça ressemble à quoi? [SPEAKER_00 46:49] Il y a la rencontre de direction, ça c'est entre les directions, une fois par semaine. Et il y a la rencontre d'équipe avec tout le monde, parce qu'on est 15, ça c'est deux vendredis par mois. Donc au final, il y a six rencontres. Donc quatre rencontres de direction plus deux rencontres d'équipe. Sans compter les rencontres de suivi quotidien et les un à un. Je donne un exemple, par exemple, avec Patrick, on a une rencontre de direction. Donc on a cinq là-dedans. Mais le mardi, j'ai une rencontre de un à un avec lui. Mais je répète toujours ce que j'ai dit déjà dans la rencontre, puisque la rencontre d'avant, puisque l'objectif c'est de dire c'est quoi tes projets de la semaine, sur quoi est-ce que tu travailles. Mais le lendemain du rencontre Patrick, certes, on pourrait parler d'autre chose, mais c'est généralement le même suivi. [SPEAKER_01 47:39] Hum, ok. J'imagine lui, il fait ça avec toutes les directions, donc là, ça lui prend, ça lui mange un autre, au moins un 5 heures ou un 4 heures de sa semaine sur ça. Ok, puis là, ce que j'entends dans ce que tu dis, c'est qu'on pourrait utiliser, peut-être, ou alterner, que ce soit des rencontres de direction ou des rencontres de projet, Ou si on veut peut-être utiliser ce temps-là que vous avez déjà de bloquer dans votre agenda pour dire, est-ce qu'on peut, il y a un nouveau projet qui arrive, faisons le point sur ça, on est tous là de toute façon, parlons de ce, pour bien le lancer. Parce qu'il y a quelque chose que j'entends à ce que tu dis, puis ce n'est pas juste toi, ça en est d'autres aussi, mais c'est de dire, si on pouvait avoir plus, ça pouvait être plus clair dès le départ, puis les rôles de chaque personne et quand les gens interviennent. Parce que là, tu dis, je veux savoir quand moi je peux intervenir, sachant que peut-être la personne qui pense au projet au départ sait même pas que je pourrais avoir quelque chose à faire dans ça. Et en parlant, ça pourrait. Puis tu sais, je parle juste à, par exemple, à Tasha avec les communications, mais tu sais, elle aussi, c'est comment j'attache des communications qui sont peut-être pas à la toute fin, là. Peut-être qu'il y a des choses à voir, tu sais, le marketing et tout ça, là, tu sais, qu'il faut penser des mois d'avance, là, tu sais, avant d'arriver à dire il faut que je fasse une affiche ou un courriel ou un truc. OK, OK, OK. Oui, j'entends tout ça. Pour les deux prochains jours, les deux jours qu'on va avoir ensemble, Mounir, ça va être très court, très bref. On va essayer quand même de faire ça alléger, dans le plaisir. C'est sûr qu'on avait quatre jours la dernière fois, on est rendu avec deux jours. Moi, je ne fonctionne pas de la même façon. Moi, je ne peux pas faire les mêmes choses avec la moitié du temps. Ça ne fonctionne pas. On ne peut pas parler deux fois plus vite pendant deux jours pour que ça soit... Donc, c'est sûr que je vais devoir adapter notre façon de faire pour que ça soit faisable. En même temps, c'est vrai que la dernière fois, on partait du plan d'affaires. C'était très gros. Il y avait beaucoup de projets. On a passé beaucoup de temps à ce que chaque personne explique un peu chacun des projets. J'ai l'impression qu'on va être peut-être plus axé sur opérationnel, comment livrer les choses pour la prochaine année. Si toi, tu avais une chose en particulier avec laquelle tu voudrais repartir de ces deux journées-là, qu'est-ce que tu voudrais t'assurer qui soit fait, qui te ferait dire, moi, ça a valu la peine de venir passer deux jours avec l'équipe? [SPEAKER_00 50:02] Je dirais qu'une meilleure compréhension de ce qui va arriver l'année prochaine. Moi, j'ai beaucoup aimé le fait de faire le racisme que tu avais fait. Moi, c'est de là que je me suis servi de ce racisme-là pour pouvoir avancer, pour voir quels sont les projets à faire. Moi, ça m'a beaucoup aimé cette année. Si jamais on pourrait avoir la même structure, tu sais qu'on a la marginité, mais est-ce que ça sera possible? Mais si au moins, tu pouvais savoir qu'est-ce qu'il y a globalement à faire l'année prochaine, ça serait déjà une belle réussite. [SPEAKER_01 50:39] Oui, oui. OK, OK. Puis tu dis ça m'a été utile. Ça, c'est une chose que je vais te demander. J'ai un petit devoir très court à faire. Après notre appel, je vais t'envoyer le tableau. La dernière version, Erika m'a partagé la dernière version du tableau. Et ce que je demandais à chaque personne, c'est d'aller indiquer au bout de la ligne de vos tâches, si tu peux mettre le pourcentage qui, selon toi, a été réalisé de chaque tâche. Il y en a dessus que c'est 100%, d'autres peut-être 50%, d'autres peut-être c'est 0%. Si ça, on ne lui a pas touché, on n'a pas l'argent pour peu importe quelle raison. Puis moi, je vais compiler ça pour voir à quel point l'outil a, je ne sais pas par rapport avec l'outil, mais à quel point vous avez été en mesure de réaliser certaines de ces tâches-là, d'autres peut-être moins. Ça va être intéressant de voir qu'est-ce qui peut être fait pour être ajusté. Ça, je pourrais t'envoyer ça, ce ne sera pas très long, dans le fond, casse-toi pas trop la tête, mais c'est descendre rapidement. quoi que je pense que ça donne que je pense que toi, tu es celui qui a le plus de points. Si ma mémoire est correcte dans ce tableau-là, c'est très inégal. Il faut se le dire, le nombre de points, je comprends qu'il y a peut-être des points qui demandent plus de travail que d'autres plans, ça je suis conscient. Mais c'est vrai que moi, ça m'avait particulièrement étonné que tu avais comme une bonne part du plan qui te revenait. Mais est-ce que toi, tu penses que ça peut être possible de descendre rapidement et juste mettre, sans chiffre précis, 25, 50, 100, juste avoir un peu une idée de chacune des tâches. C'est bon. Je pourrais t'envoyer ça dans un courriel de suivi. Et oui, tu dis le récit absolument, ça oui, on va avoir aussi un tableau comme ça. Une des choses que je réfléchis cette semaine, ça va être de voir comment prendre en compte le fameux 70%. Toi, tu me dis 70%, je te dirais que les autres aussi, il y a du travail quotidien que les gens font et quand on a fait la planification, on dit que ça va se faire sur 3 mois, sur 4 mois, mais ça ne prenait pas en compte le travail que vous devez faire. Est-ce que c'est vraiment réaliste de le planifier comme ça ou on y va un peu à peu près ou comment est-ce que dans la discussion qu'on va avoir pendant les deux jours, Ça va être de dire combien de temps réellement on a de disponible dans les faits par semaine pour être attribué à ces projets-là. Puis si on se ramasse à avoir cinq projets sur lesquels on doit travailler en même temps, est-ce qu'on a le temps vraiment, réalistement, de faire ça? Moi, je crois que ça va être beaucoup ça, moi, où je vais me permettre d'être un peu plus, de vous challenger davantage. Je vais prendre ça un peu sur mon rôle, pour que ça vous soit utile. C'est ça, le but, c'est que le plan, à la fin, vous puissiez l'utiliser et que ça soit pertinent pour vous. Oui, qu'est-ce que tu en penses de ça? [SPEAKER_00 53:44] Moi, c'est une bonne méthode. Ça viendrait beaucoup plus de discussions. Lorsqu'un plus grand projet qui sera énuméré, il faudrait se poser la question de savoir est-ce que c'est réaliste de réaliser d'abord ce projet, mais également aussi dans combien de temps? Donc, je pense que ça viendrait avec les discussions avec les autres membres de la direction. [SPEAKER_01 54:29] l'idée c'est d'amener les discussions pour pouvoir dire aux gens, il y a ça qui est présent, qui existe, on ne peut pas ignorer ça, la personne a raison ou n'a pas raison, c'est présent, c'est une réalité, maintenant qu'est-ce qu'on en fait? C'est un peu ça le but. Toi, est-ce que tu sens qu'il y a des choses que tu trouverais importantes qui soient amenées? C'est une opportunité. Il y a un espace qui va être ouvert pour pouvoir amener ces points-là en ayant quelqu'un comme moi qui peut les amener d'une façon un peu plus diplomatique. Peut-être autrement que dans vos rencontres d'équipe où là, chacun y va et doit partager directement. Si toi, tu avais la possibilité de bénéficier d'un espace comme ça, est-ce qu'il y a des choses que tu trouverais qui devraient être abordées? [SPEAKER_00 55:17] En réfléchissant, je dirais que d'office, non, parce que je n'y ai pas réfléchi avant. Mais au niveau, peut-être, ce n'est pas de la structure. Je dirais la compréhension des autres entre directions. Parce que des fois, on a l'impression que, même en direction, on se met un peu la pression. Certains mettent la pression sur d'autres pour aller un peu plus vite, en ne tenant pas compte des choses, de la réalité, on va dire. Et moi, je dirais aussi, tenir compte de l'aspect culturel. Je fais partie de l'équipe de direction, mais souvent, il y a des discussions qui ne tiennent pas beaucoup compte de l'aspect culturel. Pas par rapport à moi, par rapport aux autres qui ne font pas partie de l'équipe de direction. C'est qu'il y a des décisions qui sont prises, je dirais, sans beaucoup trop de réflexion. Sans beaucoup trop de réflexion parce que la personne peut-être a mal fait son travail. Il ne s'agit pas du tout de moi. La personne a mal fait son travail, mais on ne se pose pas la question de pourquoi. On dit juste qu'il a mal fait son travail. On est prêt à le, je ne sais pas, à revoir les priorités, par exemple. Moi, je ne pourrais jamais apporter ce point parce que si tout le monde est d'accord sur la table, tu ne pourras être celui qui contrenne tout le monde. Sachant qu'il y a aussi, je pense que tu comprendrais la dynamique du pouvoir, quand tu es le dernier arrivé, le plus jeune notamment. Donc, souvent, je ne sais pas si tu pourrais amener ce point-là, mais tenir compte aussi de l'aspect que tu l'as déjà dit de notre première rencontre, mais tu t'expliques de façon plus complète. Une personne qui vient d'arriver d'un autre pays, chez lui, le rapport à la hiérarchie n'est pas la même qu'ici. Le fait d'aller voir son supérieur et poser des questions ne fait pas partie de sa culture. Il est beaucoup plus calme et réservé. Mais si au niveau de la haute direction, c'est mal perçu que la personne ne se sente pas... n'est pas assez vigoureuse, expressive. On s'est expressé, c'est mal vu comme étant une personne qui n'est pas qualifiée, ce n'est pas toujours le cas. Je pense que ce point n'est pas tenu compte, on ne tient pas toujours compte de ce point-là. J'ai beaucoup entendu dire, j'aimerais qu'il agisse ainsi, moi quand je suis stressé, je ne le vois pas stressé. Il n'est pas obligé d'être stressé comme toi parce que ce n'est pas dans sa culture, ce n'est pas dans sa manière de faire. Chaque personne est différente, donc souvent, pourquoi j'amène ce point-là, c'est parce que ça peut poser beaucoup de frustration. On fait un plan, on se projet sur l'année, mais si durant une année, il y a une personne qui, malheureusement, est dans ce cas-là, et qu'on lui donne soit un avertissement ou un truc comme ça, ça réduit son mental, ça impacte son mental, donc paye moins son travail. Donc il faut tenir compte de ce point-là et beaucoup prendre le recul avant de prendre certaines décisions. [SPEAKER_01 58:16] J'entends ce que tu dis, il y a l'aspect culturel, absolument, je comprends bien ça. L'aspect personnel aussi, parce que ça peut être pour des considérations culturelles, ça peut être pour des considérations aussi autres, ou même de culture personnelle, tu as les sous-cultures aussi, ça peut être ethno-culturel, mais ça peut être même la personne, sa façon de fonctionner. et j'aime bien ce que tu dis parce qu'effectivement, je pense de mes discussions avec les autres, j'ai pu voir que certaines personnes, effectivement, il y a des attentes la personne devrait être d'une certaine façon c'est pas nécessairement clairement exprimé toujours, la personne ne le sait pas ils s'attendent à un comportement, je ne sais pas moi comment agir je sens qu'il n'y a pas nécessairement tout le temps l'espace pour avoir cet échange-là, pour bien se comprendre. Oui. La solution, ça ne peut pas être simplement on remplace la personne. Parce que à un moment donné, on va passer notre temps à remplacer l'échange. Ce n'est pas viable comme solution. Oui. [SPEAKER_00 59:25] Je pense que c'est beaucoup plus, tu l'as bien dit, ce sont les échangements qui ne sont pas expliqués. Elles décident, des fois. Et déjà, au niveau du comportement de la personne, la personne, elle a son comportement, elle a grandi toute seule elle a sa manière de fonctionner donc il faudrait que les attentes soient plus claires notamment aussi même au niveau des attentes des tâches, c'est qu'une personne elle a été embauchée, je ne sais pas, pour enseigner ou pour faire telle tâche, elle se doit faire d'autres tâches, donc souvent les gens ne comprennent pas pourquoi tu me donnes cette tâche, ce n'est pas d'un rôle, mais de ce que je vois, ce n'est pas souvent bien perçu, toutes les personnes devraient se dévouer, elles devraient donner d'elle-même, moi je ne suis pas d'accord avec ça, elle a été embauchée, elle a une fiche de poste, elle fait très bien son travail, tout le monde était d'accord qu'elle fait très bien son travail, mais du moment où tu as commencé à donner des choses qui sortent de sa fiche de poste, la personne se sent dépassée, on va dire, parce que certes, peut-être elle n'a même pas les qualifications nécessaires pour faire cette tâche-là, et la solution souvent se dit, il ne répond plus aux attentes, mais je trouve qu'on devrait prendre le recul, C'est-à-dire, en créant ce plan sur l'année, c'est-à-dire, je vois que tu as, on avait mis l'année dernière, responsable, informé, consulté. La personne qui est responsable, est-ce qu'elle a les capacités nécessaires et est-ce que ce projet rentre dans le cadre de son poste? Il ne faut pas toujours dire, elle devrait le prendre parce que c'est comme ça, elle devrait juste le dégouer. Mais est-ce que la personne comprend? Et si ce n'est pas dans le cadre de son poste, est-ce qu'elle veut le prendre? Il faudrait expliquer à la personne pourquoi tu devrais le prendre également aussi. Pour que les gens comprennent. Et si la personne n'hérite pas ou ne s'approprie pas du projet, ça ne va jamais bien se réaliser. [SPEAKER_01 61:10] Oui, oui, oui. C'est très riche ce que tu me partages, Mounir. Je pense que ça va être important de toucher ces points-là. Parce qu'effectivement, il y a quelque chose, je pense, qui relève de la culture de l'organisation et qui souvent vient d'en haut, cette culture-là. moi j'ai entendu des choses ben oui je peux pas légalement exiger les choses de certaines personnes ou même moralement ou éthiquement l'exiger mais en même temps c'est un peu ça qu'on fait c'est exiger les choses de gens qui c'est pas nécessairement de leur rôle et je peux comprendre la frustration de certaines personnes et pourquoi que certaines personnes qui peut-être vont avoir de la difficulté à l'exprimer ben leur façon ça va être de prendre du recul ou juste de s'éteindre et là après ça ben pourquoi la personne est éteinte Qu'est-ce qu'on a fait? Qu'est-ce qu'on lui a donné comme environnement pour lui permettre de plutôt s'allumer ou de s'éteindre? Si la personne s'éteint, il y a des raisons pour ça. Ok, bien écoute, merci beaucoup pour tes partages, merci aussi pour ta lucidité, Mounir. Je pense que c'est quelqu'un qui a une capacité de lire des situations, de voir les choses et de les mettre dans les mots, qui est très, très important et je pense que c'est une richesse pour cette équipe-là et je pense que l'équipe a assurément besoin de toi, particulièrement par rapport à ça, peut-être même plus que tu le crois. Donc, je pense que dans les deux deux journées, ça va être, je pense que ça va être un bon atout. Et moi, j'aime bien, l'année dernière, on avait les discussions, tu amènes les choses avec beaucoup de tact, avec beaucoup de diplomatie. Je pense que c'est un caractère qui est le tien. Si tu me permets, je vais peut-être des fois aller chercher un peu de cette force-là que tu as, cette force tranquille, mais qui, je pense qu'on a besoin de nommer certaines choses. Assurément, si on veut que les choses s'améliorent, forcément. Donc, je vais essayer de faire ça d'une façon diplomate, mais quand même de l'aborder parce que c'est des réalités que vous vivez. Puis, assurément, il y a des choses, je pense, qui peuvent être améliorées. des fois c'est plus une question d'en prendre conscience de les nommer une fois que c'est nommé après ça, nécessairement il faut qu'il y ait des actions s'il n'y a pas d'action on va s'en reparler l'année d'après je pense que c'est important déjà de le nommer et d'en prendre conscience ça va être une occasion pour le merci, je ne te retiens pas plus longtemps on a dépassé un peu on va se retrouver vendredi de ce que j'ai compris à la piscine Patrick m'a dit apporte ton maillot si tu veux je ne sais pas qu'est-ce qu'il s'attend qu'on fasse à la piscine [SPEAKER_00 63:49] tu pourrais apporter ton maillot et tes chaussures de sport si tu veux prendre le match [SPEAKER_01 63:54] oui oui parce que c'est ça on va pouvoir aller à l'extérieur aussi de ce que je comprends dans un cadre un peu je pense que ça va être très agréable génial [SPEAKER_00 64:03] merci beaucoup merci beaucoup merci beaucoup [SPEAKER_01 64:04] merci à toi Mounir on se revoit vendredi [SPEAKER_00 64:07] bonne journée
Synthèse narrative générée le 2026-06-04 11:59
## Themes principaux abordes
Mounir a spontanément abordé plusieurs sujets pendant l'entrevue. Il a mentionné son sentiment de satisfaction et de fierté pour les réalisations de l'année, notamment la demande d'acquisition réussie et le programme en EDI. Il a également évoqué les difficultés rencontrées en raison de la réduction du financement, qui a obligé à revoir les plans et à annuler certains projets.
Il a utilisé des expressions telles que "je suis fier de cette année" et "c'est une grande fierté à ce niveau-là" pour décrire ses sentiments. Il a également mentionné l'importance de la collaboration et du travail en équipe, soulignant que les membres de l'équipe ont été très impliqués dans les projets.
Mounir a également abordé le sujet de la direction de l'expérience étudiante et de l'assurance qualité, indiquant qu'il souhaiterait que cette direction soit plus centrée sur les besoins des étudiants. Il a mentionné l'importance de renforcer l'accompagnement étudiant et le développement d'activités favorisant l'engagement et le sentiment d'appartenance.
## Defis mentionnes
Mounir a mentionné plusieurs défis que l'équipe a rencontrés en raison de la réduction du financement. Il a indiqué que cela a obligé à revoir les plans et à annuler certains projets, ce qui a eu un impact sur la continuité des opérations.
Il a également mentionné le changement de personnel dans l'équipe, notamment la perte d'une personne qui travaillait avec lui en raison de la réduction du financement. Il a indiqué que cela a nécessité une nouvelle formation et une adaptation pour les membres restants de l'équipe.
Mounir a également mentionné le besoin de clarifier les rôles et les responsabilités au sein de l'équipe, notamment dans le contexte des projets et des tâches à accomplir.
## Attentes par rapport a l'organisation et au travail
Mounir a exprimé son souhait que la direction soit plus centrée sur les besoins des étudiants. Il a mentionné l'importance de renforcer l'accompagnement étudiant et le développement d'activités favorisant l'engagement et le sentiment d'appartenance.
Il a également exprimé son souhait que la structure de base soit plus stable et prévisible, ce qui lui permettrait de se projeter sur le long terme. Il a mentionné l'importance d'avoir un financement de base pour les collèges privés comme celui où il travaille.
## Attentes specifiques par rapport a la retraite de direction a venir
Mounir a exprimé son souhait que la retraite de direction soit une opportunité pour discuter des sujets importants et sensibles, notamment les défis rencontrés par l'équipe et les attentes pour l'avenir. Il a mentionné l'importance de créer un espace sûr et respectueux pour aborder ces sujets.
Il a également exprimé son souhait que la retraite de direction soit une opportunité pour améliorer la communication et la collaboration au sein de l'équipe, notamment en ce qui concerne les attentes et les rôles des membres.