Rosie
← Liste des entrevuesCollège Nordique francophone — retraite de direction 2026
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[SPEAKER_01 01:28] Oui, je t'entends bien. Toi, tu m'entends? [SPEAKER_00 01:30] Oui, oui, très bien. Si jamais la qualité de son n'est pas très bonne, tu me dis, puis je vais changer de connexion. [SPEAKER_01 01:41] Oui, non, c'est très bien, puis je vois que t'es dans la cabine, la fameuse cabine. Oui. Oui, tout le monde qui est passé, je le vois toujours dans une petite cabine comme ça, donc c'est bien. C'est bien. Comment ça va toi, Rosy? Un petit moment qu'on s'est vues, quand même, pas tout à fait un an, mais quand même quelques mois. [SPEAKER_00 02:00] Oui. [SPEAKER_01 02:00] Oui, comment ça s'est passé les derniers mois? [SPEAKER_00 02:02] En général, ça va bien. Je suis très contente que, je viens de revenir des îles ferroviaires où j'ai présenté le réseau thématique sur la promotion et préservation de l'ordre autochtone et minoritaire. puis c'était accepté de façon unanime. Et oui, c'est la suite du forum international qu'on a réussi à faire en genre cinq semaines. Je n'ai pas encore à croire qu'on a réussi à faire ça en si peu de temps, mais je suis très reconnaissante de toutes les relations qu'on a bâties, qui nous a permis de faire ça, puis, oui, de continuer à faire ce beau travail. Il y a des projets intéressants qui s'en viennent, il y a l'Explore qui arrive bientôt. Je planifie un camp dans la nature pour la langue kličan au mois d'août, puis aussi, on essaie de trouver des fonds pour faire un diplôme de langue autochtone en commençant avec la langue kličan. Donc, il y a de gros projets. Je garde toujours un pied sur terre en enseignant la langue avec les profs. Je me permets de m'absenter de temps en temps pour des projets ou des événements ponctuels. Donc, c'est difficile de jongler. Je dirais, comme je dis dans le questionnaire, ce qui me manque, c'est avoir une main droite à qui je peux faire confiance et je n'ai pas besoin toujours de vérifier autant que le travail est fait. C'est normal qu'en tant que superviseur, je le fais de temps en temps, mais j'aimerais avoir plus de confiance sur la qualité de travail et à ne pas devoir passer à travers chaque phrase nécessairement. Parce que même le dernier rapport qu'on m'a envoyé, il y avait des fautes de frappe. il y avait des... Genre, je... Je sais pas le temps. Ouais, ouais, je comprends. Enfin, il faut des phrases, ça se comprend, ça se comprend, mais plus, enfin, il y a un peu de tout dans le sens que je dois lire en détail chaque phrase pour m'assurer que c'est bien rédigé, mais aussi au niveau plus large, il manque la prise d'initiative pour prendre contact avec les partenaires ou si on prépare un document et on veut que disons l'équipe concernée les révise donner d'autres limites au moins. Je ne veux pas tenir la main de la personne à ce point-ci. aussi, je dirais au niveau poste secondaire, on a besoin de quelqu'un, puis on en a parlé hier pendant la rencontre de direction, ça fait longtemps, on a listé le nom de personnes qu'on cherchait pour avoir ce poste, de quelqu'un qui maîtrise du milieu poste secondaire au au Canada, ou au moins quelqu'un qui veut en apprendre pour pouvoir nous aider à structurer la suite. Parce que, comme avec l'activation qui a commencé en 2024, on a soumis notre demande pour le certificat. On attend encore, mais on a quand même eu des financements pour développer le programme. On a fait le plan de cours. On avait une super belle équipe puis des moyens de proposer quelque chose de substantial, genre c'est bien, enfin je trouve que le travail était bien fait, des consultants, experts, mais on aimerait avoir cette expertise à l'interne, et c'est ce qu'il manque pour pouvoir continuer à faire du travail de qualité. [SPEAKER_01 06:13] Quand tu mentionnes, tu dis qu'on souhaiterait qu'il y ait plus d'initiatives qui soient prises, tu as parlé aussi d'avoir des dates limites. C'est des dates limites qui viennent de qui selon toi? Des dates limites que toi tu donnes ou que la personne se donne? Comment tu vois ça les dates limites? [SPEAKER_00 06:33] Oui, un peu des deux. L'exemple que j'ai donné dans le questionnaire, c'était Patrick qui voulaient... Il y avait un appel de projet de UARCTIC pour créer une formation pour le développement de compétences. Dans le Nord, en général, on trouve qu'on n'est pas seul à avoir un déroulement du personnel assez fréquent. Puis, il y a des personnes qui peut-être reçoivent des promotions, mais peut-être qu'ils n'ont pas l'expérience ou la formation pour faire le travail, pour faire bien le travail. Donc, on s'était dit que peut-être une formation, c'est quelque chose que la communauté pourrait en profiter d'une telle formation. Donc il fallait faire une recherche sur des partenaires potentiels pour que Patrick ensuite les contacte et qu'on crée un brainstorming pour voir qu'est-ce que ça peut donner comme formation, partenariat, whatever, on est ouvert. Il faut juste que ça avance. Donc, il a fait cette recherche de partenaires potentiels, il a partagé à Patrick, puis il a attendu Patrick, mais il a attendu trop tard. D'autre côté, on s'était dit, oui, c'est dans la cour de Patrick de répondre, mais aussi, c'est dans la cour de la personne qui est responsable du projet pour qu'il dise, j'attends ça, il faut que ça avance, sinon je ne peux pas avancer moi. Mais on a appris récemment que cette personne, même s'il est achiever, il est achiever pour des trucs qui le passionnent. et moins achiever pour les choses qui ne le passionnent pas. [SPEAKER_01 08:59] Oui, ce n'est pas évident ça. Je pense qu'on est tous un peu comme ça, mais c'est sûr que tout le monde a plus envie de faire des choses qu'on aime. Mais c'est vrai que des fois, dans une organisation, il faut quand même rentrer dans les objectifs et dans les attentes. Mais quelque chose de très intéressant à ce que tu dis, c'est-à-dire, il y avait une attente de la part de cette personne-là de dire, je vais avoir un feedback, mais ça ne semblait pas clair quoi qu'il fallait qu'il y ait un feedback ou qu'il était bloqué. Ce n'était pas bien compris ça. [SPEAKER_00 09:32] Ce n'est pas le seul, ça c'est qu'un exemple, un autre exemple c'est qu'on lui avait demandé de faire une lettre de soutien pour le prix de Margarita. Finalement, Margarita a eu le prix, mais elle a dit oui, je veux le faire. Mais finalement, il n'y avait pas de communication qu'il n'avait pas fait. Donc, on a assumé qu'il avait fait. On cherchait la lettre par la suite. Elle a dit non, non, je ne l'avais pas fait. Il a demandé à Patrick, c'est quoi la date limite? Puis, il a laissé là. [SPEAKER_01 10:04] Oui. Puis, pour l'exercice, on fait la conversation, mais qu'est-ce qui fait que vous avez assumé qu'il l'avait fait? [SPEAKER_00 10:14] Qu'il a dit qu'il allait le faire. [SPEAKER_01 10:19] Ok. Puis est-ce que passe-pour dit qu'on va le faire nécessairement, ça veut dire automatiquement que c'est fait? Non. Non, c'est ça. [SPEAKER_00 10:26] Effectivement. [SPEAKER_01 10:27] Oui, oui. C'est vrai. [SPEAKER_00 10:29] Je trouve qu'il y a une manque de communication au niveau passé. Sur le moment, il dit « oui, oui, je veux le faire, oui, je veux le faire, oui, je veux le faire ». Et puis, ça pousse, ça rentre dans la liste de choses à faire, mais ça continue à être poussé parce qu'il ne veut pas le faire. Et il y a des projets importants. Par exemple, on lui a donné la tâche de faire le rapport de rendement pour le projet de SSF, Société Santé en français. Puis, il est poussé, poussé, poussé. Puis, la dette limite arrive. Il ne comprend pas le document. Moi, je me trouve à travailler avec lui vendredi soir. Oh my God! On ne peut pas se permettre de faire ça. Cette personne, honnêtement, va probablement retourner en tant que prof seulement. Parce que lui, même lui, il a avoué que ce n'est pas sa passion. Pendant son entretien de la période d'essai, puis l'évaluation d'un an, il a dit « ça se passe super bien, moi j'aimerais avoir plus de projets, j'aimerais avoir plus d'occasion de travailler avec des partenaires. » faire du réseautage et on est, oh super! Vas-y fort! Je pense que cette personne avait compris que finalement, c'est pas vraiment ce qu'il veut. Donc, je sais pas si on avait parlé de Nathalia, mais Nathalia était la personne qui était là avant lui et elle est super star, mais elle est plus là. Elle travaille en tant que consultante, mais on aimerait quelqu'un à l'interne qui a cette prise d'initiative, puis cette structure. Ou au moins, la communication pour dire « je n'ai pas le temps », mais dire que je vais le faire et ne pas communiquer que tu n'as pas le temps de le faire, c'est problématique parce qu'on arrive à la fin et il n'y a pas le temps de trouver une solution. C'est déjà trop tard. [SPEAKER_01 12:48] Oui. Qu'est-ce qui serait possible de faire d'après toi? Parce que c'est sûr, on peut changer la personne. Si ça se trouve, peut-être qu'elle ne va pas changer. Ou on peut changer la personne dans le rôle, c'est vrai. Mais je me demande, qu'est-ce qui pourrait être fait pour justement avoir moins, d'être moins dans l'inconnu? Parce que j'entends ce que tu dis, un peu dans le sens de, c'est rendu un peu à la dernière minute que là, on apprend qu'il y a quelque chose, que la personne n'a pas fait le travail qu'elle devait faire, puis là, tu ramasses le vendredi soir. Ça, je pense qu'il y a quelque chose, c'est pour ça que je ne sais pas si c'est tant avec un individu en particulier, parce que j'entends ça aussi de d'autres rôles dans votre organisation. Il y a comme quelque chose qui relève, je pense, un peu d'une culture d'organisation, un peu d'avoir, des fois, d'être pris dans des situations où on ne sait pas trop comment les choses ont avancé. Et là, on est un peu pris à faire des demandes, des fois demander de l'aide à d'autres personnes, mais que ces gens-là se sont occupés, ne sont pas voisifs. Qu'est-ce qui pourrait être fait pour ne pas être tout le temps pris un peu au pied du mur, quand on ne peut pas totalement s'en remettre et faire 100% confiance aux gens? [SPEAKER_00 14:03] Une chose qu'on a fait depuis qu'on apprend que c'était problématique, c'est que je le suis de plus près avec nos rencontres domadaires. Je demande des mises à jour des projets sur lesquels ils travaillent. Puis on l'avait mis aussi avec un gestionnaire de projet et ce gestionnaire mon projet est l'aide à structurer ce qu'il y a à faire, quand, et ça marche plus ou moins. [SPEAKER_01 14:52] Oui, ça n'a pas l'air d'être parfait encore, là. [SPEAKER_00 14:55] Oui, enfin, c'est une qualité que chaque membre de la direction a, c'est qu'on s'assure que le travail est fait, de qualité. C'est genre... [SPEAKER_01 15:13] Ouh! [SPEAKER_00 15:16] Ouais, des fois, [SPEAKER_01 15:17] il y a des gens qui l'ont ou qui ne l'ont pas. D'avoir le souci de la qualité. Tu l'as dit, tu sais, c'est... Ouais. Puis après ça, c'est... Qu'est-ce qui est « good enough » ? Il y a des gens pour qui « good enough » c'est très bas. Mais il y en a pour qui c'est très haut. Certaines personnes, des fois, trop haut. Right? Des fois, c'est dans les... [SPEAKER_00 15:37] Mais quelqu'un qui a un poste de direction 1, on s'attend à ça. Je suis désolée, on s'attend à ça. Si tu te contente à le bare minimum, on te confie des tâches, tu fais des tâches, voilà, that's it. On va te donner un autre poste. On est rendu là, je pense. Pour moi, ce que je vois de la personne aussi, il est moins heureux au travail. Pour moi, c'est un drapeau rouge dans le sens qu'avant, je le voyais souriant, relax, interagissait avec les gens autour, contribuait à la bonne atmosphère au travail. Et là, il est super sérieux, super concentré. Et oui, on veut ça, mais on ne veut pas non plus que tu perdes la joie de vivre. So, yeah. C'est là où on en est dans la réflexion. On va, je ne sais pas si Erica t'en avait parlé, mais quand on a parlé hier, on s'était dit qu'on va probablement remettre cette personne à un poste d'enseignement. Je dois avoir la conversation avec cette personne, bien sûr, pour voir où il en est. Mais d'après la conversation qu'il a eue avec Érica, et d'après ce qu'on observe, c'est probablement ce qui va se passer. Et on va ouvrir le poste à nouveau avec une concentration plus sur le poste secondaire, plutôt que la supervision des profs. Et on verra ce qu'il s'en sort. Il y avait Mounir, tu te rappelles quand on avait parlé de Mounir, c'était « Diamond in the Rough ». genre, il était dans l'équipe de communication, et là, out of nowhere, il postule pour le poste de direction assurance qualité, service aux étudiants, et on était, genre, bouche baie de la qualité de son entretien, et on ne savait même pas qu'il était intéressé et qu'il avait ses compétences. Donc, je pense qu'Erika surtout, elle espère trouver un autre Diamond in the Rough pour ce poste. Je ne sais pas si ça va arriver, mais on va l'afficher à l'interne. Puis s'il y a des gens à l'interne qui sont intéressés, on pourrait former cette personne pour qu'il acquière les compétences pour le secondaire petit à petit, avec moi. Enfin, à mon avis, c'est essentiel d'avoir un accompagnement des consultants experts dans le domaine. Puis, ouais, sinon, il faut encore trouver quelqu'un en externe. Mais ce n'est pas évident. Je pense qu'on avait au moins cinq personnes qui ont eu ce poste, qui n'étaient pas un bon fit, ou qui étaient un bon fit, mais qui ne veulent pas rester. [SPEAKER_01 18:58] Tu me parles donc des gens de l'équipe, des gens qui travaillent avec toi, toi plus personnellement, avec le plan qu'on a fait la dernière année. Parce que moi, le but des entretiens que je fais là, c'est pour préparer les deux journées pour faire en sorte que le plan qu'on va produire cette année, idéalement, soit encore plus aligné avec vos besoins. L'année dernière, on a fait des commentaires que j'ai eus, les gens disaient, oui, ça nous amenait plus de structure, le racisme, le plan projeté dans le temps par mois. Mais, je te lance ça, parce que j'ai parlé avec tout le monde, on est vers la fin, tu es la dernière, donc j'ai eu le feedback un peu de tout le monde. Puis, je voudrais t'entendre sur un point qui, moi, est ressorti beaucoup dans les discussions que j'ai remarqué. C'était quand je demandais aux gens, mais dans ta charge de travail quotidienne, c'est quoi le pourcentage du temps qui peut vraiment être alloué à ce qu'on a mis dans ce plan-là versus la gestion quotidienne qui est peut-être pas écrite là-dedans, mais qui prend beaucoup de temps de s'occuper de répondre aux demandes. Puis des fois, moi, je rentre là-dedans, répondre aux demandes et faire les choses que d'autres n'ont pas eu le temps de faire ou venir aider quelqu'un. Parce que quelqu'un dit « Ah, j'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'aide. » Mais quand on fait ça, on n'a plus de temps pour faire d'autres choses. D'après toi, comment tu évaluerais la proportion de temps que tu mets sur des choses courantes versus vraiment faire du développement et ce qui était dans notre plan? [SPEAKER_00 20:30] Je dirais que c'était une amélioration de ce qu'on a fait dans le passé. On est arrivés à un moment donné pendant le rencontre de direction. Allons voir le plan qu'on a établi ensemble, voir où on est, voir s'il y a des ajustements à faire. À plusieurs reprises, on l'a fait au moins, je dirais, deux, trois fois, qui n'était jamais le cas dans le passé. Honnêtement. Donc déjà, je vois une amélioration. C'est sûr qu'on peut le faire plus souvent. Mais je pense qu'on est un peu victime de nos propres ambitions, dans le sens qu'on veut toujours réaliser le prochain truc. Et des fois, on voit une idée et on saute dessus parce qu'on trouve que c'est une super bonne idée sans réfléchir nécessairement au big picture. Et je pense pas que les idées qui arrivent, je dirais, ce sont tous de bonnes idées. L'exemple, on a, genre, la liste d'attente pour le test de français, par exemple, pour l'immigration, elle est longue. Puis ce sont souvent des personnes qui refaient le même test, parce qu'ils doivent avoir un certain niveau. Donc là, on se dit, il faut créer une formation pour ces personnes, qu'ils arrêtent de toujours refaire le même test et toujours échouer. Faisons une formation comme ça, ils vont le payer et aussi les accompagner dans leur parcours d'apprentissage du français et d'immigration au Canada, etc. Super belle idée. J'avoue qu'on ne prend pas le temps. Où est-ce que ça se trouve dans le big picture? On sait, je dirais aussi qu'on sait plus ou moins quelles sont les lignes directrices, donc on sait que ça rentre dans le plan d'affaires et nos intentions en général du collège, mais on ne sait pas si, à chaque fois qu'il y a une nouvelle idée, j'avoue qu'on ne s'assoit pas à dire « OK, où est-ce que ça va dans le plan stratégique où on s'est établi? [SPEAKER_01 23:09] » Mais d'après toi, qu'est-ce qui fait ça? Pourquoi vous n'arrêtez pas pour penser à ça? [SPEAKER_00 23:14] On n'a pas le réflexe encore, je dirais. On trouve une idée bonne, on y va. Je pense que c'est le côté achiever dans chacun de nous qui fait que, bonne idée, on y va. [SPEAKER_01 23:33] Ça serait quoi la conséquence de ça, selon toi? Qu'est-ce que ça a comme impact de fonctionner comme ça? [SPEAKER_00 23:42] On pourrait, on risque de perdre le fil conducteur. Si on fait ça trop, on risque de perdre le fil d'auteur qui nous guide. [SPEAKER_01 23:57] Puis j'essaie de voir, est-ce que, mettons, on va avoir deux jours. Déjà, on avait quatre jours, c'était bien, là on a la moitié du temps. Puis moi, je ne fonctionne pas comme vous, je n'arrive pas à tout faire avec la moitié du temps. Vous faites des miracles, pour moi j'essaie de faire ce que je peux. Mais j'ai comme l'impression, justement, pour que ça puisse être utile, ce plan-là, après moi, il faudrait qu'ils puissent comprendre toutes ces choses-là que vous voulez faire, puis s'assurer qu'ils soient dedans pour qu'on évite d'avoir un beau plan, puis après ça, il y a à côté ce qu'on fait. Parce que, moi, je te posais la question, moi, il y a des gens qui m'ont dit que ça allait entre 70% et 90% de leur temps qui n'a rien à voir avec le plan. Tu sais, qui est de la gestion des affaires. Moi, quand j'entends ça, je me dis, oh my god! C'est-à-dire que finalement, les gens ont peut-être cinq heures, six heures par semaine à vraiment mettre sur développer les éléments du plan d'action. Si c'est le cas, peut-être que c'est le cas. [SPEAKER_00 25:00] Moi, ce n'est pas tant que ça. Oui, je dirais personnellement, ce n'est pas tant que ça. Juste parce que pour moi, tout ce que je fais en enseignement, ça va avec le plan. Tout ce qu'on a fait pour le forum international, pour le réseau thématique, ça va là-dedans. [SPEAKER_01 25:16] Ça, c'était mentionné. Je me rappelle, on avait mis des points sur ça. Bon, ben, tu vois, peut-être que Rosie, toi, t'es un bon exemple de dire, est-ce que tout ce qu'on a en tête, est-ce qu'on peut le mettre pour que ça apparaisse? Parce que j'ai l'impression, mais en même temps, il y a des choses, mettons, tu es Erika ou Mounir, tu sais, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de choses dans le day-to-day de gestion de la place qui les occupent beaucoup, d'être beaucoup en demande, de se faire demander des choses, d'être en réponse. On m'a parlé aussi de l'accueil. Il y a beaucoup de gens qui ont fait des rotations à l'accueil. C'est quoi cette histoire-là? [SPEAKER_00 25:50] Oui, c'est Mounia Yakshini qui disait que, enfin, Yakshini, elle se trouve avec d'autres responsabilités et c'est difficile pour elle, par exemple, la planification des activités pour les étudiants, les activités culturelles. Donc c'est difficile de planifier ce genre de choses si elle est toujours prise à l'accueil, toujours en termes d'être interrompue. Je trouve que c'est pas mal non plus de faire cette faute. À mon avis, ça se passe plus ou moins bien. On a le chat partagé pour s'assurer que les suivis sont faits. Je dirais que ça montre aussi une certaine solidarité de l'équipe en disant, il n'y pas une fin. Des fois, dans les autres universités, les personnes admiques ne sont pas respectées ou on ne se rend pas compte du travail que ça demande. Si tu as d'autres suggestions… [SPEAKER_01 26:55] Quelqu'un pourrait dire que souvent, c'est parce que les gens qui sont dans les positions direction ont des choses à faire, ils sont occupés. Si on met du temps sur ça, on en a moins ailleurs. Mais j'entends ce que tu dis, puis effectivement, il y a l'aspect de solidarité, l'aspect, tu sais, j'entends aussi de proximité, de vous rendre proche des gens, d'être en contact avec les gens. Je vois des points positifs à ça. Puis ça, tant qu'à moi, puis ça c'est vous, vous décidez. Pour moi, c'est très correct. Maintenant, il faut juste prendre en compte que si une personne prend X heures de sa semaine à faire ça, puis qu'elle doit répondre à tes téléphones, parler avec des gens, on ne peut pas compter sur ces heures-là vraiment pour dire que la personne est concentrée sur ses projets. Donc, ça vient comme réduire dans le fond le temps qu'on a par semaine pour pouvoir vraiment faire avancer certains dossiers. C'est juste que je pense qu'il va falloir qu'on garde ça en tête. [SPEAKER_00 27:49] Pour moi, personnellement, ce n'est pas si mal. On a quand même notre déditeur avec nous. Souvent, Yachini, elle prend quand même le téléphone, donc on n'a pas à répondre au téléphone, c'est juste les interactions de la porte, souvent c'est, enfin pour moi en tout cas, je le vois comme ça. Ok, ok. [SPEAKER_01 28:07] Ok, c'est vous qui le dis. [SPEAKER_00 28:08] Je dis ça, mais je suis au collège depuis 11 ans maintenant, puis j'étais toujours la personne qui fait tout, donc ça ne me choque pas. [SPEAKER_01 28:20] Il y a un peu ça aussi, parce que je sais que toi, tu as cet historique-là, puis j'entends de certaines personnes aussi que, un peu quand je disais le climat d'un peu d'urgence et de peu de dernière minute, ce que j'entendais, je pense que tout le monde reconnaît ça, il y a certaines personnes qui disent c'est tout à fait normal, c'est normal, ça devrait être comme ça. J'essaie de voir, est-ce que c'est vraiment ça que tout le monde pense parce que moi, le risque que je vois, bien humblement, puis j'en parlais avec Patrick, moi je trouve qu'il est, la dernière fois, tu as vu, j'étais un peu ému à la fin de la semaine avec vous, Parce que c'est vrai que vous me touchez, je trouve que vous êtes une belle équipe et vous vous donnez cause et âme, littéralement, pour cette mission-là. Moi, je trouve ça beau, ça vient me toucher. Patrick, je trouve qu'il est excessivement chanceux d'avoir une équipe comme vous. Mais imagine s'il fallait qu'il y ait une personne de votre équipe de direction qui parte, ou deux. Il ne peut pas se permettre ça. Il ne peut pas se permettre ça. je pense qu'il y a quelque chose d'important dans comment faire pour s'assurer que les gens continuent à avoir du plaisir et c'est normal des fois qu'il y a des passes je comprends qu'il y a une histoire du financement mais ce sentiment d'urgence là, est-ce qu'on peut dire pendant 10 ans on roule comme ça peut-être tu vas me dire oui parce que toi ça fait 11 ans moi personnellement je vous souhaite de pouvoir trouver de l'apaisement dans tout ça et trouver une façon qu'on puisse fonctionner pour ne pas être tout le temps dans ce sentiment comme tu disais, d'être le vendredi soir ou d'être pris en même temps, il y a des gens qui fonctionnent comme ça, il y a des gens je ne sais pas ce que tu dirais par rapport à ça mais des fois, il y a des gens qui ont comme besoin que le deadline soit là, puis moi, je suis un peu comme ça, je veux dire, moi, si tu me donnes trois mois probablement que dans les deux, trois derniers jours c'est là que les choses vont se passer, parce que des fois, il faut avoir de l'adrénaline, moi, je fonctionne un peu comme ça Est-ce que tu dirais, Rosée, que tu es quelqu'un qui fonctionne un peu comme ça? [SPEAKER_00 30:25] Honnêtement, oui. Je dirais personnellement, ça ne me dérange pas tant que ça. Personnellement, je ne le souhaite pas pour mon équipe nécessairement. Non, je ne le souhaite pas pour mon équipe, point. Parce que pour moi, c'est un choix. Moi, je suis consciente que si je suis au travail de 9h à 7h30, c'est mon choix. Et je l'accepte. Je l'accepte parce que je sais pas. Quand je suis là, Là, j'apprends aussi. Les cours, je pourrais ne pas être là le soir et laisser les profs enseigner seuls. La rétroaction que j'entends de mes étudiants à chaque fois, « Rosie, tu me moques! » La structure que tu apportes, ta rétroaction, c'est incontournable. On peut se débrouiller sans toi, mais ce n'est pas pareil. Ça me touche. Du coup, je me trouve être là. Personnellement, ça ne me dérange pas. [SPEAKER_01 31:50] Tu dis que ça ne te dérange pas, mais qu'est-ce qui fait monter l'émotion quand tu me parles [SPEAKER_00 31:55] de ça? De penser que ça pourrait échouer, que je ne suis pas là, c'est vraiment triste. Et je suis mieux. Je trouve que je me suis améliorée pour déléguer des choses. C'était un défi dans le passé et c'est là où je suis un peu frustrée parce que j'ai enfin appris à déléguer. Je délègue et c'est mal fait. Et c'est normal. Je sais que c'est normal dans le sens qu'il y a une période d'apprentissage et qu'il faut accompagner la personne pour qu'ils apprennent à comprendre mes attentes, mes attentes, les attentes du collège, etc. c'est normal mais en même temps quand le moment où c'était pas correct pour moi c'est quand les autres équipes avaient aperçu une baisse de qualité et que c'était difficile pour les d'autres membres, si ça dérange moi, je peux vivre avec. Mais quand j'ai entendu qu'il y avait un gestionnaire de projet qui avait vu la qualité du travail qui était rendu assez safe alors qu'on demande un rallonge budgétaire, mais on a soumis quelque chose qui, à son avis, n'était pas d'une qualité que lui il aurait eu, ça me fait de la peine. Et j'avoue que j'ai un peu honte que mon équipe avait soumis quelque chose qui était en dessous des attentes des autres. Puis d'autres, Cette même personne, je ne pouvais pas être là pour une soirée de célébration pour le succès d'un projet de gemelage avec les professeurs de la santé. Et Erika était là. Moi, Erika était là pour l'utilisateur. Et moi, ni le gestionnaire de projet, enfin, en question, pouvait être là. Donc, la personne qui a remplacé le gestionnaire de projet pour prendre le livre de ce projet a mené la soirée. Et Erika a dit que c'était pourri, puis il y avait un manque de professionnalisme. And I'm like, oh my god! Genre... [SPEAKER_01 34:51] Hum... Ah oui, c'est fâchant. [SPEAKER_00 34:53] Donc, j'apprends à déléguer, je fais confiance, puis... Oui, oui, oui. [SPEAKER_01 34:59] Ça aide pas, ça aide pas, c'est sûr. [SPEAKER_00 35:01] Oui, oui, oui, oui. Personnellement, j'ai énormément de patience, mais pour moi, c'est difficile quand les autres perçoivent cette déstabilité. Donc c'est pour ça que je pense qu'on va avoir une conversation, on n'a pas été avec ces personnes, puis avec eux, on en a déjà eu. [SPEAKER_01 35:31] Parce que quand j'entends un travail qui est mal fait, moi j'entends que c'est un travail qui n'est pas fait à la hauteur de ce que je souhaitais, quelles étaient mes attentes. Puis là, tu parles des attentes des autres aussi. Donc là, les attentes des collègues, des autres directions. Oui, c'est vrai que des fois, il y a des personnes que même si tu leur expliques 50 fois, ils ne vont jamais rien comprendre. Ça, c'est vrai. Très souvent, c'est une question de s'aligner, de dire, OK, c'est quoi vraiment mon attente? Puis, as-tu bien compris mon attente? Parce qu'entre ce qu'on dit, ce que la personne a compris, des fois, il y a un énorme fossé. Donc, il y a ça, c'est pas évident, mais ok, j'entends cela, et par rapport à toi, ton expérience en termes de charge de travail, tu dis, ben, tu sais, j'en prends, tu dis, je reste jusqu'au soir par choix, je le fais parce que c'est mon choix, on me le demande pas, c'est pas Patrick qui court après, qui dit, et je pourrais même ne pas être là, et ça se ferait parce qu'il y a les enseignants qui sont là. Donc, c'est vraiment une décision de ta part. Et cette approche-là, de vouloir en faire beaucoup, comment tu sens que ça se transpose dans ton travail en général? Parce que j'ai l'impression que c'est un peu une façon de concevoir le travail. Je suis prêt à en prendre plus que ce qui m'est demandé. Je vais faire une question simple. Est-ce que tu sens que tu le vis dans d'autres aspects de ton travail? Le fait d'être prêt à en donner plus et de finalement en donner plus que ce qui est demandé. [SPEAKER_00 37:28] J'ai de la difficulté à dire non. Parce que je ne veux pas dire non. Je veux dire oui. Je veux aider. Et parfois, je dis tellement oui que je me trouve à ne pas respecter mes échéanciers. Par exemple, J'ai même offert de l'aide alors que j'ai pas le temps. Il y avait Léane qui avait... Elle s'occupait des traductions. Moi, j'ai vu qu'on lui demande de faire de plus en plus de travail. Je dis, moi, t'inquiète, je vais le faire. Parce que de toute façon, je dois valider... L'équipe de direction est invitée à valider les politiques. Et comme je dois lire les politiques et je ne suis pas francophone de naissance, ça va être juste plus facile si je le mets dans un traducteur. Je lis et je valide la traduction et les politiques en même temps. Mais j'ai dit que j'allais finir ça il y a deux semaines [SPEAKER_01 38:46] c'est toujours pas fait, mais ça c'est un très bon exemple, mettons cet exemple-là, on m'a demandé de faire ça, il y a deux semaines, c'est toujours pas fait, quand on t'a demandé ça, est-ce que c'est quelque chose que tu t'attendais que tu devais faire, ou c'est quelque chose de nouveau qui a été amené? [SPEAKER_00 39:04] Je dirais que c'est normal que l'équipe de direction approuve les politiques, puis Moi, en tant que directrice à l'enseignement, c'est normal que j'approuve les politiques pour les étudiants qui vont suivre nos cours. Enfin, je trouve ça normal. [SPEAKER_01 39:26] Oui, ma question, c'est plus, c'est un point, c'est juste qu'on ne sait pas exactement. J'imagine qu'il y a des politiques qui sont produites durant l'année. Il y a des choses qui peuvent arriver. C'est difficile de savoir exactement quand est-ce que ça va arriver. OK. Mais mettons, une fois que ça arrive, là, tu dis, j'ai de la difficulté à dire non. Et là, j'offre de l'aide alors que je n'ai pas le temps. Tu as dit ça, là. Tu as dit, j'ai offert de l'aide. Je n'ai pas le temps de le faire. [SPEAKER_00 39:54] Pour moi, c'était dubiant. Une pierre de coup. Parce que j'ai déjà, j'ai offert de l'aide parce que je lisais le truc, les politiques en français. On est comme, oh my God, je vais m'endormir. Si je m'occupe de la traduction et l'approbation des politiques en même temps, à quelqu'un et moi, je fais mon travail de validation. Donc, oui, c'est un bon exemple. Oui et non. [SPEAKER_01 40:20] Ok, je trouve ça bien. Moi, je suis d'accord avec toi. Effectivement, tu dis, tant qu'à le faire, je ne vais pas relire et faire deux fois le même traitement du document. Tant qu'à le faire, je vais le faire. En même temps, la demande, c'était valide la politique. C'est ça l'attente. Si on faisait ça, ça serait mieux. Je pense que c'est ça le danger que des gens, comme toi, moi, je pense l'ensemble de l'équipe, c'est de se dire, je pourrais faire ça, mais ça pourrait être mieux si je faisais ça, si je pouvais ajouter ça. Et là, finalement, comme tu dis, ça fait deux semaines, puis c'est pas fait. On n'a pas fait même la partie initiale. Puis je prends cet exemple-là, je ne vais pas faire un cas d'exemple avec ça, mais je me demande, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose aussi plus général, pas juste toi, mais avec l'ensemble de l'équipe, on pourrait faire ce qui est prévu, c'est ça, mais il y a peut-être ça aussi, il y a ça aussi qui pourrait être fait, il y a ça aussi. Là, finalement, c'est rendu que, ah, mais on n'aura pas le temps de faire tout ça, donc on passe à autre chose, alors qu'au départ, c'était peut-être juste ça ce qu'il fallait faire. [SPEAKER_00 41:26] J'ai un bon exemple comme ça. Le TEF, j'avais parlé du TEF de français. Au début, on a regardé ce que d'autres établissements font. Ils offrent des séances de formation en personne, des un à un, puis un truc en ligne. Puis on s'était dit, ah, ce serait bien de faire la même chose. On pourrait s'informer de ce truc en ligne avec PrepMyFuture. Après, on pourrait offrir le truc, les séances de formation, on pourrait offrir le truc un à un, mais il y avait un blocage parce qu'il fallait contacter les peuples qui s'occupaient de Prep My Future. Je leur ai écrit, on ne m'a pas répondu, j'allais faire un suivi, mais du coup, on est bloqué là, alors qu'on peut juste offrir les séances de formation. [SPEAKER_01 42:24] Je vois tout à fait ce que je veux dire. Qu'est-ce qui se passe dans ce temps-là? [SPEAKER_00 42:32] Finalement, j'ai laissé tomber le truc de Prep My Future pour l'instant. Donc, j'ai baissé un peu mes attentes. Puis, j'ai dit à Ernesto, vas-y fort. Trouve un moment pour offrir la formation. Communique avec Mounier pour que Natacha le mette sur le site. Je n'ai pas besoin de me mêler, je fais le truc, je n'ai pas besoin d'être impliqué. On verra s'il y arrive. [SPEAKER_01 43:00] Tu parles de Mounir, l'année dernière, on avait parlé un peu de ça, puis il y avait cette volonté de rapprochement, de mieux comprendre les réalités respectives de l'un et de l'autre pour améliorer la collaboration, le climat de travail. Comment ça s'est passé? [SPEAKER_00 43:23] Je dirais qu'en tant que collègue, on s'entend bien. Je sens moins une mal à l'aise ou une distance. Je sens moins la distance. J'aurais pu l'imaginer aussi. Juste pour te dire, mais juste en moins ces jours-ci. Ceci dit, on ne travaille pas tellement ensemble sur les mêmes projets. Oui, il y a une... Je dirais que pour certaines choses, il y a des choses qui commencent dans mon équipe, puis il y a la partie où il doit mettre ça sur le site de MySea, pour s'occuper des inscriptions, etc. On fait... Une chose que je voulais te dire, c'est on fait les De temps en temps avec l'équipe, je ne sais pas si les autres en en avaient parlé, mais on le fait, on fait des check-in pour le bien-être mental, émotionnel. J'étais hyper contente d'entendre que même si moi je me sens débordée, que les autres, ils vont bien. Il reste encore beaucoup de travail, mais les soucis, le stress, l'angoisse des employés qui ne performent pas, ils n'ont pas ça. [SPEAKER_01 44:49] Ouais... Donc c'est mon droit! Ah! [SPEAKER_00 44:52] Ça t'essaie à voir! [SPEAKER_01 44:53] C'est la balle maintenant! [SPEAKER_00 44:58] Ça va avec la nature de nos postes. Qu'on a... On se trouve pas dans les mêmes projets. Hum... I don't know! [SPEAKER_? 45:19] Je... [SPEAKER_00 45:20] Ça me préoccupe moins. Yeah. Il y avait quelques occasions où on s'était dit « Ah! On pourrait travailler ensemble! » Ça n'a pas arrivé comme ça. [SPEAKER_01 45:35] Et je trouve ça intéressant ce que tu viens de dire là. Il y avait, donc, disons, on aurait pu avoir l'occasion de travailler ensemble. Mais donc, ça aussi, est-ce que c'est quelque chose qui était prévu ou qui n'était pas prévu? Parce que si vous dites, ah, finalement, on ne l'a pas fait, c'est quelque chose qui était prévu? [SPEAKER_00 45:53] C'était pas prévu. [SPEAKER_01 45:54] Ou c'était quelque chose de nouveau encore? [SPEAKER_00 45:56] C'était pas prévu, c'était juste une volonté de ma part de vouloir voir qu'est-ce que c'est de travailler avec Mounir. Il y avait, par exemple, c'est lui qui avait fait la demande pour le Bittersea Outreach Center. Il me l'a passé, c'est maintenant mon équipe qui s'en occupe. Tout le monde est un peu très impliqué parce qu'on veut que ce projet soit une réussite. Puis, c'est normal aussi dans le sens qu'elle s'occupe des finances, munir les inscriptions, attache à la communication, donc naturellement, puis le fait que la personne qui est responsable ne fait pas le travail de qualité, donc les autres sont un peu là au cas où quelque chose, pour attraver la balle quand ça tombe. Donc, je trouve que c'est un bon réflexe que tout le monde ait. Je suis curieuse de savoir, peut-être on pourrait en parler, il y a des frustrations à ce niveau par rapport à ce projet en particulier. Mais, j'espère, j'ose croire qu'on est quand même là, l'équipe de direction en solidarité pour la réussite de ce projet ensemble, plutôt que « Ah, tu ne fais pas ça comme il faut ». Je ne m'arrête pas plus de la question. [SPEAKER_01 47:32] Oui, c'était par rapport à mon livre, mais mettons si on l'élargit, à se dire que l'équipe soit là pour en soutien, attraper la balle. J'aime bien cette image-là. Et absolument, je trouve que c'est une grande force de votre équipe de pouvoir se soutenir les uns les autres. En même temps, je reviens toujours à dire que tout le monde est occupé dans ce qu'ils ont à faire. C'est sûr, quand il y a quelque chose qui arrive, qui tombe quelque part, oui, vous l'attrapez, mais là, ça veut dire que c'est au détriment de quelque chose d'autre, forcément. Les gens ne sont pas là, assis sur leurs mains. Oui, puis peut-être, dernière chose à voir, comment tu vois ça, toi, justement, la collaboration entre les membres de l'équipe quand il y a des demandes particulières? J'ai comme l'impression que vous avez différents niveaux d'attente de comment ça devrait se passer. Il y a des demandes entre les gens. Je pense que ça revient beaucoup autour des fameux délais. De dire, est-ce qu'on fait ça, comme Patrick me disait un moment donné, puis là, apparemment, c'est quelque chose qui est un peu un running gag entre vous deux, qui te met un déchéance plus tôt. Puis là, ben, toi, des fois, tu ne sais pas trop, est-ce que c'est vraiment pour cette date-là? Ah, je ne sais pas, je ne sais pas. Puis, c'est juste pour mettre un peu... Ça, c'est comme des mécanismes que vous trouvez entre vous. Mais moi, ce que ça me dit, c'est que pour la planification, est-ce qu'il faut justement qu'on se prévoie des fois des buffers, des moments pour dire, justement, il faut prévoir qu'il y a une autre personne qui va avoir besoin de relire ou de, je ne sais pas trop, de faire d'autres trucs après, de prévoir peut-être plus de temps, même si probablement que dans la vraie vie, je ne veux pas dire qu'on va respecter nécessairement tout ça, Mais à tout de moins, je trouve que faire l'exercice de le prévoir, ça peut au moins nous permettre d'avoir ces petits buffers-là pour que tout le monde ait ces moments où peut-être que moi ça me prend un 3 jours, moi ça me prend une semaine, puis on sait que finalement il faut que ça soit fait 2 mois avant, des trucs comme ça. Mais ouais, moi si je te dis ça, qu'est-ce que ça t'évoque? [SPEAKER_00 49:44] Il faut qu'on arrive à dire non pour certaines idées, Patrick est très visionnel, il a plein d'idées, il nous lance ça, nous on dit tous oui, et parfois on n'a pas forcément le temps, la capacité, etc. Mais en même temps, on est conscients qu'on est en déficit. Puis s'il y a un moyen de trouver des fonds pour faire ce qu'on fait déjà ou élargir ce qu'on fait. Je dis ça, mais pour le truc dont j'ai parlé, où on voulait trouver des fonds pour cette formation en développement de capacités, Patrick n'a pas, t'es pas fâché, t'es pas déçu peut-être un peu, mais c'était pas la fin du monde. Moi, je me sens super à l'aise de travailler aussi fort et d'avoir autant d'ambition parce que je sais que si je fais des erreurs et que je n'y arrive pas, Patrick va comprendre. J'avoue que j'avoue que je me sens moins en sécurité avec Erika, si je peux te dire la vérité. Je sais que je suis une collègue précieuse pour elle. Mais des fois, je me demande si... Je sais que le fait qu'il y a des choses qui bloquent chez moi, ça la frustre. C'est pour ça qu'on aimerait trouver cette personne qui pourrait être autonome, qui n'a pas besoin de toujours mon approbation ou validation. Cette personne, si moi je ne suis pas disponible, pourrait parler directement à Patrick pour l'approbation et que ça avance. Parce que c'est une frustration chez Erika. J'avais proposé hier, parce que l'année prochaine, je t'avais parlé de ce diplôme de langue autochtone avec ses mots. Je suis une des personnes principales qui va développer ce programme. Et pour ça, il faut que je me libère du temps. pour s'être créateur. Et j'avais proposé l'idée, qu'est-ce que vous en pensez? Si vous avez besoin de fonds, on pourrait, si on trouve le financement pour développer ce programme, je pourrais ne pas être au niveau de direction pendant que, puis on pourrait, Le financement pour le développement de ce diplôme pourrait couvrir une partie ou mon salaire. Et on pourrait libérer des fonds de direction pour avoir cette personne qui pourrait juste s'occuper du niveau postsecondaire. Et Patrick était genre, non, non, non, on veut qu'on résiste à l'heure. [SPEAKER_01 53:13] Et ça, ce point-là, je sais qu'on est presque à l'heure, mais il y a quelque chose pour moi de fondamental dans ça, et tu viens de toucher quelque chose. J'ai l'impression que Patrick a des attentes à ton égard. Il te voit dans un rôle. Est-ce que c'est tant ce genre de rôle-là que toi t'envie? [SPEAKER_00 53:40] Quelle bonne question. J'avoue que avant cette année, l'année dernière, il y avait beaucoup de doutes pour moi dans ce rôle. Depuis cette année, je l'ai assumé. Je vois ce que Patrick voit, dans le sens que je suis quelqu'un qui… je suis très agile. on me donne quelque chose et la confiance que ça va être fait je suis bonne avec les partenaires je suis bonne pour développer des relations aussi maintenir des relations gérer les conflits quand il y a quelque chose qui ne va pas dans l'équipe je suis là pour soutenir écouter la personne, trouver une solution je vois au niveau stratégique je pense qu'il me fait confiance [SPEAKER_01 54:48] Mais tout ça, Rosy, tout ce que tu dis là, c'est ce que Patrick trouve intéressant, ce qui l'arrange lui. Et ça, je suis tout à fait d'accord avec toi. Je pense que ça l'arrange tout à fait. Il doit être super content que tu sois là pour tout faire ça. Moi, ma question, c'est toi. [SPEAKER_00 55:07] Oui. Je dirais que côté relation, ça me va. Enfin, je suis contente d'être, même pas officiellement dans ma description de poste. Je suis contente d'avoir, c'est pas que moi là, mais d'avoir le rôle de maman si tu veux, de s'occuper des gens pour s'assurer qu'ils se sentent en sécurité avec moi, parler de leurs problèmes. Ce rôle-là, je suis contente de d'avoir. Pareil avec les partenaires. J'avoue qu'au niveau secondaire, ça me convient très bien que Patrick est content d'avoir quelqu'un en dessous de moi qui s'en occupe pour me laisser faire travailler sur les projets qui me passionnent le plus. Et je suis contente aussi que ma voix compte. J'en ai parlé avec Patrick hier, puis je suis contente que quand il y a une nouvelle initiative et on veut l'avis des membres de la direction, je suis contente que ma voix compte. Et quand je fais des suggestions, je suis contente que les membres de l'équipe le respectent puis le prennent en considération. Donc, j'avoue que je suis plus humble de ce que peut-être les personnes, oui, comment je dirais, des fois, ok, moi, je me considère une personne comme une autre dans l'équipe. Et des fois, je me pose la question, est-ce qu'on est d'accord parce qu'ils sont d'accord avec mon opinion ou ils l'acceptent parce que je suis la directrice à l'enseignement? C'est des questions que je me pose. [SPEAKER_01 57:14] Que serait la différence? Parce que tu dis soit ils acceptent parce que je suis la directrice ou ils acceptent parce que c'est toi? [SPEAKER_00 57:21] Je ne veux pas non plus que mon opinion soit acceptée à cause de mon poste. [SPEAKER_01 57:29] Parce que tu l'as décidé. [SPEAKER_00 57:31] Je accepte le rôle parce que c'est une bonne idée! [SPEAKER_01 57:35] Oui, oui, tu as raison. [SPEAKER_00 57:37] C'est subtil, mais bon, pour moi, c'est important. Donc, je dirais oui, enfin, si jamais je ne suis pas dans un poste de direction, je serais triste de perdre cette voie. Puis, je pense que ça me déstabiliserait s'il y a une décision ou une initiative ou un changement de direction qui arrive et où je ne suis pas consultée. « Ouais, pourquoi est-ce qu'on a fait ça? » Je pense que ça me déstabiliserait. Donc, je suis contente, enfin, je suis consciente du fait que j'apprécie quand même le rôle que j'ai au sein du collège. Puis, je suis contente que Patrick veut que je brille où ça me passionne le plus en assurant qu'il y a des personnes dans mon équipe qui pourraient s'assurer que le reste est fait. [SPEAKER_01 58:43] Puis ces personnes-là, est-ce que ça doit nécessairement être des gens qui sont sous toi ? Parce qu'il y a quelque chose que j'entends dans ce que tu disais tout à l'heure, je suis pris à devoir revalider des choses, il y a quelque chose qui accroche là-dedans, peut-être qu'effectivement ça a rapport avec la personne elle-même, ça c'est sûr, mais en même temps, ultimement, il va quand même y avoir toujours ce besoin de, est-ce que je dois repasser par-dessus le travail ? d'une personne qui est peut-être sur quelque chose qui n'est pas, tu as-tu dit, moi, c'est ça qui m'intéresse, dans quoi je me sens et que je veux foncer dans ça. Est-ce que c'est plus un fardeau ou un boulet de traîner le reste? Ok, je vais le faire, parce qu'il faut le faire, parce que Patrick veut que je le fasse, mais j'ai-tu vraiment envie de le faire? Est-ce que j'apporte tant que ça de la valeur dans ça? Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu en penses? [SPEAKER_00 59:44] Je dirais que jusqu'à date, il n'y a pas de projet qu'on me donne que… Ah, ce n'est pas vrai. Tout ce qui est petite enfance, j'avoue que j'avais offert, tu te rappelles, j'avais offert à Erika de m'en occuper parce qu'elle en avait trop sur l'assiette. Puis avec les soucis de perte d'employés, j'ai dit que je pourrais m'en occuper, mais ça ne me tentait pas. Finalement, elle va bien, donc elle va continuer à le faire. [SPEAKER_01 60:20] Puis tu voulais te proposer, pourquoi ça ne te tentait pas? [SPEAKER_00 60:24] Ce n'est pas mon domaine d'expertise. [SPEAKER_01 60:29] Oui, ok, mais pourquoi tu l'aurais fait quand même si ce n'était pas quelque chose que tu aurais voulu faire? Parce que finalement, ça ne s'est pas fait comme ça, mais tu aurais pu te ramasser à devoir le faire. [SPEAKER_00 60:40] Je ne voulais pas qu'Erika en souffre. C'est normal que la directrice à l'enseignement s'en occupe et je dois connaître un minimum Donc, pour moi, s'il y a une personne qui prend la charge, c'est normal que ce soit moi, soit quelqu'un dans mon équipe. [SPEAKER_01 61:28] Ok. Je sais qu'on arrive au temps et j'ai une dernière question pour toi, Ozzy, là on va avoir deux journées, donc c'est très court pour tout ce qu'on va devoir faire, on me dit qu'on va aller même à la piscine, je pense que c'était au courant là, je vais découvrir ça, ça va être bien intéressant, toi là, s'il y avait une chose que tu voudrais t'assurer de repartir à la fin des deux journées, de dire moi là, si au moins on a fait ça, on a couvert ça, on a parlé de ça, je serais contente, ça serait quoi? [SPEAKER_00 62:03] Tu me as deux secondes, je vais juste parler à des personnes pour la rencontre que j'ai été chez après ça. Cette personne qui pourrait être la personne autonome, qui soit a une maîtrise ou est prête à accueillir, veut fortement acquérir une maîtrise du milieu postsecondaire, qui a assez d'autonomie pour faire avancer les projets avec mon soutien mais qui ne bloquerait pas si je n'ai pas le temps de faire. Donc si moi je n'ai pas le temps, on passe par Patrick, on est go. [SPEAKER_01 63:15] Fait que de pouvoir trouver une solution à ça qui peut impliquer d'avoir un rôle en particulier puis de s'assurer que cette responsabilité-là atterrisse quelque part. Voilà, ça ne soit pas laissé en plan. OK, super. Est-ce qu'il y avait autre chose, Rosy, que tu aurais voulu, c'était ta prochaine rencontre, je ne vais pas te libérer. Il y avait autre chose que tu aurais voulu me dire avant qu'on se retrouve vendredi? [SPEAKER_00 63:42] Non, je ne pense pas. C'était très complet. Je ne voulais pas que ce soit une heure, mais j'avoue que tout était pertinent. Merci de m'avoir écouté. Ça fait tellement du bien. [SPEAKER_01 63:51] C'est un plaisir. [SPEAKER_00 63:51] Oui, c'est une bonne force que t'as. [SPEAKER_01 63:55] Oui, ben... J'avoue que je suis [SPEAKER_00 63:58] un open book, donc c'est pas difficile. Oui, oui, oui. [SPEAKER_01 64:02] Si je peux t'offrir cet espace-là, ça me fait plaisir. On écoute, là, des fois, c'est juste ça dont on a besoin. Génial. Ben, écoute, j'ai bien hâte de te retrouver, Rosie. Donc, vendredi, bon événement demain. Oui, ben, ça me fait bien plaisir. Je pense que vous êtes une belle équipe, on va avoir du plaisir ensemble je pense bien allez, bonne journée, à bientôt
Synthèse narrative générée le 2026-06-04 12:51
## Themes principaux abordes
Rosie a spontanément mentionné plusieurs sujets importants pendant l'entrevue. Tout d'abord, elle a parlé de ses projets en cours, notamment la présentation du réseau thématique sur la promotion et préservation de l'ordre autochtone et minoritaire, ainsi que le développement d'un diplôme de langue autochtone. Elle a également évoqué les défis rencontrés dans son rôle de directrice à l'enseignement, notamment la nécessité de trouver une main droite qu'elle puisse faire confiance pour prendre des initiatives et ne pas avoir besoin de vérifier chaque détail.
Rosie a employé plusieurs expressions importantes, telles que "il manque la prise d'initiative" et "il faut avoir plus de confiance sur la qualité du travail". Elle a également mentionné le besoin d'avoir une personne qui maîtrise le milieu postsecondaire pour structurer les projets.
## Defis mentionnes
Rosie a identifié plusieurs défis dans son rôle, notamment :
* La nécessité de trouver une main droite qu'elle puisse faire confiance
* Le manque de prise d'initiative et de communication claire entre les membres de l'équipe
* Les projets qui sont bloqués en raison de la difficulté à trouver des partenaires ou des fonds
* La nécessité de former une personne pour qu'elle puisse acquérir les compétences nécessaires pour le poste secondaire
Rosie a également mentionné que certains membres de l'équipe, comme Patrick, ont des attentes à son égard et qu'il y a un manque de communication claire sur les délais et les responsabilités.
## Attentes par rapport a l'organisation et au travail
Rosie a exprimé plusieurs souhaits concernant le fonctionnement actuel et l'évolution souhaitée de l'organisation. Elle a mentionné la nécessité d'avoir une main droite qu'elle puisse faire confiance, ainsi que la nécessité de trouver des fonds pour développer les projets. Rosie a également exprimé son désir de voir l'équipe se soutenir mutuellement et de travailler ensemble plus efficacement.
## Attentes specifiques par rapport a la retraite de direction a venir
Rosie espère que la retraite de direction abordera les sujets suivants :
* La nécessité de trouver une main droite qu'elle puisse faire confiance
* Le manque de prise d'initiative et de communication claire entre les membres de l'équipe
* Les projets qui sont bloqués en raison de la difficulté à trouver des partenaires ou des fonds
* La nécessité de former une personne pour qu'elle puisse acquérir les compétences nécessaires pour le poste secondaire
Rosie souhaite également participer activement à la retraite de direction et espère que cela lui permettra d'aborder ces sujets de manière plus approfondie.